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CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 17 MAI 2008

au lycée Chennevière Malézieux PARIS XII

 

Première réunion du CA élu par l’Assemblée Générale du 28 mars 2008 à Amiens.

 

Yves ROLLIN, président, accueille les membres du CA. Il rappelle :

-         le contexte qui justifie une réadaptation de nos choix, notamment financiers,

-         les difficultés récentes de fonctionnement,

tout en réaffirmant la présence et l’apport nécessaires d’E&D dans le débat sur le système éducatif.

 

Il propose au CA de débattre ce matin des choix à revoir, de l’opportunité de revisiter notre corpus idéologique, et, plus matériellement de la remise en route du secrétariat général. Sur tous ces points, les grands axes ont été dessinés dans son rapport moral adopté lors de l’AG d’Amiens, dont le compte-rendu est distribué aux membres du CA. Pour les concrétiser il fait appel à l’expérience que Claude REBAUD a déjà mise au service d’E&D.

Il insiste sur la nécessité d’une volonté commune permettant une relance de l’association.

 

Claude REBAUD propose au CA deux documents comme base du débat :

-         une analyse posant la question d’une crise d’identité de l’association,

-         une proposition de bureau structuré (l’AG d’Amiens avait souhaité que soit présentées au CA des candidatures collectives de bureaux structurés sans écarter la possibilité de candidatures individuelles).

Il dit sa conviction qu’E&D doit préserver sa place dans le débat, et que dans ce but la question essentielle à régler est celle de la ligne éditoriale et des supports de publication.

Propositions

 

Le CA est appelé à analyser et amender :

-         les pistes de relance proposées et les thèmes prioritaires d’action pour 2008,

-         le projet de composition et structuration du bureau en adéquation avec les priorités dégagées (il est rappelé qu’il s’agit d’un bureau de transition destiné à relancer l’activité et qu’il peut intégrer des candidatures nouvelles, tous les sièges n’étant pas pourvus).

 

Du débat, il ressort les propositions suivantes.

 

v     L’identité de l’association repose sur son ouverture à tous les praticiens de l’éducation partageant une même conception de l’établissement. Cette ouverture se fait à la fois par l’intercatégorialité de ses adhérents et par la construction de partenariats forts avec les organisations dont se sont dotés les divers acteurs du système éducatif. La réflexion des praticiens y est toujours croisée avec l’apport d’experts.

v     E&D doit réagir à l’actualité et aux débats en cours avec plus de diligence et d’efficacité, sans pour autant se laisser engluer dans des polémiques de diversion ou des débats chaotiques. Pour cela, l’association doit mieux se positionnes dans le cadre de partenariats et réagir chaque fois que l’actualité croise son domaine reconnu d’expertise.

v     E&D doit donc développer ses partenariats dans quatre directions principales : partenariats d’expertise, partenariats politiques, partenariats associatifs, partenariats avec les collectivités, auxquels pourrait s’ajouter un partenariat européen.

v     E&D doit également clarifier les domaines d’expertise dans lesquels elle reprend un travail de fond donnant du sens à ses propositions et à ses réactions liées à l’actualité.

v     La relation aux familles est un enjeu capital car rétablir le lien est une priorité face à une politique qui joue les divisions.

v     Il est souhaité que la proposition de bureau fasse mieux apparaître :

-         la priorité donnée au développement des partenariats,

-         la volonté d’améliorer l’utilisation d’internet dans un sens plus professionnel.

La mise en place d’un conseil d’experts risque d’être difficile à réaliser, et il vaudrait mieux privilégier la constitution d’un réseau de ressources, aussi bien en personnes qu’en informations.

Site ouèbe

Le caractère vital du site web est reconnu. Mais la question ne peut être abordée indépendamment de l’ensemble de la politique financière pour laquelle le CA doit au préalable statuer sur les propositions contenues dans le projet de bureau : mieux assurer le fonctionnement de l’association en réduisant fortement les sommes actuellement absorbées par les publications, ce qui implique le passage à des publications en ligne et donc la « professionnalisation » du site.

Il est proposé de compléter la proposition de bureau par la candidature supplémentaire d’un membre chargé de l’évolution du site en liaison étroite avec le secrétariat général.

Le développement des partenariats ne nécessite pas une fonction supplémentaire mais une mission claire attribuée à chacun des membres du bureau concernés.

 

Installation du nouveau bureau

 

Le projet de structuration du bureau est modifié selon les indications ci-dessus.  Le CA élit à l’unanimité le bureau proposé et en entérine les modalités de fonctionnement (voir document en annexe).

 

Le CA unanime remercie Yves ROLLIN pour le travail accompli pendant deux ans comme président de l’association dans des conditions difficiles où l’indisponibilité des présidents précédents et les dysfonctionnements du secrétariat général l’ont souvent laissé seul.

Axes de travail

Les axes prioritaires de travail

 

Un important débat s’engage sur la légitimité d’E&D par rapport à l’école élémentaire. E&D ne peut pas afficher l’enseignement du premier degré comme un de ses domaines d’expertise. Elle ne peut pas non plus se tenir à l’écart de toute réflexion sur le sujet, car beaucoup d’objets sont communs à l’ensemble des degrés d’enseignement : la continuité des parcours, le rapport territorial entre école et collège, la conception d’un établissement d’enseignement. Le moment est venu de faire un effort pour dépasser la césure premier – second degrés. E&D doit s’y attacher en développant son partenariat avec les associations et institutions représentant le premier degré.

 

Une première esquisse des axes prioritaires est établie, à préciser lors du prochain bureau : ces axes sont exprimés de façon large, car ce sont plutôt des domaines d’expertise qu’E&D affirme et pour lesquels il faudra définir des entrées prioritaires liées notamment à l’actualité.

Ces libellés restent à approfondir et préciser.

 

1)    L’autonomie de l’établissement

2)    La relation avec les familles

3)    Organisation de l’enseignement et réseaux éducatifs de l’école au lycée

4)    Pilotage et maillage interne de l’établissement

5)    Fonction éducative : vie scolaire, programmes et contenus, adaptation des pratiques professionnelles, autonomie des élèves.

 

Pour chacun de ces domaines, l’expertise d’E&D croise l’expérience des praticiens avec le discours d’experts. Elle aboutit à des propositions de fond, qui constituent une vision de l’établissement, de ses missions et de son fonctionnement pour contribuer à une évolution souhaitable du système éducatif.

Elles ne sont pas a priori de simples réponses à l’actualité mais permettent de donner du sens à nos réactions.

Elles s’inscrivent dans la continuité de la réflexion menée par E&D depuis maintenant 25 ans, qui a produit un corpus idéologique important, qu’il convient de revisiter pour en donner une lecture intégrant les nouveaux contextes.

 

Les manifestations nationales

 

Journées d’octobre

Les date et  lieu sont fixés : du vendredi 3 octobre mi-journée au dimanche 5  midi à l’YMCA de Villeneuve-les-Avignon. Projet de contenu :

-         le point sur la mise en perspective de notre corpus,

-         un premier travail privilégiant la vue des praticiens sur le thème retenu pour le colloque (qui y apportera la position d’experts).

 

Journée du Sénat

Les contacts seront pris avec nos partenaires par Christian VANLAYNSEELE pour une journée organisée comme d’habitude un lundi de janvier 2009 avec un thème portant sur la relation école – familles – élèves, conformément à la volonté exprimée de retisser le lien.

La veille, un dimanche, sera une journée de réunion du bureau et du CA.

 

Le colloque

Date à fixer entre les 13-15 mars ou les 20-22 mars 2009, vraisemblablement dans l’académie de Lyon.

Le thème est pour l’instant exprimé sous forme d’un cadre qu’il faudra affiner (bureau de juillet et journées d’Avignon), il portera sur des problématiques liées à la continuité école – collège – lycée, aux parcours de formation et aux pratiques professionnelles qu’ils génèrent.

 

Les publications

 

Trois Cahiers sont prévus en 2008 :

-         la journée du Sénat de janvier 2008,

-         le colloque de Grenoble « le socle commun, peut mieux faire ? »,

-         la Vie scolaire.

 

Quatre cahiers sont à préparer pour 2009 :

-         la journée du Sénat de janvier 2008,

-         le colloque d’Amiens « le socle commun, peut mieux faire ? »,

-         un thème et une équipe à constituer sur une approche européenne,

-         un thème et une équipe à constituer sur le lycée des métiers.

 

La séance est levée à 16 heures.

 

Réunion du bureau du 4 juillet 2008 :

L’ordre du jour sera établi ultérieurement, mais devra intégrer les questions suivantes découlant des débats du présent CA  (chaque point de l’ordre du jour pourra être préparé - analyse et présentation de premières propositions - par le responsable de l’activité, selon la répartition des rôles validée par l’AG) :

-         rapport sur l’évolution du site et de son fonctionnement (Pascal MARTINEZ),

-         rapport sur l’évolution des publications : passage au « tout en ligne » (Martine TAUSZIG pour les Cahiers, Michèle OTTOMBRE pour les Courriers)

-         rapport sur la politique d’adhésions (José FOUQUE)

-         les axes prioritaires : entrées à privilégier (Claude REBAUD)

-         définition d’une politique de partenariat avec le premier degré (Claude REBAUD)

-         rappport sur les propositions possibles en terme de formation des personnels (José FOUQUE)

-         célébrer les 25 ans d’E&D ?  (Alain BOULINEAU)

-         revisiter notre corpus : comment ? quelle mise en perspective lors des journées d’octobre ? (Alain BOULINEAU)

-         affiner le thème du colloque 2009 (Françoise STURBAUT)

-         mise en place des Cahiers 2009 (Martine TAUSZIG)

 

 

INFORMATIONS : nouvelles coordonnées du Secrétariat Général

 

Education et Devenir

Secrétariat Général

Lycée Bernard Palissy

5 Sente aux Loups

76150 MAROMME

 

mail : sg-education.devenir@orange.fr

 

ANNEXE

 

Composition du bureau

 

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Président : Claude Rebaud

      Relations avec le réseau et les  partenaires, coordination et animation du bureau et du CA, suivi des décisions prises, réactions aux problèmes d’actualité, synthèse des prises de position  politiques de l’association. Activation des réseaux politiques, syndicats, collectivités territoriales .

 

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Secrétariat général

Secrétaire général : Alain Boulineau

   Administration générale de l’association, suivi des adhérents, pilotage des publications

Secrétaire générale  adjointe : Agnès Paon

  Partage des fonctions du secrétaire général, mise à disposition de la logistique d’un établissement scolaire

Site Web : Pascal Martinez

Cahier des charges du site, proposition d’un dispositif de maintenance du site (webmaster, rédacteurs etc), prise de contact avec professionnels, présentation d’un projet au bureau de juillet

 

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Trésorerie Finances

Trésorier : Jean François Delporte

   Trésorerie, recherche de subventions (Etat, collectivités territoriales) et d’autres ressources (droits d’auteur, vente de publications prestations de formation ou de conseil)

 

 

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Publications

Courriers : Michelle Ottombre assistée de Yves Rollin

   Publication de 10  courriers par an : recherche de sujets et d’auteurs, contrôle du contenu, mise en forme et diffusion par mail, mise à disposition sur le site.

  Chaque membre du bureau fournit trois articles par an (édito ou article de fond).

Cahiers : Martine Tauszig assistée de Françoise Clerc et de Isabelle Klepal

 Publication de 4 cahiers par an, dont un consacré aux actes du colloque et un aux actes du Sénat : recherche de sujets et d’auteurs, contrôle du contenu, mise en forme et diffusion par mail, mise à disposition sur le site.

Françoise Clerc pilote la  recherche des articles scientifiques.

Isabelle Klepal est responsable de la mise en forme. Elle assiste Martine Tauszig dans le domaine informatique.

 

 

 

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Manifestations nationales : Françoise Sturbaut

     Coordination des équipes qui organisent les manifestations nationales (Sénat, colloque, journées des responsables), réflexion sur l’évolution des finalités et de l’architecture de ces journées. Appui pour les relations avec les partenaires.

 

 

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Animation de la vie de l’association

Relance des adhésions et de la vie des groupes José Fouque assisté de Isabelle Klépal, Yves Rollin et  Guy Olivero

   Relance des campagnes d’adhésion à partir d’une réflexion sur le sens de    l’adhésion  aujourd’hui. Suivi et impulsion des groupes de liaison  géographiques. Mise en place des groupes de liaison thématiques et définition de leur cadre de fonctionnement (forums internet…) Etude de faisabilité d’un cabinet de consultants et de formateurs. Activation des réseaux « associations amies

En lien avec le secrétariat général.

 

 

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Mise en place d’un conseil scientifique

Françoise Clerc assistée de José Fouque

   Réflexion sur ses modalités de fonctionnement et sur ses rôles dans la triple perspective des interventions pendant les manifestations nationales et locales, des prises de position dans les problèmes d’actualité et les positions de l’association, de la participation aux publications de l’association. Activation des réseaux « experts »

 

Fonctionnement

 

Réunions du bureau

-         fin juin début juillet, séminaire de deux jours. (5 et 6 juillet 2008)

-         en septembre, conférence téléphonique

-         en oct, pendant les journées des responsables en Avignon  (4-5-6 oct 2008)

-         en nov et en déc, conférences téléphoniques

-         en janv, le matin, veille du Sénat (2ème ou 3ème lundi de janvier)

-         en février, conférence téléphonique

-         en mars-avril, une conférence téléphonique et une réunion avant le colloque

-         en mai, la veille du CA

 

Le CA

Le Ca est réuni

                        - une demi journée, le vendredi après midi , avant le regroupement des responsables en Avignon en octobre.

                        - une demi journée en janvier avant le Sénat

                        - une demi journée en mars-avril avant le colloque

                        - une journée en mai

Ainsi, une seule fois dans l’année le Ca est réuni sans manifestation dans la foulée.

Les séances sont consacrées pour moitié au fonctionnement de l’association, pour moitié à un problème de fond.

Les membres du CA participent donc à la définition du plan d’actions de l’association et à la construction de sa ligne politique.
Ils sont aussi des militants actifs dans l’association : il sont rédacteurs d’un article au moins chaque année des COURRIERS ; quelques uns d’entre eux prennent en charge la direction d’un Cahier ; ils sont impliqués dans la vie des groupes locaux ou prennent la responsabilité d’un groupe thématique ; quelques uns prennent en charge une partie de l’organisation de chaque manifestation nationale. Ils peuvent enfin participer à des groupes de travail proposés par les membres du bureau.

Bref, il n’est pas possible que leur action se limite à leur présence en séance plénière.

 

L’AG

Il conviendra d’en fixer la date la plus pertinente. Il a été proposé de la raccrocher aux journées d’Avignon. Cette décision impliquerait que ces journées soient ouvertes à tous les adhérents.

 

   

 

BILAN MORAL 2007-2008

A.G. d'Amiens 29 Mars 2008

 

Année difficile, 2006-2007 l’a été au niveau de la politique de l’éducation nationale et, aussi, au niveau de l’association.

UN CONTEXTE NATIONAL CONFUS

 

La multiplicité des effets d’annonces et les valses hésitations (la dernière concernant le bac professionnel…) ont contribué à créer une grande confusion. Le déferlement  de mesures liées à la gestion comptable obscurcit la lecture des priorités et, surtout, dégrade la relation entre le ministère et le corps enseignant. Cela a de fâcheuses conséquences sur le fonctionnement des établissements et entrave la mise en place de mesures positives  comme la création des conseils pédagogiques et aussi l’effort de pilotage et de maillage accompli par certains recteurs qui permet comme rarement auparavant de stimuler la création de projets rigoureux et le travail en partenariat.

 

Dans un tel contexte les propositions issues des travaux de la commission Pochard - où Education et Devenir retrouve une partie non négligeable des priorités  affichées dans le texte  publié récemment - risquent d’être mal perçues  et refusées y compris dans ce qu’ils apportent d’indispensable à la transformation du métier (dimension collective, référence à un projet, reconnaissance de missions diversifiées, mode d’évaluation…)

 

Des interrogations apparaissent également dans le projet concernant les collèges expérimentaux.

L’appel à des enseignants volontaires interpelle là aussi sur le rôle réservé au chef d’établissement, les relations complexes entre le ministre et Gabriel Cohn-Bendit interrogent. Un certain nombre de choix d’établissements  apparaît surprenant et dans certaines académies ils ont été faits sans aucune transparence.

Le projet de nouveaux programmes à l’école primaire laisse craindre le pire : la volonté d’une restauration du passé à l’identique repose plus sur un besoin de rassurer une partie de l’électorat que sur une analyse approfondie de l’efficacité pédagogique du système actuel..

La préférence accordée dans les faits à l’enseignement privé, les discours ambigus sur la laïcité sont également des éléments de déstabilisation.

Avec la mise en place de la LOLF se révèle le problème fondamental de la capacité pour les chefs d’établissement d’assumer un métier de plus en plus complexe…  dans un certain isolement. Des équipes (notion assez souvent théorique) de direction devraient exercer le pilotage des missions reliées au cœur du métier  en plus de l’enseignement sans osmose avec les enseignants –pour qui souvent, ce qui ne relève pas du seul enseignement au sens strict du terme doit être l’affaire de l’administration- (voir édito décembre- janvierJF)

N’est-il pas urgent pour Education et Devenir de se donner dans cette situation confuse les moyens de faire entendre sa voix sur trois priorités :

 

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la redéfinition du métier d’enseignant qui ne doit pas être remise sous le boisseau

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la question du pilotage de l’établissement

 Ne faut-il pas redéfinir le fonctionnement managérial de l’établissement peut-être à partir de   nouvelles  délégations et de nouveaux services et au-delà d’une révolution  culturelle, que seule  la capacité du ministère à redéfinir le métier d’enseignant pourra rendre possible.

Il est de la responsabilité des chefs d’établissement, membres d’Education et Devenir d’être présents sur ce front.

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La vraie mobilisation des acteurs (élèves, parents) et des partenaires (institutions et collectivités locales)dans les établissements

UNE ASSOCIATION A LA CROISEE DES CHEMINS

 

Education et Devenir a proposé un programme annuel cohérent centré sur l’individualisation de l’élève, la journée du Sénat éclairée par l’intervention lumineuse du Professeur Huerre a aussi bénéficié de la riche présence d’acteurs de terrain-en l’occurrence d’actrices- des élèves ayant vécu une rupture.

 

Le colloque ouvre à la question fondamentale du socle commun, fondamentale certes mais aussi trop ignorée de la masse des acteurs.

 

Au niveau des publications si les actes de nos manifestation ont paru -ou vont paraître- le cahier sur la classe de Seconde a correspondu à une attente profonde du public.

 

L’association a travaillé en réseau partenarial :

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avec l’AFAE est établie, avec comme objectifs l’harmonisation des thèmes choisis et un projet de colloque commun.

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Mireille DAUPHIN nous a représentés au CLIMOPE  où elle était bien placée pour parler des établissements expérimentaux.

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Enfin des membres éminents de l’association ont collaboré à la rédaction du nouveau « Livre Bleu du Chef d’établissement » en lien avec le CRDP d’Orléans-Tours.

 

Des prises de position sont intervenues notamment par la signature de deux pétitions

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du RESF en 2007 relative aux expulsions et

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de la Ligue de l’enseignement concernant la défense de la laïcité, en 2008

 

L’association vit, je ne le cacherai pas, des temps difficiles.

Elle est exposée à de très grandes difficultés financières

Elle a connu de graves difficultés de fonctionnement interne liées en aucun cas à des querelles mais à des « épuisements », symbolisant bien l’évolution de la pression vécue par les personnels de Direction. 

 

             Le salut d’Education et Devenir passe par la prise de mesures urgentes concernant l’organisation du pilotage, l’affichage d’une identité forte, la mobilisation des adhérents et la politique des publications (productions papier, site).

 

        Il nous revient également de clarifier nos positions, en montrant en particulier comment celles de nos idées qui ont été retenues sont actuellement dénaturées dans leur application.

 

LES DIFFICULTES FINANCIERES

 

Leur source majeure est le coût des publications. Ce coût  est fondé sur la volonté de la qualité. Notre prestataire de services effectue un travail remarquable, très professionnel. Nous n’aurions pas forcément un meilleur rapport qualité- prix chez d’autres prestataires.

Nos ressources sont néanmoins en baisse constante, du fait certes de la diminution du nombre des adhérents en lien en partie avec les départs en retraite mais aussi de difficultés de fonctionnement du secrétariat.

Notre ressource principale est constituée par les manifestations. Elles connaissent l’une et l’autre un recul du nombre des participants lié en partie à leur coût, pas supérieur à celui de manifestations analogues, mais écartant des populations plus jeunes.

L’appauvrissement de l’association a des conséquences graves sur l’engagement militant, les possibilités de remboursement des déplacements des membres des instances étant plus limitées,  c’est tout le rayonnement et le fonctionnement qui en patissent. La répartition géographique des membres du bureau est un réel handicap 

 

LE FONCTIONNEMENT DU BUREAU

 

Il est fondé sur la prise en charge de responsabilités lourdes par un petit nombre de militants.

La charnière président- secrétaire est l’épine dorsale. Cette formule avait bien fonctionné dans le passé. Les conditions ont beaucoup évolué, il y a quelques années les secrétaires pouvaient bénéficier d’une aide dans l’établissement, aujourd’hui avec les suppressions de postes de titulaires et de personnels précaires il n’en est rien- .En l’occurrence la  Secrétaire  a rencontré de grandes difficultés pour assumer des tâches très lourdes et en a été profondément affectée, ce qui s’est accompagné d’un repli et d’un manque de communication. Notre collègue a choisi de démissionner. Nous respectons sa décision.

 

Le pôle publications a deux volets,

  1. le courrier assumé par Agnès Paon et José Fouque, sa publication n’a pu être régulière, en lien avec l’appauvrissement du tissu associatif et à l’absence de  productions faites par des « plumes » ou des « experts ».

  2. les cahiers constituent une lourde tâche assumée par Martine Tauszig assistée de Françoise Sturbaut. La production devient difficile, le groupe chargé de réaliser le cahier sur l’évaluation a renoncé.

 

        Jean-François Delporte assume depuis de nombreuses années la lourde tâche de trésorier.

        La plupart des autres membres du Bureau participent à la réflexion théorique et organisationnelle et aussi à l’action. Alain Boulineau et José Fouque ont rédigé des éditoriaux fort appréciés.

        La difficulté des événements a entraîné une grande cohésion et une réelle solidarité.

        Nombre des membres ont cependant traversé des difficultés professionnelles ou personnelles ce qui a limité leur disponibilité.

 

LA MOBILISATION DES ADHERENTS

 

        La présence nationale d’Education et Devenir repose essentiellement sur trois académies,Aix-Marseille,Lyon et Rouen. Dans quelques académies une présence moindre apparaît de façon intermittente grâce à l’engagement d’une poignée de militants (Grenoble et Amiens bien sûr mais aussi Montpellier  Nice et Paris).

        La présence d’un correspondant académique « en veille », souvent membre actif du bureau ou du CA est déterminante mais on ne peut parler d’un maillage actif et permanent.

 

LA POLITIQUE DES PUBLICATIONS

  

L’image d’Education et Devenir est portée par ses publications et par le site.

        La fidélité des adhérents est profondément liée à la qualité et à la régularité de nos productions. Notre capacité à éditer des courriers réguliers est trop  limitée  Corriger ce manquement.est un objectif prioritaire En ce qui concerne les cahiers, l’absence d’experts et de plumes de haut niveau limite notre impact. La partie « remontée du terrain », présente dans notre dernier cahier doit être complétée par des articles de fond émanant de personnalités reconnues au niveau national. Notre vivier est trop limité et ne se renouvelle pas suffisamment.

 

Le site est jugé valable par des gens compétents et est le fruit d’un énorme travail. Néanmoins le rôle de notre webmestre suscite des réactions mitigées en raison d’un positionnement jugé parfois trop personnel.

Je reste convaincu que notre incapacité à monter un site  E&D piloté par un membre élu de l’association est une lacune.

 

Par ailleurs l’idée d’une possibilité d’achat de publications ou d’articles sur le site doit être concrétisée.

 

PROPOSITIONS POUR UN REDRESSEMENT

 

Nous proposons à l’Assemblée générale de mandater le CA sur Bureau sur les orientations ci-dessous :

 

LE PILOTAGE

 

RETABLISSEMENT  DES LIENS

Les relâchements des liens ne sont pas liés à  une perte de conviction ou à des tensions mais à l’accroissement des charges des membres en activité et à des problèmes géographiques. Il convient de définir trois modules de pilotage, chacun étant composé d’un minimum de 2 membres du Bureau avec comme règle une réunion tous les quinze jours. L’isolement des membres du Bureau étant l’obstacle majeur à son bon fonctionnement.

Trois bureaux  (présentiels) par an au minimum sont indispensables.

Par ailleurs les membres du CA sont incités à s’associer aux travaux des différents modules.

 

LES GRANDS AXES A PRIVILEGIER

 

A – REFONDER L’IDENTITE ET REPENSER LE FONCTIONNEMENT DE L’ASSOCIATION :

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le CA doit définir une stratégie de relance et de clarification et ses membres s’engagent à assumer personnellement les responsabilités ainsi générées,

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le bureau doit mieux structurer ses fonctions internes pour mettre en œuvre les lignes fixées par le CA,

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il faut repenser nos réunions nationales : redéfinir clairement leurs objectifs et une organisation qui leur soit adaptée,

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l’organisation académique est-elle la seule efficace ? qu’apporterait une organisation plus thématiques ?

 

B - LA MISE EN PLACE D’UNE NOUVELLE POLITIQUE DES PUBLICATIONS

Il faut revenir à un nombre plus important de courriers et de cahiers, revoir les données financières et utiliser de nouveaux supports.

 

C - LA POLITIQUE  FINANCIERE

Mise en place d’une politique d’accueil des « jeunes adhérents » avec tarif préférentiel, mais revoir aussi globalement le montant élevé des cotisations.

Réflexion sur des conditions raisonnables et équitables de remboursement de frais et rendre plus abordable la participation à nos manifestations nationales.

 

D - LE RECOURS A DES EXPERTS

La mise en place d’une structure interne à l’association permettant de nous mettre en lien avec des chercheurs, des spécialistes, des écrivains et des théoriciens

 

Il est demandé à l’AG de donner un mandat clair au CA sur ces axes, dont il sera rendu compte à la prochaine AG.

L’heure est pour chacun de nous à l’engagement et à la confiance.

 

Yves ROLLIN

 

 

 

 

 

 

Conseil d’Administration du 12 mai 2007

au Lycée Jean Lurçat, , 48 avenue des Gobelins, PARIS 13ème

 

 

Présents :  Alain BOULINEAU, Marie-Claude CORTIAL, Mireille DAUPHIN, Jean-Luc DUBOUIS, Isabelle KLEPAL, Jean-Yves LANGANAY, Martine LECOMTE, Kheïra MALLION, Marie-Hélène MEYNET, Michel MINETTI, Claude MONIN, Henri NIEDEROEST, Guy OLIVERO, Michèle OTTOMBRE, Yves ROLLIN, André ROUX, Marie RUSCH, Françoise STURBAUT, Martine TAUSZIG, Christian VANLEYNSEELE.

Excusés : Françoise CLERC, Jean-François DELPORTE, José FOUQUE, Jean-François LAUNAY, Bernard LE BORGNE, Agnès PAON, Sylvia SIMOULIN-REICHEN.

Ordre du jour :

-         Elections du Bureau

-         Transfert du siège social

-         Situation politique éducation nationale

-         Bilan colloque de Grenoble

-         Journées d'octobre

-         Programmation 2007-2008

-         Actions partenariales

-         Publications

-         Questions financières

-         Questions diverses

Élection du bureau

Rappel de l’ancien bureau :

-          Alain BOULINEAU

-          Jean François DELPORTE

-          José FOUQUE

-          Isabelle KLEPAL

-          Martine LECOMTE

-          Kheïra MALLION qui a remplacé
Jean-Yves LANGANAY

-          Guy OLIVERO

-          Agnès PAON

-          Yves ROLLIN, Président

-          Françoise STURBAUT

-          Martine TAUSZIG

 

 

Henri NIEDEROEST est associé pour les journées d’automne d’Avignon

Marie-Hélène LOGEAIS et Christian VANLEYNSEELE sont associés pour le Sénat.

L’ancien bureau s’est réuni la veille du CA, vendredi 11 mai à 19h00, la prochaine réunion est fixée pour les 6 et 7 juillet 2007 à Andrézieux, à l’occasion de la fête de départ en retraite de Claude Rebaud.

Yves Rollin donne quelques objectifs qu’il souhaite pour le nouveau bureau :

-        Une plus grande proximité de ses membres par une communication et des échanges fréquents (à l’heure d’Internet, la géographie devient sans importance)

-        Une meilleure communication aussi avec le CA

-        Un travail sur l’identité d’E&D

-        Une relance des militants

De plus, des besoins et un partage de compétences se font sentir :

-        Pour les publications

-        Pour le site

-        Pour l’appui au secrétariat général

-        Pour le soutien aux académies

-        Pour une présence sur Paris

-        Pour un maillage des établissements, des IUFM,…

Alain BOULINEAU ajoute que le bureau a aussi à œuvrer dans la réflexion liée aux 6 axes de Grenoble. Yves Rollin précise que cela doit être porté par tous mais que c’est effectivement une responsabilité particulière du bureau.

Kheïra MALLION souhaite qu’il y ait une grande exigence dans le mode de communication entre les membres du bureau comme du CA, qu’on ne mêle pas les positionnements personnels et la parole de l’association.

 

Les 10 membres sortants du bureau se portent candidats (Yves Rollin est membre de droit)

Aucun autre candidat ne se propose.

Le bureau est réélu à l’unanimité

 

Yves ROLLIN

Président

Martine LECOMTE

Secrétaire générale

Jean François DELPORTE

Trésorier

Alain BOULINEAU

 

José FOUQUE

 

Isabelle KLEPAL

 

Kheïra MALLION

 

Agnès PAON

 

Guy OLIVERO

 

Françoise STURBAUT

 

Martine TAUSZIG

 

 

Henri NIEDEROEST (membre associé)

Journées d’automne (Avignon)

Marie-Hélène LOGEAIS et Christian VANLEYNSEELE (membres associés)

Journée d’étude du Sénat

 

Une répartition plus précise des fonctions et tâches au sein du bureau sera définie lors de la réunion des 6 et 7 juillet 2007. La question du type de fonctionnement et de communication pour plus d’efficacité sera également à l’ordre du jour.

Transfert du siège social

Le siège social de l’association sera prochainement transféré d’Andrézieux au domicile d’Yves Rollin.

Bilan du colloque de Grenoble

Le CA renouvelle ses remerciements à l’équipe de Grenoble.

Une critique peut être faite mais elle n’est pas imputable à Grenoble : l’association a du mal à faire appel à intervenants qui soient « hors sensibilité E&D ». Pour Grenoble, la perspective des élections a occasionné des blocages supplémentaires.

Claude Monin, Kheïra Mallion et Jean-Luc Dubouis présentent au CA le document d’évaluation du colloque qui a été élaboré à partir du questionnaire remis aux participants en fin de colloque (70% de réponses). Cf. annexe

Le bilan financier est positif, Jean-François Delporte pourra préciser dans quelle mesure ultérieurement.

Journées d’automne : 5, 6 et 7 octobre 2007

Selon l’habitude, les journées d’automne doivent permettre une préparation du Sénat et du Colloque, mais il ne faut pas que la date de ces journées soit trop tardive sinon le temps est trop court entre Avignon et le Sénat ou le colloque pour solliciter des intervenants. Cependant on ne peut pas mettre ces journées trop tôt après la rentrée, d’abord on n’a pas toujours le choix dans les réservations mais surtout, on aurait du mal à mobiliser les militants.

L’important est d’arrêter les thèmes du Sénat et du colloque suffisamment tôt, au plus tard en juillet. L’après-midi de la journée de CA sera consacrée à la recherche des thèmes de nos deux rendez-vous de l’année. Cependant pour le Sénat, nous sommes dans une démarche associative, avec des partenaires, notre choix ne sera en fait qu’une proposition de thème.

Pour mobiliser les militants pour Avignon, il faut annoncer ces thèmes dès le mois d’août et faire une relance mi-septembre.

A propos des publications, il a été proposé que le travail des journées d’automne soit aussi en partie consacré à la préparation des cahiers. Cela avait été prévu en octobre 2006 pour le cahier sur la classe de Seconde, cela ne s’est pas fait mais on pourrait réessayer… Il faudrait alors bien penser et préparer la structure de ces journées.

Les journées d’automne, aussi appelées « journées des militants » sont l’occasion de répondre à notre déficit d’adhésions, il nous faut contacter les « fidèles » ou  associés. Henri propose qu’on partage la France en quatre et que le bureau se partage ainsi la responsabilité de la relance dans les académies.

La discussion en CA a alors porté sur ce souci des adhésions, notamment sur des précisions d’ordre pratique.

Plusieurs questions émergent :

1.     Choix du calendrier de l’adhésion : année scolaire ou année civile ?
  - L’année civile est plus simple pour le suivi en comptabilité.
  - L’année scolaire correspond plus au rythme des adhérents.

2.     Suivi et relance des adhésions : quels moyens techniques ?
  - Le bulletin d‘adhésion doit être explicite (année scolaire ou civile)
  - Faire des relances systématiques au moment des journées d’automne, du Sénat, du colloque. (NB : 50 adhésions ainsi récupérées en octobre 2006)
  - Permettre aux correspondants académiques de suivre les adhésions pour qu’ils relancent ceux qui n’ont pas réadhéré (NB : on ne peut pas mettre le fichier en ligne sur le site interne pour cause de sécurité et CNIL)

3.     Quelle politique pour favoriser l’adhésion ?
  - « cadeau » à la première adhésion ? C’est déjà le cas : envoi de 3 cahiers
  - tarifs préférentiels ? (pour la 1ère adhésion, pour des catégories, …)

4.     Comment améliorer notre outil informatique et son utilisation ?
Des aides sont proposées à Martine Lecomte : André Roux pour la définition d’un cahier des charges, le chef de travaux de Mireille Dauphin pour la partie technique, Henri suggère aussi de contacter Bernard Le Borgne

Yves Rollin prépare un texte de relance et de proposition de l‘adhésion, il sera diffusé par courrier et sur le site prochainement.

Programme et calendrier 2007-2008

Journées d’automne : 5, 6 et 7 octobre 2007 en Avignon

-       programme précis à arrêter en juillet

Sénat : 21 janvier 2008 (jour de la Sainte Agnès !)

-       thème général, « politique », concernant l’école et la société, à préciser en deuxième partie de CA puis à soumettre à nos partenaires.

Colloque : 28, 29, 30 mars 2008 à Amiens (ou du moins dans l’académie d’Amiens)

-       pas d’interférence avec le colloque de l’AFAE : 14, 15, 16 mars 2008 (vérifié)

-       thème plus axé « pratiques à l’école », à préciser en deuxième partie de CA.

Actions partenariales

Yves Rollin souligne que les sollicitations sont de plus en plus nombreuses (signature de pétitions, demandes de positionnement, communiqués de presse communs,  participation à des rencontres et colloques…). En général, il transfère à l’ensemble des membres du bureau ou du CA pour avis, surtout lorsque E&D est contactée en tant qu’association. Chacun étant libre bien sûr pour tous les appels individuels qui utilisent notre réseau.

Dans l’urgence, de façon exceptionnelle, Yves a répondu au FESPI.

André Roux déplore que pour l’appel du CRAP, il n’y ait eu aucune évocation du problème des sans-papiers. Yves répond qu’on le peut pas mêler les champs même si nous sommes évidemment sensibles à ce problème. A propos du CRAP, Mireille Dauphin évoque le manque de professionnalisme dont elle a été victime (publication d’un article à caractère diffamatoire), Dominique Guy doit être contactée.

Parmi les contacts variés, Michèle Ottombre évoque l’association ESHA, Jean-Yves l’AFIDES, Yves une association d’agents comptables… Jean-Yves remarque que nous avons à faire le tri en fonction de nos forces, de notre spécificité, association intercatégorielle qui ne s’adresse donc pas qu’à des chefs d’établissements.

Certaines associations nous sollicitent alors qu’on ne les connaît pas vraiment, Yves Rollin suggère une copie systématique aux membres du bureau dont certains ont une bonne connaissance du réseau EN. Là encore une bonne réactivité aux mails est souhaitée dans le cadre du bureau et du CA.

Notre référence doit toujours être notre charte et nous devons garder nos forces pour la réflexion sur le moyen et long terme du système éducatif. Evitons de nous épuiser dans la recherche d’une réactivité tous azimuts : nous ne sommes déjà pas bons, même sur les questions d’actualité du système éducatif !…

Jean-Yves informe le CA qu’il a représenté E&D pour le prix de l’Education, évoque aussi le site remarquable sur la laïcité (« La laïcité à l’usage des éducateurs », site construit par plusieurs partenaires autour de la Ligue, les Céméa et les Francas)
www.laicite-educateurs.org

Publications E&D

Agnès PAON, absente, est relayée par Alain Boulineau pour le classique appel à contributions (éditoriaux, articles,... ) pour les Courriers bimensuels. Alain revoit Agnès en début de semaine et a mission de lui donner l’auteur du prochain éditorial…Guy ?

Prochaines parutions des Cahiers :

-          Classe de Seconde :         novembre 2007

-          Actes du Sénat :      janvier 2008

-          Actes du colloque :  avril 2008

Rappel : le contrat avec le CRDP de Lyon qui édite les cahiers est de 3 cahiers par an en version papier + un cahier en pdf.

Le premier cahier en format pdf sur l’aide individualisée semble bien marcher, Martine Lecomte a reçu plusieurs chèques, les adhérents le téléchargent gratuitement.

Martine Tauszig s’inquiète du manque de retour des textes pour les cahiers du Sénat et du colloque : il faudrait que tout soit parvenu pour le bureau de Juillet.

Pour le Sénat, Christian dit qu’il n’a rien reçu, plusieurs personnes étaient chargées de prendre les interventions en note et de transcrire à partir des enregistrements, le partage a été fait pour alléger la tâche de Marie-Hélène Logeais mais cela multiplie les relances à faire… Marie-Claude précise que c’est bon pour l’intervention de Dutercq dont elle avait la charge. 

Kheïra dit qu’au colloque, aucun des intervenants n’est venu avec son texte, alors que cela leur avait été demandé. Ils promettent tous pour très bientôt. Martine insiste pour que cette perspective de la publication des actes soit prise en compte d’entrée de jeu dans l’organisation du colloque (textes et autorisations).

La question des couvertures est aussi évoquée : création de la maquette toujours au lycée Diderot même si Yves quitte cet établissement (il faudrait que ce soit prêt dès septembre pour le cahier sur la classe de Seconde)

Projet pour les prochains cahiers (ordre à définir en juillet) :

-          L’évaluation (Paris ?)

-          La vie scolaire (Grenoble ?)

-          Langues, langages

Martine Tauszig précise qu’il faut compter au moins un an de boulot pour sortir un cahier. Michel Minetti ajoute qu’il ne faut pas que le délai soit trop long, sinon il y a frustration pour ceux qui fournissent des textes et un risque de ne plus coller à l’actualité.

Questions financières

Peu abordées, en l’absence de Jean-François DELPORTE.

 « Remue méninges » pour le Sénat et le colloque

La deuxième partie de cette réunion du CA (fin de matinée et après-midi) a été consacrée à la recherche des thèmes pour le Sénat et le colloque.

Yves Rollin présente la réflexion entamée au bureau la veille.

-          Pour le Sénat : ruptures entre jeunes et adultes, entre jeunes et la société, prise en compte de la personne de l’enfant, question du lien…

-          Pour le Colloque : socle commun ?

Alain note qu’il faut trouver un bon équilibre, avoir le souci de jouer notre rôle de réflexion sur une question qui préoccupe les acteurs de terrain sans prendre le risque de choisir un thème trop restreint, fût-il d’actualité. Le socle commun peut avoir un effet repoussoir, les lycées peuvent ne pas se sentir concernés… il faut trouver aussi une cohérence avec les axes de l’appel aux politiques.

Quelques éléments de ce brainstorming… (sans préciser les intervenants)

Autour du thème du socle (colloque) :

-          Entrer par les compétences, c’est plus accrocheur que le socle

-          Entrer par l’évaluation et penser « pratique des enseignants »

-          Fausses oppositions contenus/compétences, savoirs savants/ opérationnels

-          A quoi et comment former les élèves ? Outiller la pensée

-          Voir ce qui se fait en Europe

-          Le socle, et après ? Quid de la continuité après le collège si les compétences ne sont pas acquises ? Nouveau rôle du LP ?

-          Sens social des apprentissages (prévoir l’éclairage d’une approche historique)

-          Axe fort de F. Clerc : associer l’élève à ses apprentissages

-          Ne pas s’enfermer sur le socle commun à la française

-          Ne pas oublier le « commun » du socle commun

-          Place de la culture

-          Ne pas opposer les différentes cultures, ne pas oublier le corps, la culture physique, importance de la transversalité, curiosité intellectuelle commune

-          Penser organisation des établissements pour nouvelles pratiques

Autour du thème des jeunes et de la société (Sénat) :

-          Ruptures ou fissures ?

-          Ne pas oublier la proposition faite par Claude Rebaud et Jean-Yves à Grenoble (conseils économiques et sociaux, …)

-          Avoir une approche par un pédopsychiatre

-          Faut-il avoir peur des jeunes ? des vieux ? Problèmes de générations

-          Culture et domaine éducatif, culture = être en lien avec les autres(Henri Wallon)

-          La culture est là, il n’y a pas de culture « bourgeoise » face à une autre

-          Importance des liens, des ponts, des passages

-          Domaine public/domaine privé

-          Rapport jeunes/médias – société de l’image…

-          Hiatus entre messages profs/élèves, adultes/jeunes… cas des jeunes profs

-          Nécessité d’une référence aux valeurs

-          Quelle construction de l’individu dans une opposition frontale de générations ? comment accompagner les jeunes sans être ni dans le réactionnaire ni dans le laisser-faire

-          Pauvreté du vocabulaire, malentendus et violence

-          Souffrance des jeunes et des profs

-          Eclairage nécessaires par historien, sociologue, pédopsychiatre

L’après-midi, le CA s’est divisé en trois groupes de travail, deux sur le Sénat et un sur le colloque pour préciser structuration, intervenants et titre des deux manifestations.

 

Rapport du groupe 1 sur le Sénat

Proposition de titre : « La rupture intergénérationnelle : mythes et réalités »

-          Comment aujourd’hui être adolescent et élève ?

-          Quels apprentissages à intégrer ?

-          Quels langages ?

-          Quel rythme, quelle temporalité ?

Proposition d’intervenants :

-          Un linguiste : Alain Bentolilla

-          Un sociologue : François Dubet

-          Un psychanalyste ou psychologue ou pédopsychiatre ; Huer( ?), Christiane Olivier, Thierry Vincent

-          Un historien pour le rapport famille/école :Jacqueline Costa-Lascoux

-          Un journaliste : Yves Calvi, Laurent Joffrin

Pour la violence de l’école sur les jeunes :

-          Monteil ou Hamon

-          Un intervenant CMA

-          Un jeune (un des jeunes du lycée Jean Lurçat ? lycée des décrocheurs)

 

Question aux politiques : est-ce que le projet médiatisé de l’école (retour aux valeurs traditionnelles d’autorité et d’incontestabilité) est une bonne réponse à la situation contemporaine ?

-          Najat Belkassem (PS)

-          Julie Coudry

 

NDR :

Isabelle suggère qu’on remplace « intergénérationnelle » par « entre générations » et propose donc pour titre « La rupture entre générations : mythes ou réalités ». Yves Rollin répond « Va pour entre générations, comme ça la ménagère de plus de 50 ans comprendra ». La rédactrice de ce compte-rendu émet les plus grandes réserves quant aux prétendues valeurs humanistes de notre président, et appelle toutes les adhérentes à la plus grande vigilance face aux dérives machistes et sexistes d’E&D.

 

Rapport du groupe 2 sur le Sénat

Proposition de thème (titre ?) : Culture et cultures : lien entre générations

-          L’école a-t-elle perdu contre les médias ?

Proposition d’intervenants :

-          Sur la culture jeunes : Dominique Pasquier, Evelyne Bevort (CLEMI)

-          Une table ronde animée par Brigitte Perruca, avec des gens qui travaillent dans l’éducation populaire, Hélène Mathieu, Georges Felouzis…

-          Jeunes d’AC le feu

-          Inviter les jeunes engagés (MJS, UMP)

Yves Rollin remarque qu’un groupe a posé des questions, que le second donne une réponse, le lien entre les deux approches est intéressant.

Jean-Yves insiste sur la polysémie du mot « culture » et propose qu’il y ait une conférence d’un sociologue sur la « culture jeunes »

Kheïra se propose pour contacter Bentolilla, André pour Dominique Pasquier.

Françoise Sturbaud rappelle qu’il faut envoyer tôt les thèmes dans les académies

 

Rapport du groupe sur le Colloque

Le groupe a d’abord réfléchi sur la structure et le coût du colloque, jugé trop cher (déplacement et hébergement). Une éventuelle réduction de la durée a été évoquée mais écartée.

Le groupe a souligné son attachement aux ateliers, moment où chacun est acteur mais il faut que ces ateliers soient bien préparés : une problématique courte, un bon animateur et une personne ressource « pas trop célèbre » pour que les échanges soient effectifs.

Une proposition : que chaque participant dispose d'un dossier avec des éléments de réflexion, les problématiques, une bibliographie… Ce qui suppose une préparation précoce.

Pour les conférences et tables rondes, le schéma vu à Rennes pour le congrès des villes éducatrices est un exemple que le groupe aimerait qu’on suive :

-          Conférence

-          Table ronde avec des acteurs de terrain, le conférencier et un bon animateur

-          Synthèse par le conférencier

 

Proposition de titre : « travailler autrement : le socle commun »

-          A quoi, pour quoi et comment former les élèves ?

-          Quelles nouvelles pratiques pédagogiques, quelles nouvelles structures pour le socle commun ?

-          Quelle continuité des apprentissages ?

-          Compétences, programmes et évaluation ?

Proposition d’intervenants :

-          Françoise Clerc pour la problématique

-          Alain Bouvier pour une présentation institutionnelle

-          Alain Bollan (Belgique) pour compétences et évaluation

-          Des intervenants présentant de ce qui se fait ailleurs (Belgique, Danemark, Italie, Finlande), en prévoyant des supports visuels pour enquête PISA, systèmes d’évaluation,…

 

 

5

 

 

Conseil d’Administration du 26 novembre 2006

au Lycée Jean Lurçat, 48 avenue des Gobelins, PARIS 13ème

 

 

Présents :  Alain BOULINEAU, Jeanne COMTE, Marie-Claude CORTIAL, Jean-François DELPORTE, Jean-Luc DUBOUIS, José FOUQUE (après-midi), Isabelle KLEPAL, Jean-Yves LANGANAY, Bernard LE BORGNE, Martine LECOMTE, Kheïra MALLION, Michel MINETTI, Henri NIEDEROEST, Guy OLIVERO, Agnès PAON, Yves ROLLIN, Sylvia SIMOULIN-REICHEN, Martine TAUSZIG, Françoise STURBAUT, Christian VANLEYNSEELE.

Excusés : Françoise CLERC, Jean-François LAUNAY, André LEGRAND, Marie-Hélène MEYNET, Michèle OTTOMBRE, André ROUX.

Ordre du jour :

-         approbation du PV du dernier CA

-         élection d’un nouveau membre du bureau en raison de la démission de Jean-Yves Langanay

-         point d’actualité

-         Sénat

-         colloque

-         publications et vie de l’association

-         questions diverses

Approbation du PV du CA du 13 mai 2006 et de l’ordre du jour

Pas de remarque particulière. PV approuvé.

Le CA décide d’aborder le Sénat, le colloque et les publications dans la matinée, le reste l’après-midi, en particulier les questions d’actualité.

.Journée d’étude au Sénat (22 janvier 2007)

 

En place à 80 %. Monsieur Racine étant indisponible pour la dernière conférence, le bureau a décidé de donner plus de temps à la table ronde avec les politiques, en passant la conférence de Monsieur Dutercq l’après midi (avec son accord).

                     9h15 : introduction par Yves Rollin

                     9h30 :  intervention d’Éric Favey (ligue de l’enseignement)

                   10h10 :  intervention d’Anne Barrère (sociologue)

                   11h00 :  table ronde avec 5 représentants des partis politiques

                   12h45 :  repas

                   14h00 :  table ronde animée par Claude Rebaud avec 5 acteurs de terrain

                   15h15 :  intervention d’Yves Dutercq

                   16h30 :  synthèse par Françoise Clerc

Représentants des partis politiques :
UMP : Jean Pierre GIRAN, Député du Var et Conseiller national
UDF : Yvan LACHAUD, Député du Gard,
PS : Yannick TRIGANCE, Délégué national à l’éducation PS
PCF : à préciser
Verts : pas de réponse pour l’instant (suivi par Christian VANLEYNSEELE)

Acteurs de terrain :
Lycéen : ?? l’UNL ne répond pas, à relancer encore
Étudiant : Julie COUDRY, confédération étudiante
Syndicat : Gisèle JEAN , SNES
Proviseur : José FOUQUE
Responsable local : Claude GEWERC, président de la Région Picardie

Points d’attention concernant le Sénat et l’après-Sénat :

-       mise sous pochette des documents : recontacter la PEEP qui s’était engagée

-       gérer l’après Sénat, être anticipatif pour le dialogue avec les politiques

-       préparer la publication des actes dans un cahier, ce qui suppose :

1.    demander à chaque intervenant l’autorisation de publier

2.    transcrire les interventions (gros boulot, Marie-Hélène Logeais ne doit plus assumer cela seule !)

3.    veiller à ce que le sommaire donné au CRDP corresponde au contenu transmis (problème pour le Sénat 2006 !)

-       pour le Sénat 2008 (14 ou 21 janvier) : pourra-t-on prévoir un repas assis ?

Plusieurs membres du CA s’engagent à noter et transcrire les interventions :

-       Agnès PAON pour Anne BARRERE

-       Françoise STURBAUT pour la 1ère table ronde

-       Marie-Claude CORTIAL pour Yves DUTERCQ

-       Marie-Hélène LOGEAIS pour Éric FAVEY

-       Bernard LEBORGNE pour la 2ème table ronde

Yves ROLLIN donnera son texte d’introduction et Françoise CLERC fournira son propre texte également.

Précisions concernant les interventions

-       Anne Barrère orientera sa conférence « Analyser pour comprendre les logiques des professionnels... » sur les pratiques des professeurs sans négliger celle des personnels de direction.

-       Éric Favey interviendra sur l’environnement de l’École,

-       Yves Dutercq : Quelles méthodes adopter pour accompagner ces processus d’évolution ?

-       Pour la table ronde des politiques : veiller avec Pascal Bouchard à une bonne animation, ramener aux actes sans se contenter du discours !.

-       Idem pour la table ronde des acteurs de terrain : Claude Rebaud devra cadrer en faisant attention aux jeunes et en veillant à la cohérence des débats avec la problématique de Françoise Clerc.

 

Remarque post CA : Yves, José et Isabelle devaient rencontrer Pascal Bouchard après le CA, nous l’avons attendu mais il était souffrant. José a alors appelé Emmanuel Davidenkoff qui a donné son accord de principe pour l’animation de la table ronde des politiques.

.Colloque de Grenoble (23, 24, 25 mars 2007)

 

Kheïra MALLION et Jean-Luc DUBOUIS font le point, ils ont une réunion prévue le 29 novembre et communiqueront les avancées au bureau.

Intervenants :

-       Edmond Hervé a dit non, Valini est contacté, pas de réponse pour l’instant.

-       Philippe Meirieu est d’accord, il viendra.

-       Pour la conférence « école sanctuaire », c’est Françoise Clerc qui assure le contact avec Baubérot, Yves la contacte. S’il n’est pas disponible, Kheïra demande à Dominique Glasman.

-       Pour la table ronde « école sanctuaire », l’équipe de Grenoble réunit des acteurs de  terrain

-       Alain Bouvier n’est pas disponible comme grand témoin, Agnès demande à Marc Debenne (ex-Recteur de Rennes) ou Bernard Toulemonde.

-       Françoise Clerc est d’accord pour la conférence « école émancipatrice »

Ateliers :

-       École et médias : Nice a déjà fait une remontée,
personne ressource prévue : Jean-Michel Croissandeau (IG, Prof de journalisme) + un journaliste

-       Projet d’établissement : Rouen
personne ressource prévue : Marc Debenne ou Alain Ballon (Grenoble)

-       École et parents : Bordeaux
recherche d’une personne ressource locale PEEP et/ou FCPE (de Grenoble ?)

-       Partenariats et missions : Aix-Marseille
Yves vient d’écrire un article pour l’AFAE, il le transmet à Henri pour construire la problématique.
personne ressource prévue : Yves Rollin + ??

-       École et entreprise : Paris-Créteil, Jean-Yves voit avec Françoise Lacépède,
personne ressource prévue : Claudine Gellens, conseiller technique de l’IA + ? essayer d’amener des chefs d’entreprise.

Précisions concernant l’organisation :

-       bien demander aux intervenants les autorisations de publier : Grenoble s’en occupe

-       demander aux personnes ressources les textes cadrant la conduite et le contenu des ateliers, en lien avec la problématique annoncée.

-       il est préférable que l’équipe qui organise un atelier amène sa propre personne ressource, cela donne plus de cohérence. Il ne faut pas se laisser influencer par la recherche d’économies budgétaires, la qualité prime !

-       idem pour les intervenants : il nous faut des pointures !

-       Il faudrait que les intervenants soient fixés en janvier, qu’on soit en mesure de donner un premier papier de présentation du colloque lors de la journée du Sénat (22 janvier) : Kheïra propose que Grenoble s’en charge.

-       envoyer assez tôt des documents aux organismes susceptibles de nous subventionner

-       le bureau téléphonique du 20 décembre 17h30, fera le point sur l’organisation

Problématique : Yves la rédige pour fin décembre.

 

Voir si l’ESEN participe en prenant en charge l’inscription de stagiaires parmi les personnels de direction, au moins pour les académies limitrophes comme en 2006. Yves prendra officiellement contact avec Mme Ghislaine Matringe, IG à la Direction de l’Encadrement.

.Publications E&D

 

Agnès PAON relance son inlassable appel à contributions (éditoriaux, articles,... ) pour les Courriers bimensuels.

Les Cahiers : toujours quelques problèmes de fonctionnement dus à des manques de rigueur (il manque quelques autorisations de publier, problèmes de cohérence des contenus avec les choses annoncées)

-       Pratiques artistiques :     parution actuelle

-       Actes du Sénat :             janvier 2007

-       Actes du colloque :         avril 2007

En préparation : Échec en seconde-Orientation (par Lyon). Des déceptions par rapport à ce qui s’est passé à Avignon : défection de Meirieu et peu d’apports en atelier, il n’y a pas eu le « délire lyonnais » prévu avec la réflexion et l’imagination de tous sur la Seconde de demain. Cependant le canevas est fait, Françoise Sturbaut va le mettre en ligne via Martine Lecomte.

 

Les prochaines journées d’Avignon donneront l’ossature du cahier suivant (hors Sénat et colloque) sur l’Évaluation, porté par Paris.

 

Rappel : le contrat avec le CRDP de Lyon qui édite les cahiers est de 3 cahiers par an en version papier + éventuellement un cahier en ligne. D’ailleurs : Attention  au formulaire d’adhésion qui parle encore de l’envoi de quatre cahiers.

Le cahier qui colle le plus à l’actualité est celui des actes du Sénat mais il est dans le contrat des versions éditées par le CRDP, il ne peut donc pas être mis en ligne. Sylvia regrette qu’on ne soit plus en mesure de sortir quatre cahiers (2 pour les actes et 2 autres sur des thèmes choisis) mais Martine Tauszig précise que par ailleurs le nombre de pages a globalement augmenté et que la qualité « professionnelle » de nos productions est reconnue.

Pour un cahier en ligne, il y avait le travail commencé par Claude Rebaud et Françoise Clerc sur l’accompagnement scolaire. Claude voulait ajouter une introduction, Françoise Sturbaut va essayer de l’interviewer pour que la parution soit possible.

 

Christian propose qu’on mette en ligne les anciens cahiers, travail déjà commencé par Jean-François Launay avec les cahiers sur l’autorité et sur la xénophobie. Il faut scanner les textes et les mettre en format pdf (inutile de faire de la saisie ou d’utiliser des logiciels de reconnaissance de caractères).

 

Jeanne demande si l’achat et le paiement en ligne des cahiers en version papier est possible. Jean-François Delporte répond que c’est prêt d’un point de vue administratif et légal, il reste à voir la partie technique.

Concernant la publication du début des articles par l’ESEN, Alain précise que les propositions ont été faites auprès du CRDP et de l’ESEN, que l’ESEN a versé une participation (2000 euros), mais l’équipe administrative de l’ESEN a changé et le dossier n’a pas avancé depuis.

 

Yves Rollin insiste sur le fait qu’il faut oser se vendre davantage en proposant les courriers et les cahiers. Même si entre nous, on a l’impression de se répéter ou de dire des banalités, ce que dit aujourd’hui E&D est bien écouté. Un travail collectif doit être fait autour de nos publications pour une meilleure diffusion.

Participation des membres d’E&D à diverses manifestations

 

C’est aussi une façon de participer à la vie de l’association

 

Martine Lecomte : colloque « École et territoires » organisé par la Ligue de l’enseignement et la ville de Rennes. Colloque de très grande qualité, très bien organisé (matin : conférence + table ronde d’acteurs de terrain sur un même thème, après-midi : conférence + ateliers sur un même thème aussi), un accent mis sur la déclinaison national/local. Deux remarques pratiques à retenir : le conférencier est membre de la table ronde qui suit et il en assure la clôture, d’où une bonne cohérence. Les tables rondes sont toujours animées par la même personne, très professionnelle. On voit que la Ligue dispose d’un bon réseau, elle a les moyens, la disponibilité de ses permanents.

Yves souligne qu’à E&D, c’est la force et la conviction des bénévoles, acteurs de terrain, même si nous n’avons pas les mêmes disponibilités...

Sylvia note l’importance de la qualité de l‘animation. Peut-être pourrions-nous faire appel à des étudiants d’écoles de journalisme, de même que nous faisons appel à des étudiantes de BTS pour l’accueil.

 

Personne n’a pu participer au Salon de l’Éducation. José et Yves étaient trop pris, il faudrait avoir plus de militants sur la région parisienne. Jean-Yves pourra aider pour prendre des contacts et reconstruire un tissu mais ses nouvelles fonctions lui interdisent d’intervenir personnellement. Sylvia suggère qu’on propose à Mireille Dauphin qui nous accueille au lycée Jean Lurçat de se porter candidate au CA.

 

Henri et Jean-Luc ont participé aux Journées de la direction des CEMEA. Le thème était « Diriger et déléguer », c’était très intéressant et enrichissant.

En mars 2007 (à vérifier), les CEMEA organisent une rencontre nationale sur l’animation scientifique et technique... Envoyer l’information à Kheïra.

 

José et Isabelle s’alternent pour participer au Comité scientifique de la Ligue de l’enseignement sur le thème de la laïcité. La ligue, les Céméa et les Francas pilotent la mise en place d’un site Internet « la laïcité à l’usage des éducateurs », permettant d’apporter des éclairages et des réponses concrètes aux questions auxquelles les éducateurs et les enseignants peuvent se trouver confrontés.

 

Le CRAP a sollicité E&D pour un atelier «  Pôles d’excellence et école pour tous » lors de son colloque du 3 février 2007. Yves et Martine animeront l’atelier, Isabelle pourra se rendre disponible. Il faut aussi essayer de contacter Marie Rush.

 

José intervient ce matin 26 novembre au colloque de la FCPE sur l’éducation décentralisée, il assure une conférence sur la décentralisation, son historique, ses enjeux et effets aujourd’hui.

 

Agnès demande à tous ceux qui participent à des manifestations de faire un petit article pour les courriers, c’est une façon de faire apparaître l’engagement associatif.

Question du Site E&D

 

Jean-François Launay a transmis au CA un certain nombre de questions*.

 

Yves Rollin introduit le débat en regrettant la tonalité que prennent les courriers de Jean-François Launay (accusations, polémiques,...) tout en soulignant le respect pour les questions posées qui appellent un débat et pour le travail accompli par le « webmaster ».

 

Le bureau réuni la veille exprime au CA son inquiétude sur l’ampleur que prend l’aspect politique des prises de position mises en ligne, avec des propos pas toujours respectueux envers les personnes, ce qui compromet notre légitimité comme interlocuteur des décideurs politiques quels qu’ils soient.

 

Deux questions émergent de la discussion :

-       le site lui-même et ce qu’il fait apparaître

-       les envois de mails « E&D » par JFL qui sont transmis sans modérateur

 

Jean-Yves ajoute que le portail du site donne une image militante très personnelle, avec un parti pris « contre l’Institution ». Cet écart devient problématique, certains adhérents ne s’y retrouvent pas, certains membres du CA précisent qu’ils n’osent plus donner l’adresse du site à cause de tout cela... E&D n’est ni un syndicat ni un mouvement politique, le site doit être conforme à sa charte, même s’il donne place à des espaces de libre expression.

 

Pour Michel, la question est surtout celle de la structuration du site : ouverture sur un premier portail général avec nos valeurs, nos engagements, la vie de l’association, ... Des liens vers des dossiers particuliers. L’affaire « lecture » a tout occulté.

 

Jean-Yves répond que notre dossier lecture a été très apprécié, qu’il est une référence citée par de nombreuses associations et que c’est Jean-François qui en a été le porteur. Mais on a aussi ouvert une brèche polémique qu’on ne maîtrise plus bien.

 

Bernard propose des pistes d’action :

-       veiller à la rigueur des envois en maîtrisant les listes de diffusion

-       nettoyer le site (jeter ou archiver tout ce qui est obsolète), le mettre à jour

-       désigner un modérateur

-       éventuellement proposer à JFL de mettre en place ce qu’il avait lui-même suggéré : une organisation du site en « maisons » avec des sas d’entrée et des « salles avec clefs » pour les différents types de visiteurs (CA, bureau, adhérents, extérieurs... ), et un espace forum.

 

Marie-Claude propose la création d’un comité éditorial. Martine Tauszig répond que théoriquement, le bureau constitue ce comité éditorial, et que ce n’est pas JFL.

 

Yves revient sur les questions de JFL qui demande davantage de communication et de réactivité aux membres du CA et du bureau. Jean-Yves dit que c’est là une question de fond qui doit effectivement nous interpeller, nous ne sommes pas assez réactifs sur l’actualité. Nous ne pouvons pas avoir la même exigence que les associations qui ont des permanents, notre force est de coller à la réalité de terrain mais nos surcharges respectives nous empêchent d’écrire des communiqués réguliers.

Questions diverses

 

Transfert du siège social de l’association. Où le mettre, établissement ou adresse privée ? Pour être en règle, il faut demander l’autorisation au propriétaire donc au département ou à la région pour un établissement... Décision à prendre en AG.

Martine Lecomte doit renvoyer à la préfecture de la Loire la déclaration de l’association (nouveaux membres CA et bureau).

Concernant la Charte, Isabelle propose d’en faire un tirage avec une mise en forme soignée sur papier de qualité (offert par une amie imprimeur). Il faudrait peut-être revoir la partie « aujourd’hui », notamment par exemple le paragraphe concernant la contractualisation qui peut être mal interprété dans le contexte actuel.

Question du logo et de la présentation de nos courriers vers des extérieurs (intervenants, partenaires, sponsors...) : Agnès a un bon modèle, à proposer à tous.

 

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* Réflexions

 

Certes E&D n’a jamais été un mouvement de masse, mais il avait jadis de la classe, réunissant à ses colloques une belle brochette d’ex-recteurs ou d’IG ! Son bon millier d’adhérents, dont une proportion non négligeable de militants affirmait une présence réelle dans une large majorité d’académies. Ses cahiers paraissaient à peu près tous les trois mois, à raison de quatre par an. Ils étaient pour une part large alimentés par des contributions d’adhérents. Son courrier paraissait mensuellement et ouvrait ses colonnes aux adhérents.

 E&D ne pratique pas la capitalisation, mais la substitution : Jean-Pierre Obin disparaît, Françoise Clerc le remplace. André Legrand* est (ré)apparu, mais semble sous-utilisé. Notre présence dans le groupe dit des 14 a disparu et nous semblons très peu réactifs pour ne pas dire déconnectés des problèmes de l’actualité. Les effectifs ont fondu de moitié, voire pire. Seules quelques académies font vivre de véritables « Groupes de liaison, de réflexion, de propositions ». Les cahiers connaissent une parution aléatoire. Le courrier devenu bimestriel est à peine trimestriel.

Et pourtant, ne sommes-nous pas dans des circonstances pires que celle qui ont donné naissance à Education & Devenir. De Chevènement à Robien, l’Histoire ne se répète pas : elle bégaie ! De Milner à Brighelli, on peut affirmer sans crainte que le niveau baisse… chez les rétropenseurs !

Avant de revenir sur ce dernier point, des esquisses de propositions sont peut-être à faire.

  

Un peu en vrac :

 Jusqu’au dernier congrès, Président et secrétaire général, proviseurs de gros lycées, se plaignaient d’être débordés. Etait-il besoin que le président soit le maquettiste du courrier ? le secrétaire général (devenu depuis Président) avait-t-il obligatoirement fonction d’assurer l’envoi des cahiers ? autrement dit, ne serait-il pas nécessaire de se poser la question d’une meilleure organisation ?  avec notamment le problème de la représentation d’E&D, quasi nulle actuellement, dans des initiatives qui se trouvent être « parisiennes », nos partenaires du groupe dit des 14 ayant un siège parisien ? vice-présidences, secrétariat-adjoint, voire même responsables de tâches « techniques » autant de pistes pour une vraie refonte de la répartition des tâches dans un bureau ou un CA.

Quiconque a participé à un périodique sait que sa parution obéit à un compte à rebours : si le mensuel, comme son nom l’indique, doit sortir le 1er du mois, cela veut dire qu’il doit être routé deux jours avant, donc sortie d’imprimerie, 3 j avant, donc la maquette posée chez l’imprimeur, etc. Cela vaut pour nos courriers et cahiers : le système actuel pour les cahiers qui consiste à confier à un individu ou à une équipe un thème et vogue la galère – dans 6 mois, dans un an, dans deux – n’est pratiqué nulle part ailleurs. Martine Tauszig tente –espérons avec succès – d’y porter remède. Une publication régulière** fût-elle à un rythme bimestriel ne peut fonctionner qu’avec un vrai comité de rédaction fixant menu, répartition des tâches, délais impératifs… un appel à contributions prend alors sens.

L’organisation de nos deux manifestations annuelles est de plus en plus acrobatique : là-aussi la méthode du compte à rebours s’impose. Notamment pour le lancement des inscriptions et les sollicitations des intervenants.

 La FCPE vient de se doter d’un Conseil scientifique. L’idée en avait germé à E&D en 1995 à Compiègne, idée repoussée car risquant de dénaturer notre mouvement fait de groupes réunissant les adhérents de base. Il n‘empêche que de colloque en colloque, notre réflexion fut « boostée » par un Jean-Pierre Obin auquel a en partie succédé Françoise Clerc. Et notre « production » propre se limite pour l’essentiel aux journées d’Avignon et à quelques contributions individuelles, comme celle remarquable de Claude Rebaud au moment des « débats Thélot ».  Qu’en a-t-il été par exemple des pistes de réflexion lancées au CA de mai ? L’opposition entre les apports d’un conseil scientifique et la réflexion des groupes de liaison a montré qu’elle était totalement factice. Nous n’avons pas les uns et de moins en moins l’autre, à l’exception près.

 A force de tourner notre langue dans la bouche elle finit par faire des nœuds ! Et comme on ne dit rien, ne nous étonnons pas d’être inaudibles… Pour la Xe fois, depuis, justement, le fameux grand débat  Thélot, nous avons raté le coche, avec l’affaire Goigoux-Frackowiak, d’une réaction commune du groupe des 14 qui s’est faite sans nous. Dans ce nouveau raté, il y a des problèmes de réactivité, en partie liés à des problèmes d’organisation et de répartition des tâches. Mais pas que cela : pas de polémique, pas d’attaques ad hominen***, clame-t-on : résultat une proposition de texte de haute tenue intellectuelle mais qui est restée dans les disques durs… Episode qui démontre au passage la grande difficulté à jouer collectif puisque les réactions souhaitées au texte proposé si elles ont existé ont été faites d’individu à individu et non de chacun à tous !

 Notre faible attractivité est d’autant plus inquiètante que les conditions actuelles, faut-il le redire, sont pires que celles qui ont donné naissance à E&D. La nébuleuse des « tout-fout-le-camp » avec ses ex d’extrème gauche Brighelli ou Le Bris, les ultras libéraux poujadistes de SOS éducation avec le renfort de cathos intégristes influencent fortement Robien, elle s’appuie d’ailleurs sur une autre nébuleuse de défenseurs auto-proclamés de la laïcité et de la République. Les conditions semblent réunies pour qu’E&D retrouve son aura. Sauf que, en 1984, le manifeste fondateur, le 1er n° des cahiers, s’intitulait Les conservatismes dans le système éducatif et n’hésitait donc pas à démonter les ressorts de ces conservatismes, les propositions se lisant en filigrane de leur analyse critique.

La tâche est rude aujourd’hui car nous avons affaire à des forcenés fanatiques. Mais c’est une tâche de salubrité publique car ce discours ultra sommaire – qui ferait passer Milner pour un philosophe de génie – a de plus en plus d’échos (et pas que chez nous, il n’est que de voir la dernière votation suisse). Si nous montrons clairement contre qui nous nous battons donc dans quel camp nous nous situons (il ne s’agit pas ici de « camp » électoral) nous pourrons peut-être redevenir audibles.

 

Jean-François LAUNAY

 

*Nous gardons cependant quelques vieux et prestigieux fidèles : outre André Legrand, Claude Pair, Jacky Simon, la génération Savary, Bernard Toutlemonde encore (mais engagé ailleurs), ajoutons Philippe Meirieu, même s’il reste farouchement indépendant… mais aucune attractivité sur un Forestier par exemple, un Bouvier, ou sur d’autres plasn un Felouzis, un Stéphane Beaud, sans parler de l‘équipe de Rosenvallon.

 

** En complément du bimestriel, une lettre électronique est parfaitement possible, encore faudrait-il qu’elle ait de la matière

 

*** le « pas de polémique » est aussi employé dans les discussions internes : exprimer un désaccord, c’est nourrir la polémique, vaine comme il se doit, surtout si elle a été précédée d’une discussion obligatoirement stérile ; d’autres échanges pourront cependant devenir des débats constructifs…

 

Texte, envoyé en fichier joint, par courriel le 13/11/06

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Conseil d’Administration du 13 mai 2006

au Lycée François Villon, PARIS

 

Présents :  Alain BOULINEAU, Françoise CLERC, Marie-Claude CORTIAL, José FOUQUE, Isabelle KLEPAL, Jean-Yves LANGANAY, Bernard LE BORGNE, Martine LECOMTE, Kheïra MALLION, Marie-Hélène MEYNET, Michel MINETTI, Henri NIEDEROEST, Guy OLIVERO, Michèle OTTOMBRE, Agnès PAON, Yves ROLLIN, Marie RUSCH, Sylvia SIMOULIN-REICHEN, Françoise STURBAUT et Jean-François LAUNAY, (membre associé)

Excusés : Pascal BOUCHARD, Jeanne COMTE, Jean-François DELPORTE, Jean-Luc DUBOUIS, André LEGRAND, André ROUX, Claude REBAUD, Martine TAUSZIG, Christian VANLEYNSEELE.

Ordre du jour :

-         élection du nouveau président

-         élection du nouveau bureau

-         point d’actualité

-         politique d’E&D, journées d’automne

-         programme 2007 : Sénat, colloque

-         Livre bleu

-         publications

-         questions diverses

Élection du président de l’association

 

Comme convenu, José Fouque met fin à son mandat de président après ces trois ans. Yves Rollin est le seul candidat à sa succession. Le vote s’effectue à bulletins secrets.

 

Yves ROLLIN est élu à l’unanimité moins une abstention

 

Mot de José Fouque

Cher(e)s ami(e)s,

Après 3 ans, c'est maintenant une coutume, je passe le flambeau. Et comme mes prédécesseurs Maurice Vergnaud, Christian Vanleynseele, Claude Rebaud, Jean Yves Langanay, je me réjouis de pouvoir poursuivre mon engagement dans cette association de ce point de vue complètement originale. Quatre anciens présidents et leur successeur, la main dans la main. Existe-t-il un autre exemple ?

Ces trois années auront été pour moi d'une grande richesse ;; présider E&D n'a rien de comparable avec la direction d'un établissement. On n'y reçoit la possibilité de continuer l'action que d'une adhésion authentiquement libre des autres. Aussi puis-je aujourd'hui vous exprimer ma reconnaissance pour la confiance que vous m'avez témoignée, chaleureusement, parfois librement critique, toujours profondément amicale. Vous m'avez aidé, encouragé, rassuré quelquefois. Nous avons traversé cette période –il faut bien le dire– bien peu favorable, où plus qu'à l'accoutumée nous nous trouvions dans la protestation. Nous avons traversé cette période, dis-je, en montrant notre capacité à rester une force de proposition reconnue et écoutée. Nos productions ou prises de position en témoignent :

-       le problème de la laïcité,

-       l'amélioration continue de notre site,

-       l'organisation de débats sur tout le territoire, en partenariat avec la Ligue et la FCPE dans le cadre du grand débat pour l'école,

-       le vade-mecum d'E&D avec nos propositions sur des bonnes pratiques,

-       aujourd'hui 4 axes de réflexion pour des propositions leviers à présenter aux politiques.

Nos propositions présentent toujours la caractéristique de chercher à coller aux pratiques professionnelles et à se situer dans le possible, ici et maintenant.

La renommée de notre association dans les lieux stratégiques de notre institution comme son rayonnement dans le groupe des 14 ne faiblit pas. L'intérêt pour nos propositions peut se mesurer aux multiples sollicitations de la presse nationale, des syndicats ou associations.

Nous avons été choisis pour la rédaction du livre bleu du chef d'établissement. Les ouvrages rédigés par nos membres sont appréciés, nos publications et courriers largement reconnus. L'ESEN nous propose d'éditer de nombreux articles en ligne.

Il y a trois ans, je proposais de renforcer la place des enseignants ; aujourd'hui on peut dire qu'ils sont plus nombreux grâce, il faut le souligner, à notre site et au travail de Jean-François Launay.

J'avais également proposé de mieux nous faire connaître des politiques : l'UDF nous a invités à ses Assises où Claude Rebaud a été écouté avec beaucoup d'attention, première étape avant de publier nos propositions en octobre en direction de l'ensemble des partis.

Yves est prêt. Il va nous conduire avec audace et nous aider à poursuivre notre aventure. Je lui souhaite bon courage. Je le remercie aussi pour le travail exceptionnel qu'il a fourni comme Secrétaire Général dans les conditions véritablement difficiles que vous savez.

Je veux finir en vous renouvelant ma gratitude pour votre engagement et votre soutien. Ç'aura été un grand honneur pour moi de présider notre association et de me trouver bien modestement à la place de Maurice Vergnaud pour lequel j'ai tant d'admiration. Mais surtout, je peux vous le dire, ces trois années, en dépit des doutes nombreux, des difficultés, du surcroît de travail, auront été trois années de vrai plaisir, des moments de joie partagée, Nevers, Lyon, Rouen, les journées d'Avignon, dans un climat exceptionnel de sympathie, de convivialité, d'amitié. Merci.

 

Au nom du bureau, Agnès PAON remercie José Fouque et précise que le travail à ses côtés a été un réel plaisir.

 

Mot d’Yves Rollin

A mon tour de remercier personnellement José pour son amitié mais aussi pour sa dimension intellectuelle et humaine et pour sa vivacité exceptionnelle. Je lui succède donc et je suis évidemment ému et reconnaissant pour la confiance qui m'est accordée à travers cette mission.

Je tiens à vous exprimer mes remerciements, à vous tous, membres du CA. Je suis conscient de mes limites mais le fait de ne pas me sentir seul et de travailler dans un climat d'une grande qualité humaine m'a fait accepter cette lourde charge.

Sous le mandat de José, alors que la situation n’a pas toujours été facile, nous avons pu constater pour notre association un progrès indubitable : nous avons su travailler dans un esprit de paix et de sérénité.

Aujourd’hui j’ai conscience de la difficulté de la tâche. Nous vivons un moment charnière et je crois que plus que jamais Éducation & Devenir a un rôle fondamental à jouer. Dans le contexte actuel, notre association doit être un espace de repères et de cohérence. Nous devons nous mobiliser, nous redynamiser, or  je suis par mon âge le signe d'une erreur de l'association : celle de n'avoir pas su rajeunir ses cadres...

L’engagement militant est aujourd’hui indispensable à la survie de l'association. Je lance un appel à tous, nous devons renforcer l’action de terrain et témoigner de ce qui marche, nous devons développer la réflexion dans les académies, affirmer nos valeurs et proposer l’adhésion. Nous devons occuper le terrain du débat politique et formuler des propositions avec audace et conviction. Pour cela, nous avons besoin des capacités de tous, celles des praticiens, des experts et des chercheurs, en sollicitant aussi l’éclairage et l’appui de penseurs de haut niveau.

 

Élection du bureau
 

10 candidats autour d’Yves ROLLIN, par ordre alphabétique :

-       Alain BOULINEAU

-       Jean François DELPORTE

-       José FOUQUE

-       Isabelle KLEPAL

-       Jean-Yves LANGANAY

-       Martine LECOMTE

-       Guy OLIVERO

-       Agnès PAON

-       Françoise STURBAUT

-       Martine TAUSZIG

Le vote s’effectue à bulletins secrets. Le bureau est élu à l’unanimité

Répartition des fonctions et tâches au sein du bureau :

Yves ROLLIN

Président

José FOUQUE

Ministre d’État, conseiller et penseur

Jean-Yves LANGANAY

Ministre d’État, conseiller et penseur

Martine LECOMTE

Secrétaire générale

Jean François DELPORTE

Trésorier

Alain BOULINEAU

Organisation des manifestations

Guy OLIVERO

Animation dans les académies

Martine TAUSZIG

Comité de rédaction des cahiers

Agnès PAON

Courriers bimensuels

Isabelle KLEPAL

Secrétariat des instances

Françoise STURBAUT

Recherche de sponsors

Henri NIEDEROEST (membre associé)

Journées d’automne (Avignon)

Point d’actualité
1- Les événements liés aux mouvements anti-CPE

Les membres du CA apportent différents témoignages dont il ressort quelques constats sociologiques :

-       Mouvement fort dans les grandes villes. Espace rural moins touché que l’espace urbain, avec parfois une forte médiatisation pour peu de choses.

-       Mouvement qui touche les facultés et les lycées, les lycées professionnels de façon moindre. Quelques manifestations en collège avec des confusions du genre « non au  CPE, oui au CDI ».

-       Mouvement fort dans les couches favorisées, surtout à proximité des facs, avec un glissement de la révolte des étudiants vers les lycéens.

-       Sentiment d’aggravation du clivage scolaire. Deux franges se sont saisies du mouvement : une frange favorisée, qui a le moins à redouter du CPE, s’en est saisie « intellectuellement », une frange en rupture scolaire s’en est saisie « viscéralement ».

-       Pessimisme pour les zones défavorisées, dénigrement systématique, phénomène révélateur d’une société qui a accru ses divisions.

Sur les effets du mouvement :

-       En positif : dialogue renoué dans certains établissements entre lycéens, professeurs et direction, demande de débat, d’explication théorique.

-       En négatif : Absentéisme et déscolarisation accrus, phénomènes de décrochage. Pression des parents sur la vie scolaire, manque de cohésion, tension entre professeurs et vie scolaire.

Quelques éléments de réflexion et d‘analyse :

-       Crise qui montre le délitement des instances de dialogue. Réapparition des mouvements de novembre 2005, la tension n’est pas retombée.

-       Lame de fond indiscutable avec véritable appropriation politique de la jeunesse (70% contre le CPE)

-       Emergence de l’anarcho-syndicalisme avec une grave confusion sur l’exercice de la démocratie

-       Confusion des missions entre EN et Ministère de l’Intérieur : injonction aux proviseurs pour rouvrir tous les lycées, quitte à recourir à l'intervention de la police... Calme et dialogue demandés aux forces de l’ordre.

-       Une interrogation : en décembre on se disait débordé par les casseurs, en mars curieusement les casseurs sont maîtrisés !...

Dans les universités :

-       Des contrastes d’une fac à l’autre, les filières scientifiques moins touchées que les filières littéraires et des sciences de l’homme où les étudiants se sentent « floués ».

-       Les plus mobilisés ont été les plus jeunes, avec parfois une certaine forme d’encouragement à l’anarchie de la part des syndicats enseignants.

-       La crise du CPE est révélatrice de la crise des universités et du malaise des étudiants. On paye d’une part l’organisation de l’année universitaire où le 2ème semestre est creux, propice au décrochage et à la démobilisation, et d’autre part la confusion autour de la mise en œuvre du LMD. Enfin, la crise du CPE pose le problème de la professionnalisation des enseignements.

2- La LOLF Nécessité de faire remonter des académies les constats et les effets la LOLF : est elle un outil bloquant ou une opportunité à saisir ?
3- Le socle commun Texte trop récent mais il faudra prendre position.
Politique d’E&D, journées d’automne
Objectif pour E&D : être en mesure d’organiser en janvier 2007 une journée d’étude exceptionnelle au Sénat avec le groupe des quatorze pour une interpellation des partis politiques dans la perspective de l’élection présidentielle.
Reprise du texte proposé à l’AG du colloque de Rouen. 

Françoise Clerc rappelle l’origine de cette préoccupation :

-       Le scandale sur la lecture : emprise obscurantiste du ministère ; des chercheurs censurés...

-       Discours idéologique sur l’école, discours prescriptif et normatif sur les idées, manque de pragmatisme, on ne tient pas compte des marges de manœuvre.

D’où il ressort actuellement :

-       Le besoin de réfléchir sur la manière d’amener le changement, concept de changement mal vécu dans l’Éducation nationale.

-       Le besoin de connaître ce qui se passe ailleurs : comparer pour mieux comprendre et regarder comment d’autres ont trouvé des solutions.

-       Le problème fondamental de la pratique pédagogique des enseignants.

 

Les 4 pistes de réflexions :

1.      L’École et son environnement physique et social. Les familles, le quartier, les groupes sociaux. Quels rôles pour les partenaires, les institutions et pour les collectivités ? Coupure avec le milieu et tentative d’invasion de l’école.

2.      La logique des pratiques professionnelles et des comportement des élèves et des professionnels de l’École : métiers d’enseignants / métiers d’élèves, Comment créer les conditions du croisement et l’optimisation de ces effets ? (Sachant que les élèves ne sont pas des progressistes...)

3.      Quelle marges de progression se donner ? Question du réalisme, penser  en termes de conditions de progrès. Fixer quelques cibles atteignables et en même temps anticiper les conséquences sur le travail des élèves, des enseignants et de l’ensemble des autres corps de métier gravitant autour des établissements scolaires.

4.      Quelles méthodes adopter pour accompagner ce processus d’amélioration à tous les niveaux de l’État et des hiérarchies ? Méthode de pilotage du système, en finir avec le mythe des établissements tous égaux,  et avec la conception d’une diffusion du haut vers le bas, permettre les initiatives locales dans un ensemble cohérent.

 

La discussion qui suit la présentation de Françoise Clerc porte sur le clivage idéologues/chercheurs, sur la « dynamique de la refondation » pour E&D et sur la méthode de travail à adopter.

 

Face à l’idéologie

La ligne idéologique ne tient pas compte de la réalité, elle est réfractaire à toute rationalisation. On ne peut plus raisonner comme quand l’école faisait son effort de massification, résister nous amène à accumuler du retard (même si la massification est remise en cause par l’apprentissage junior). La résistance traduit une forme de repli, on est plus combatif  quand on est dans la proposition.

Entre pause et réaction, entre idéologue et chercheur, la troisième voie est celle des praticiens, or ce savoir n’a pas de statut, nous avons une histoire, un réseau (force du groupe des 14). Au niveau de l’établissement, on a des choses à dire, notre responsabilité est de dire ce qui se passe réellement, pour avoir un paysage global dans sa simultanéité. Selon le point de vue on a pas le même diagnostic, or les gens oublient de dire quel est leur point de vue.

 

Problème aussi de diffusion de l’information : les journalistes font l’opinion en donnant la part belle aux idéologues, ils véhiculent un discours négatif sur l’école.

Attention cependant à ne pas séparer fortement idéologues et praticiens : certains praticiens se retrouvent dans le discours des idéologues. Prenons acte de nos contradictions, du décalage entre ce que l’on a l’intention de faire, et de ce que l’on peut faire réellement.

Trois idées fortes ressortent de la discussion :

-       L’état des lieux est entaché de position politique

-       Les praticiens savent quelque chose de légitime

-       La diffusion de cette information est de notre responsabilité

 

La dynamique de la refondation pour E&D

E&D a besoin de se ressourcer, de refonder. Est-ce un temps de pause pour l’association ?  La réflexion de fond est à articuler avec une réactivité face à l’actualité. Et la réflexion universitaire est à articuler avec la pratique de terrain.

Pas de malentendu sur la notion de rupture dans notre association, les points de résistance sont aussi des points d’interrogation.

Face à l’impuissance des politiques, E&D a un rôle à jouer dans l’institution, c’est une opportunité à saisir et en même temps, E&D doit se sécuriser en tant que collectif.

E&D semble bien un groupe de réflexion, mais deux éléments sont à revisiter :

-       E&D comme groupe de liaison et de proposition

-       Fonctionnement du CA et la « production » des journées d’automne

La méthode de travail

Les 4 axes proposés par Françoise Clerc apparaissent à certains plutôt comme 4 étapes, comme une démarche.

Nécessité de problématiser : il ne s’agit pas de décrire des solutions, mieux vaut faire des analyses de problématique, commencer par trouver les problèmes et essayer de les analyser. Sur le terrain, que disent les familles ? Pourquoi les problèmes émergent ? Quel rôle pour l’école ?

Profiter du site et du forum pour les échanges et la diffusion.

Transmettre un plan de travail aux académies, afin qu’émergent :

-       un diagnostic

-       des propositions sur les orientations

-       des propositions sur les méthodes (les stratégies locales peuvent amener des différences, la faisabilité doit être dissociée de l’analyse du diagnostic)

 Objectifs et points de vigilance :

-       proposer des questions aux élus

-       comment faire pour que les propositions ne soient pas occultées par l’idéologie

-       prévoir la diffusion des travaux

Le CA s’est alors attaché à déterminer des pistes concrètes de réflexion pour le travail des académies.

Pistes de réflexion proposées aux académies par le CA
1 -  La formation
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rôle, centration sur les pratiques

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lien avec le collectif des enseignants de l’établissement (conseil pédagogique)

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contexte de ressources de l’établissement

2 -  Initiative locale / cadrage national
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décentralisation, niveaux de décision

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expérimentation, déréglementation ?

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relations avec les pouvoirs locaux

3 -  La pédagogie
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comment est-elle prescrite ? cadrage ou prescription ?

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comment est-elle mise en œuvre ?

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les décalages entre ces deux approches de la pédagogie (ex : socle commun, aide individualisée, PPRE.

Le socle commun

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risque ou opportunité ?

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un enjeu associatif : os à ronger ou rénovation possible du travail en collège ?

4 -  Fracture sociale / fracture scolaire
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place de la formation / place de l’éducation

NB : cet axe peut être proposé en fil rouge des questionnements précédents, il est légitime pour notre association au vu de notre charte, il peut aussi être proposé en amont ou en conclusion de la réflexion.

Remarques méthodologiques :
 

-       la réflexion doit être étayée par des études de cas approfondies

-       elle doit être illustrée par des expériences

-       les thèmes proposés ne sont pas limitatifs : laisser le champ ouvert à l’introduction d’autres problématiques

Appel à lancer pour collecter aussi des exemples à l’étranger, à l’aide des ressources Eurydice et INRP.*

L’ensemble de ce travail dans les académies doit alimenter la réflexion des journées d’automne, afin de dégager une plate-forme de propositions dont nous débattrons ensuite avec nos partenaires.

NB : entre juillet et novembre, phase de contacts avec nos partenaires en donnant un message clair sur nos orientations.

Programme et calendrier 2006-2007
Journées d’automne : 13,14 et 15 octobre 2006 en Avignon

programme défini ci-dessus préparé par la réflexion dans les académies

 

Sénat : 22 janvier 2007  journée d’étude exceptionnelle : interpellation des politiques, nos propositions définitives étant soumises aux candidats à l’élection présidentielle.
Colloque : 23, 24, 25 mars 2007 à Grenoble  thème : l’école et son environnement (à affiner en Avignon)
Point financier (peu abordé, en l’absence de Jean-François DELPORTE)
 

Question des possibles déductions fiscales pour compenser les frais de déplacement : Marie-Hélène se renseigne sur le site des impôts.

Pour les journées d’octobre, la décision du CA est maintenue : chacun verse 50€ et les frais de transport sont remboursés.

Livre bleu du chef d’établissement
 

Affaire suivie par Alain Boulineau.

La rédaction du livre bleu édité par le CRDP d’Orléans est confiée à plusieurs partenaires. E&D est chargée de la troisième partie « Responsabilité pédagogique et éducative du chef d’établissement », soit environ 100 pages. Manuscrit à remettre pour le 3 septembre 2006.

Répartition des chapitres :

-       Rôle pédagogique du chef d’établissement : José Fouque

-       De la pédagogie du projet : Martine Lecomte et Isabelle Klépal

-       Action et recherche pédagogique : Françoise Clerc

-       TICE : Jean-François Delporte

-       Orientation et insertion : ESEN

-       Vie scolaire : ESEN et E&D, Jean-Yves Langanay et Alain Boulineau

Un plan détaillé doit être communiqué pour le 20 juin 2006.

Publications E&D
 

Agnès PAON relance son appel à contributions (éditoriaux, articles,... ) pour les Courriers bimensuels.

Prochaines parutions des Cahiers :

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Handicap :      mai 2006

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Pratiques artistiques :            novembre 2006

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Actes du Sénat :        janvier 2007

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Actes du colloque :    avril 2007

En préparation : Échec en seconde/Orientation (par Lyon)

Rappel : le contrat avec le CRDP de Lyon qui édite les cahiers est de 3 cahiers par an en version papier + un cahier en pdf. Le cahier qui colle le plus à l’actualité étant celui des actes du Sénat, c’est celui-ci qui paraîtra en version pdf.

De manière générale, les textes d’actualité sont à publier plutôt dans les courriers ou sur le site car le calendrier de sortie des cahiers impose des délais trop importants.

Questions diverses
 

Les Cahiers Pédagogiques ont sollicité E&D par l’intermédiaire de Florence Castincaud. Ils publient un numéro sur les sanctions et souhaitent un article sur le Conseil de discipline. Yves Rollin verra ce qu’il peut faire.

 

Le CA rappelle les pistes proposées à Avignon pour l’engagement militant :

1.    Diffuser les courriers dans les bassins.

2.    Abonner les établissements.

3.    Les manifestations académiques. Afficher l'ensemble des conférences et manifestations prévues sur le territoire. Réunir un petit noyau par département une accroche une conférence avec une personnalité. En multipliant les conférences favoriser les moments de convivialité. Penser à regrouper les académies limitrophes.

4.    Mieux informer. Généraliser la pratique des mini messages et des comptes rendus.

5.    Partenariat à mettre en place sur chaque animation. « Noyautage » et maillage des dispositifs académiques. S'introduire dans les IUFM et DAFIP. Utiliser le réseau des documentalistes.

6.    Travail académique ou inter-académique sur des thèmes pour alimenter les courriers et les cahiers. Nécessité d'une réflexion nourrie tout au long de l'année. En particulier, réfléchir sur le conseil pédagogique.

7.    Mieux encore utiliser les ressources du site et des TICE. Développer l'accès à l'Internet par un accès sécurisé pour adhérents, sympathisants etc. Favoriser une rubrique d'actualités dans les académies. Penser à créer tous les liens possibles avec d'autres sites.

8.    Recrutement. Faire adhérer au-delà de l'EN à proprement parler. Recruter davantage d'enseignants. Recruter dans notre environnement proche en se donnant des objectifs (1 à 3 adhésions chacun).

9.    Développer les relations avec le primaire : cahier école/collège, une rubrique dans les cahiers.

 

*Veille Scientifique de l'INRP : http://www.inrp.fr/vst/

Eurydice : l'éducation en Europe, son réseau, ses études ... http://www.eurydice.org/accueil_menu/fr/frameset_menu.html

 

CR d'Isabele KLEPAL

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE ROUEN 31 mars 2006

 
BILAN MORAL

 

L’Association a globalement réalisé le programme annoncé.

 

Le thème récurrent des « élèves » s’est affirmé tout au long de l’année, ce furent lors des journées d’Avignon les interventions de Françoise LORCERIE et de Jean Charles CAYLA.

 

La journée du Sénat a connu un bon succès.

 

Enfin le colloque de Rouen a permis d’approfondir la connaissance des élèves à travers un certain nombre d’interventions de grande qualité dont celles d’Anne Barrère et d’ Alain Michel.

 

Rarement le lien entre notre programmation et l’actualité aura été aussi fort.

Notre réflexion s’en trouve  enrichie et nous parvenons à une étape nouvelle. Pendant 20 ans  Éducation et Devenir s’est trouvée à l’avant garde de la réflexion, nombre de ses propositions ont reçu un accueil très positif de la part des décideurs (projets d’établissement, activités transversales, ECJS, Conseil pédagogique…).

Néanmoins un constat s’impose : le système scolaire n’a jamais pu mener à terme pendant ces vingt dernières années les réformes qu’il a initiées.

 

Cette année encore des membres du bureau ont été invités à collaborer à de nombreuses manifestations et sollicités pour la rédaction d’articles …

 

A partir de là Education et Devenir doit concevoir une nouvelle approche qui permettra en s’appuyant sur les propositions introduites par José FOUQUE et élaborées par Françoise CLERC autour de quatre axes de travail possibles :

 

L’école et son environnement : familles, quartier et groupes sociaux,

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Analyser pour comprendre les logiques  pratiques des professionnels, les logiques des comportements des élèves,

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Quelles est la marge de progression en matière d’organisation du travail et de définition des métiers ?

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Quelles méthodes adopter pour accompagner ces processus d’évolution ? (Tirer la leçon du passé marqué par la satiété des réformes, les effets médiocres de la formation et l’enlisement des grandes concertations nationales.

 

Les journées d’octobre devraient nous permettre de dégager une plate forme de propositions dont nous débattrons ensuite avec nos partenaires.

Dans une étape suivante nous soumettrons les propositions définitives aux candidats à l’élection présidentielle.

 

 

 

Question :

JF Launay souhaite voir l’association plus réactive sur certains dossiers.

 

Réponse :

L’association s’est impliquée sans réserve dans quelques débats (lecture, suppression des subventions aux associations éducatives). Son potentiel d’engagement reste néanmoins  limité.

 

Question :

Odile Dambricourt évoque son désagrément à la suite de la non-parution d’un article.

 

Réponse :

L’article est en fait paru dans un courrier.

 

Question :

Odile Dambricourt s’inquiéte suite à l’absence de remontée des problématiques.

 

Réponse :

Agnès Paon répond qu’elle n’a  eu  de cesse d’envoyer des mails. Les engagements sont trop rarement tenus.

 

Enfin Odile Dambricourt souhaite que les photographies des candidats aux élections du CA apparaissent sur le site avant les élections.

 

L’idée est retenue.

 

 

 

BILAN FINANCIER

 

L’équilibre relatif réalisé grâce aux efforts accomplis ces 3 dernières années est menacé par la baisse du nombre d’adhérents. On vit le paradoxe de voir l’association de plus en plus sollicitée et appréciée alors que l’engagement de ses membres faiblit.

 

Un appel est lancé pour que les 80 adhésions qui font  défaut  par rapport à l’année précédente soient retrouvées. 

 

 

Élections du vendredi 31 mars 2006

 

Votants 75

 

Élus

 

 

LYON                                     Françoise STURBAUT                   74

ROUEN                                 Martine LECOMTE                          73

BORDEAUX                         Guy OLIVERO                                  72

AIX-MARSEILLE                  Henri NIEDEROEST                       71

VERSAILLES                       Christian VANLEYNSEELE           69

AMIENS                                 Marie Claude CORTIAL                  67

NICE                                       Michel MINETTI                                67

GRENOBLE                          Jean-Louis DUBOUIS                     63

CRETEIL                                 Marie RUSCH                                 62

 

Non Élue

 

AIX-MARSEILLE                 Ariane CAREL                                 56

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 26 novembre 2005
 

Paris Lycée F. Villon 

Excusés : J.Y.LANGANAY, A. BOULINEAU, F. CLERC, F. JOUY, M.H. MEYNET, A. LEGRAND

 

Ordre du jour :

 

-         Préparation de la journée du Sénat : 9 Janvier 2006

-         Préparation du colloque

-         Point sur la situation actuelle et propositions de E et D

-         Les publications

-         Le Site Web : Enquête

-         Vie des Académies.

 

Sénat :

 

Le Président, José FOUQUE demande à ce que l’on fasse un point rapide sur la préparation de la journée au Sénat :

Il apparaît que tout n’est pas encore bouclé pour les politiques et pour la table ronde. Cela devrait l’être à la prochaine rencontre.

Les Politiques : Pierre CARDO, UMP et Manuel VALS, PS sont pressentis.

 

Pour JC FORTIER : Fiche Biographique et bibliographique

 

Objectif de travail de la Matinée :

Se recentrer sur les pratiques :

10h-11h : Réflexion sur l’actualité à partir des 5 lois  mises en œuvre par le Gouvernement et répercussions sur les académies et les établissements

q       Loi BORLOO,

q       Loi FILLON

q       Loi sur le handicap

q       Loi de décentralisation

q       LOLF

q       Mise en place du protocole sur les remplacements

q       Analyse Vague de violence

q       Apprentissage

q       Evolution REP-ZEP

 

Travail par groupes de 5,

Analyse et pour chacun des thèmes retenus : dire, pour nous quel est le risque principal dans la situation présente.

Proposition de mesures concrètes dans la pratique de nos métiers respectifs, pour éviter le risque dénoncé..

 

Synthèse :

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 Loi Borloo : Mise en place très inégale suivant les académies. L’éducation est peu concernée.

Cependant il semble qu’il faille « faire du chiffre » avec les CAE… Certains rectorats imposent des quotas, et des profils de postes.. : Quel rôle jouons nous dans l’insertion de ces personnes ? quel accompagnement ?

L’impression est qu’il n’y a plus d’argent et que la LOLF sert d’alibi pour cacher la pénurie !

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LOLF :

Lolf = Bolf !!!

Structurante pour l’état,  Il existe des marges de manœuvre …mais quels indicateurs 

Mais risque de victoire des administratifs… diminution de l’autonomie des établissements .. pression accrue sur les cadres , exigences de résultats .. etc..

Décentralisation : Multiplication des EMOP.. risque d’externalisation des services ?  regroupement des services de cantines ? risque de n’avoir plus personne dans les établissements au niveau des personnels TOS

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Loi FILLON : .. se pratique déjà sur le terrain ..formalisation des remplacements = blocage et régression sur le terrain. Sur quels ressorts pouvons nous nous appuyer pour faire fonctionner le système ?

 

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Loi sur le handicap : comment accompagner les équipes ?

 

La réflexion dans les groupes a été riche, mais il est évident qu’il fallait plus de temps pour approfondir sur les différents points..  la réflexion est à continuer dans les académies.

 

 

 

Propositions concrètes :

q       CA, CAE, ; Lolf : Mise en place des P.A.P.E. ( construction des budgets) Lisibilité de la gestion des moyens ; notation, mixité sociale, apprentissage. ; Formation des néo-titulaires/ environnement

q       DECENTRALISATION : EMOP, TOS²des EPLE,

q       Handicap : Formation des personnels, information, formation aux gestes de premier secours pour tous

q       Autonomie des établissements : pas d’injonctions inconsidérées

q       Protocole : S’envoyer respectivement des protocoles qui marchent et les techniques d’application .

q       Redoublement : bilan de compétence .. GAIN

q       Statut des enseignants : formation initiale et continue

q       Structure juridique des bassins ?  avec IPR coordonnateur, échelle géographique la plus adaptée à l’apport d’informations..

 

Le CA demande que les points suivants soient travaillés dans les académies  et que des propositions soient faites pour l’AG du colloque de Mars :

 

q       Réflexion sur l’évaluation des personnels enseignants :

1.     Quelques points d’ancrage : co-évaluation : chef d’établissement + personnel extérieur, style DRH, ensemble ou l’un après l’autre ??

2.     Travail sur la notation au mérite et lettre de mission pour tous , le fond étant privilégié sur la forme

3.     notation juste et explicite …

4.     Entretien conclu par proposition de formation et/ou de contractualisation

5.     Validité de la notation au mérite alors qu’actuellement on ne parle que de gestion économique ??

 

D’autres points sur lesquels il serait souhaitable de réfléchir en académies :  Le contenu des séquences de remplacement,

La formation des élèves délégués, L’éducation à la citoyenneté,

Les AG de Parents… les réunions de parents d’élèves .. pourquoi pas un « Délégué flash pour les parents d’élèves » ?

Le Budget ,  Un élément de la politique d’établissement ..

 

COLLOQUE :

 1ère conférence : François DUBET

2ème conférence : M. FAYOL-NOIRETERRE, Juriste

ou, Thierry VINCENT, Pédago, Pris en charge par l’ESEN

 

Samedi Matin :

Hervé HAMON ou ESTABLET…

La Table ronde avec des personnes de terrain..

Samedi après midi,

Ateliers   et soirée festive..

 

Dimanche matin,

Alain BOUVIER : Réaction aux ateliers et élargissement…

 

Jean Paul DELAHAYE..

 

Autres propositions pour la table ronde : Regards croisés  Hélène MATHIEU, IG  ET et vie scolaire…

 

SITE INTERNET d’E & D

JF Launay, le ouèbe maître de l’association fait un point critique sur la prise en compte du site au sein de l’association (enquête, 15% de réponses !) : on peut attribuer ce faible score au fait qu’elle était trop « fermée » et qu’elle ne respectait pas l’anonymat des réponses, mais on peut y discerner sans doute, chez certains, un faible intérêt pour Internet, voire une défiance pour un outil qu’on ne maîtrise pas. Des outils traditionnels (téléphone, courriers, réunions) sont au moins aussi chronophages, cependant le manque de temps sera mis en avant (aussi bien pour expliquer la non consultation du site que l’absence d’échanges au sein d’E&D).

La conception du site qui ne se veut pas qu’une « carte de visite » de l’association, mais aussi le reflet de la vie éducative globale, entraîne une impression de déséquilibre : le volet « actualités éducatives » évolue bien sûr plus vite que le volet association, d’autant que ses « nouveautés » (nouveau cahier, édito du courrier, par ex.) sont déjà souvent connues des adhérents. S’y ajoute le peu de remontées de la vie des groupes académiques.

Le site dit « réservé » aux adhérents, même s’il est peu consulté, peut devenir progressivement une mémoire facilement consultable.

 

Certains membres du CA affirment qu’ils utilisent le site aussi souvent qu’ils le peuvent : recherche d’informations, impression de documents, (le problème est le temps qui ne permet pas, pour certains de creuser plus ou de répondre aux enquêtes… )

 

Proposition : Améliorer la page d’accueil en mettant mieux en relief l’association…

Attention aux gens qui écrivent et qui ne sont pas adhérents ..

 

José FOUQUE demande que les éditoriaux mis en ligne sur le site soient accompagnés des titres de articles du courrier…

Il estime que les coordonnées des membres du bureau et des correspondants académiques doivent être sur le site « public ».

 

JF LAUNAY prend note des propositions de chacun ; il se réjouit d’apprendre que certains se servent du site pour diffuser les idées d’E&D, mais il suggère, plutôt que d’imprimer des pages du site, de se contenter d’une « amorce » ou d’un résumé et de renvoyer par un lien à la page concernée.

 

Statistiques annuelles (2005) du site (cliquer)

  

Cahiers de l’association..

 Une nouvelle convention est à l’étude avec le CRDP de Lyon car actuellement nous ne répondons pas à la convention en cours. Les cahiers nous reviennent trop cher et il faut revoir le système des publications ; nous passerions de 4 cahiers « papier » à trois ; le 4e cahier serait distribué par courriel au format *.pdf.

La possibilité de commande et paiement en ligne doit être mise à l’étude.

Augmentation du prix du cahier « papier » : 19€50

Actuellement, nous avons 3 cahiers prêts ou quasiment prêts..

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Intégration des handicapés

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pratiques artistiques en établissements scolaires

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Cahier de F. CLERC sur l’accompagnement scolaire

 

La vie des Académies  

Chaque fois qu’une académie propose une conférence , le faire en partenariat systématiquement avec la FCPE, la PEEP et la Ligue de l’Enseignement, faire un texte pour le site..

Développer les relations avec le primaire.. pourquoi pas un cahier Ecole-Collège ?

Nous introduire dans les IUFM…, chez les Documentalistes.

Abonner nos établissements d’office

Mettre en place des actions par bassins pour faire connaître E et D

Adhésion possible à E et D de personnels extérieurs à l’ED Nat

Pour chaque action menée, préparer une documentation E et D

 

B. LEBORGNE se propose pour faire le lien avec les académies: méthodologie, outils, création de banque de données, listes de diffusions. (bernard.le-borgne/ac-nantes.fr remplacer / par @).

 

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CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 21 MAI 2005

 

 

Présents :

P. BOUCHARD. A. BOULINEAU. C. BROSSARD. JF DELPORTE. JL DUBOUIS. J. FOUQUE. F.JOUY. I.KLEPAL. JY LANGANAY. B.LE BORGNE. K. MALLION. MH MEYNET. H. NIEDEROEST. G. OLIVERO. M. OTTOMBRE. A. PAON. Y.ROLLIN. M. RUSCH.  S. SIMOULIN-REICHEN. C. VANLEYNSEELE.

 

Excusés :

C. REBAUD. A. ROUX M. TAUSZIG (présente au bureau).

 

Le CA renouvelé après l’AG du 1er avril est ouvert par un tour de table où chaque membre (nouveau ou ancien) se présente.

 

Bilan du colloque de Lyon

 

Les membres du CA sont unanimes pour louer la qualité du colloque de Lyon tant au niveau des contenus que de l’organisation. Ils tiennent à féliciter l’équipe organisatrice pour son efficacité, la cordialité de l’accueil et l’agrément du séjour à Lyon.

Plusieurs intervenants insistent sur l’apport intellectuel de ce colloque mais aussi sur les idées qui ont pu être utilisées rapidement dans leurs pratiques quotidiennes.

Ce bilan conduit le CA à interroger de  nouveau sa relation aux enseignants : le thème avait un contenu nettement pédagogique mais nous devons continuer à travailler nos postures professionnelles : regard souvent critique voire globalisant des personnels de direction à l’égard des enseignants, difficultés des enseignants à trouver leur place à E&D.

Quelques rappels sur la singularité de notre identité et de nos ambitions (différences avec l’AFAE qui rassemble des administrateurs) conduisent à souhaiter le maintien des « regards croisés » avec réalisme et ambition. Ainsi, nos tentatives d’extension vers le 1er degré étaient vouées à l’échec, faute de relais pertinents. De même nos rapports à l’université se limitent aux universitaires qui interviennent dans nos manifestations.

Si le ciment le plus stable reste notre attachement aux valeurs du système éducatif, nous nous accordons pour penser que des thèmes conjuguant pratiques professionnelles et thèmes pédagogiques sont les plus pertinents pour réaliser cette convergence souhaitée des points de vue.

Des sujets comme le conseil pédagogique ou le projet vie scolaire peuvent y contribuer.

 

Echanges sur l’actualité

 

Les témoignages des chefs d’établissement marquent inquiétude et désarroi quant aux formes les plus radicales prises par le récent mouvement lycéen : comportements violents visant à détruire ou dégrader, insultes ou menaces à l’égard de personnels de direction conduits à faire assurer la sécurité des personnes et des biens par les forces de police, illisibilité des revendications, etc.

 

L’observateur extérieur présent cite, sans ligne de force apparente, une liste de faits inquiétants :

-         la difficulté de lire et comprendre ce mouvement lycéen, notamment quand des élèves de « bons » lycées sombrent dans la grande violence ;

-         la rencontre du directeur du CNDP et d’un syndicaliste dans le même service des urgences après qu’ils se soient physiquement affrontés ;

-         un congrès de la PEEP où les divergences ont abouti à des affrontements physiques et l’impossibilité matérielle d’élire l’équipe de direction ;

-         quand on parle du ministre de l’Education, la question récurrente : lequel ? le précédent, l’actuel ou le suivant ? ;

-         un premier ministre qui se fait l’attaché de presse du dernier opus de « Stars war » (la force continentale) ou (palme d’or de l’incivisme) qui conseille l’abstention à ceux qui seraient tentés de voter non au référendum ;

-         un seul journaliste français au sommet européen de BERGEN sur l’éducation,

-         un gouvernement de plus en plus caractérisé par l’attentisme…

 

D’autres témoignages citent :

-         une intervention de nervis parisiens de droite et d’extrême- droite dans une petite ville de province, responsables de tags antisémites sur les murs d’un collège et d’incendies de voitures de membres de la communauté turque ;

-         des lycéens se livrant à des manifestations scatologiques ou des pratiques sexuelles débridées dans un lycée.

 

La discussion porte sur notre difficulté à comprendre les réactions inédites de lycéens quand elles atteignent un tel niveau de violence. Nous aurons probablement à réfléchir sur ces nouveaux « rebelles, ingérables ou exclus » apparemment portés par un individualisme forcené.

 

Thèmes du colloque et de la journée du Sénat :

 

        Colloque :

 

Dans la continuité logique des échanges précédents, un consensus se dégage rapidement  sur le thème :

« Mieux connaître les élèves d’aujourd’hui… »

Quinze ans après la publication de l’ouvrage de François DUBET, « les lycéens », nous souhaitons un croisement des regards universitaires : sociologie, sciences de l’éducation, psychologie voire psychiatrie pour mieux appréhender les éventuels « nouveaux publics » en évitant une approche trop parcellaire des « exclus, rebelles, inadaptés, ingérables » particulièrement difficiles à définir et à inscrire dans des catégories fermées et incertaines.

 

Nous aurons à décider à l’automne du choix du lieu : Rouen, l’ESEN (Poitiers ou la Rochelle) ou Aix.

Les dates proposées : 31 mars, 1er et 2 avril 2006.

 

         Sénat :

 

  La discussion s’inscrit aussi dans la continuité des interrogations précédentes : les lycéens et la politique, la perte de légitimité de l’Ecole, l’écart entre espace public et espace privé. Le souhait de croiser la question de la légitimité de l’Ecole et le rapport entre les élèves et la politique conduit à un accord sur deux formulations possibles :

«  l’Ecole en crise de légitimité » ou « l’Ecole dans une société en crise ».

Le lieu approuvé par le CA reste le Sénat.

Date proposée : le 16 janvier 2006.

 

         Journées des militants

 

Elles auront lieu au YMCA de Villeneuve les Avignon les 30 septembre, 1er  et 2 octobre 2005.

Le principe de mutualisation des frais de déplacement est reconduit par le CA.

 

Point sur la trésorerie :

 

Les comptes s’améliorent avec un exercice bénéficiaire sur le colloque de Lyon mais un nombre d’adhésions de nouveau en baisse : 375 contre 550 l’an dernier à même date.

 

 

 

 

Election du bureau :

 

Avant de présenter les candidatures au bureau, le président, José FOUQUE fait le point sur les demandes de non renouvellement :

-         Claude REBAUD souhaite « prendre du champ ». José au nom du CA lui adresse un témoignage collectif de reconnaissance pour l’importance de son action depuis la naissance de l’association et dans les fonctions exercées tant en qualité de secrétaire général que de président. Claude continuera cependant d’alimenter la réflexion collective notamment à l’occasion des journées d’automne ;

-         Yves ROLLIN, pour des raisons personnelles, ne souhaite pas poursuivre ses fonctions de secrétaire général tout en acceptant l’idée de transition avec un éventuel successeur ;

-         Jean-Yves LANGANAY pourrait faire valoir son obligation de retrait en cas de nomination sur un emploi ;

-         José FOUQUE confirme son intention de mettre un terme à son mandat à l’issue des trois années prévues dans sa déclaration de candidature, soit l’élection d’un nouveau président au colloque de 2006.

 

Christiane BROSSARD se dit disposée à céder sa place  si de nouvelles candidatures se manifestent.

Martine LECOMTE accepte l’idée de préparer une transition avec Jean-François DELPORTE sur la trésorerie.

Christian VANLEYNSEELE accepte de relayer Yves ROLLIN au secrétarait général.

 

José FOUQUE propose la composition suivante du bureau (ordre alphabétique) :

 

-         Alain BOULINEAU

-         Christiane BROSSARD

-         Jean-François DELPORTE

-         José FOUQUE

-         Jean-Yves LANGANAY

-         Martine LECOMTE

-         Henri NIEDEROEST

-         Guy OLIVERO

-         Agnès PAON

-         Yves ROLLIN

-         Martine TAUSZIG

-         Christian VANLEYNSEELE

 

Le CA  élit ce bureau à l’unanimité.

La répartition des tâches sera adaptée lors du prochain bureau des 13 et 14 juillet 2005.

 

Publications

 

         Livre bleu des chefs d’établissement

 

Education & Devenir participe à la nouvelle rédaction du livre bleu avec le CRDP d’Orléans-Tours. Les membres du CA seront appelés, dès publication du plan détaillé à apporter leur contribution.

 

         Partenariat avec l’ESEN

 

L’école supérieure de l’Education nationale souhaite publier en ligne des articles parus dans nos cahiers et courriers.

Les auteurs des articles déjà publiés seront, par courrier, sollicités pour accord.

Pour les futures publications, le CA adopte la position suivante qui sera notifiée à tout auteur :

 

 

«  Tout article adressé à Education & Devenir pour ses publications devient propriété de l’association qui se réserve la possibilité éventuelle de les céder à d’autres organismes.

Les cessions éventuelles se feront dans le respect des valeurs de l’association mentionnées dans sa charte et après accord de ses organes directeurs : bureau et conseil d’administration ».

 

Cahiers

 

Les prochains cahiers auront pour thèmes :

-         actes du colloque de Lyon ;

-         l’Ecole et le handicap ;

-         l’accompagnement scolaire ;

-         les pratiques artistiques à l’Ecole ;

 

Le CA propose de lancer les thèmes suivants :

-         le conseil pédagogique (mobilisation des instances de l’établissement pour une politique pédagogique) ;

-         individualisation et parcours individualisés ;

-         absentéisme et assiduité ;

-         les lycéens et la politique.

 

Courrier

 

Agnès PAON lance l’appel traditionnel à contribution des membres du CA.

En réponse à une interpellation d’une adhérente sur la publication des travaux des commissions, la position du CA prise en Avignon est rappelée : pas de publication de compte-rendu des commissions mais publication des problématiques et interventions rédigées des personnes ressources.

 

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Conseil d’administration du 20 novembre 2004

 

Lycée François Villon – PARIS

Education & Devenir
Comte Rendu : H. NIEDEROEST

Membres excusés : Jean-Yves LANGANAY qui est au Salon de l’Education, Michèle LEQUARRE, Sylvain LADENT, M.Hélène MEYNET.

Présence de Jean François LAUNAY, ouèbe maître de l’association

Le président remercie M. DAUPHIN de son accueil au lycée François VILLON

Ordre du jour :

 
 

1)Texte de Claude REBAUD à partir de l’émission « 100 minutes pour convaincre »  de M. F. FILLION, Ministre de l’E.N.

2) Ouèbe maître : Statut

3) Sénat : Quelle école pour quelle Europe ?

4) Point sur les cahiers

5) Colloque de mars 2005

6) La vie des académies (Alain BOULINEAU)

7) Le collège : la nouvelle 3ème (Michel MINETTI)

1)Texte de Claude REBAUD

 

 

Après lecture du « texte de colère » sur la cohérence gouvernementale : débat ; quelques points sont abordés et discutés…

L’objectif est en fait de pouvoir produire ce texte dans la presse*… "Le Monde" si possible avec des co-signataires : Ph. MEIRIEU, A. LEGRAND, M. DUPON-LAHITE( Président FCPE) et J. FOUQUE (Président Education et Devenir). Cl.  REBAUD et J. FOUQUE doivent demander leur accord à chacune de ces personnalités. Dans le pire des cas ce sera l’édito du prochain courrier.

Le CA donne son accord pour la diffusion de ce texte.

 

Le deuxième temps de cette réflexion consiste à réfléchir sur les silences des annonces du ministre…  pour cela, il nous est proposé de réfléchir à partir d’un texte de la Ligue de l’Enseignement.

Après un temps de travail sur ce thème, Y. ROLLIN est chargé d’écrire un texte sur ces « non-dits »… ce texte sera l’édito du prochain courier.

Voici ce que relève la ligue dans un texte qui nous a été envoyé :

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rien sur les Projets d’établissements, le travail en équipe, la place des parents ;

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silence sur les autres acteurs, rien sur les élèves et les rapports au savoir…

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Pas de réflexion claire sur les causes de l’échec des 80%…

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Silence sur l’autonomie, silence sur la responsabilité…

Une conception de l’enfant différente : l’enfant est un animal ! à re-dresser… ! du moins, certains enfants !

 

Ce qui apparaît positif : préoccupation de faire évoluer le bac et la Formation continue des personnels…

 

Objectif : lister ce qui est absolument indispensable dans une loi d’orientation…

Dans ce texte, il est nécessaire de rappeler quelques points essentiels pour nous :

·le travail en équipe = si on veut faire réussir l’élève

·l’établissement scolaire : lieu de l’activité de l’élève et lieu d’organisation de la vie sociale

·lieu où l’on travaille et où on apprend à vivre ensemble ..actuellement, c’est le contraire…

 

Pour A. Boulineau, la notion de culture de résultat n’est pas gênante, mais quel élève veut-on former ?… et quels sont les objectifs que l’on fixe à la formation ?

 

Le socle commun… nous semblons gênés par la notion de socle (cf texte de F. CLERC). Voir aussi les travaux de F. DUBET et DE M. DURU-BELLAT…

Socle commun : oui, à condition qu’il puisse être atteint par tous et non que par une élite ….. ça change toute l’école..  (connaissances, compétences, valeurs)…

 

· si l’on veut progresser, nécessité de résoudre le premier échec… (brève réflexion sur ce thème).

 

* http://education.devenir.free.fr/rebond.htm

2) Ouèbe maître : statut

 
 

Le président fait part au CA de la demande qui avait été faite à J.F. LAUNAY, ouèbe maître de E et D, de se présenter au CA de l’association… de manière à ce qu'il y ait un lien organique entre le CA et le ouèbe maître et de ce fait une légitimité.

 

J.F.LAUNAY souhaitait une clarification de son rôle en tant que ouèbe maître… Pour lui*, membre associé=fonction honorifique. Son rôle est plutôt technique

Une discussion s'ensuit qui prend appui sur une intervention d'Alain Boulineau :

Légitimités différentes à la présence en CA :

- légitimité de mandat avec voix délibérative

légitimité technique avec voix consultative.

Cette légitimité ne peut être définie que par le CA

 

Travail important reconnu de Jean-François

Nécessité d'élaborer une maquette plus claire du site...

 

Prévoir de vendre nos articles numérisés par internet. Pas dans les compétences de JF. Voir avec des professionnels : ex CASDEN.

 

Conception :

·secteur associatif

·actualités

 

* Le statut de membre associé recouvre deux réalités : fonction honorifique d’une part, rôle « technique » de l’autre ; dans le second cas, la légitimité de la présence au CA doit se faire par un vote explicite du CA qui a préalablement défini ce statut de membre associé (assistant sans droit de parole ou participant avec voix consultative ?)

 Note du ouèbe maître

3) SENAT 17 janvier 04

 
 

Quel projet commun pour l’école en Europe ?

Conférence Jean Richard CYTERMANN I.G. : quelle école pour quelle Europe.

Table ronde Francine MANISCOT, Toth  BARNABAS,  Francine VANISCOT, Jean Marc NOLAY

Conférence Daniel BLOCH, Arlette DELAX direction générale et culture

Socle commun

Martine AUBRY sous réserve

4) Parutions

 
 

Courriers

200 envoyés par courriels

A.PAON confirme que pour le moment les articles rentrent et qu'il faut continuer…

 

Cahiers :

Cahier sur l'orientation apprécié; ce numéro ferait parti de la sélection du mois du SCEREN

Les TICE : miracle ou mirage ? n° double : prix au n° = 19,50 € (au lieu de 12,50€)  5500€ 10 000€ pour 1500 numéros. Mais une discussion survient sur le prix quelque peu excessif du n° à 19.50 €...

Cahier «  Colloque de Nevers »  en voie de bouclage.

 

Cahier sur le handicap à l’école : Michel MINETTI

         Par handicap :

         - Parole d’expert

         - Parole de non spécialiste

         Prise en compte du handicap à l’école 

         Attente des parents vis-à-vis de l’école

         Structures scolaires d’intégration

         Insertion sociale et professionnelle

- Parole d’experts

- Parole de praticien spécialiste

         Comparaison en Europe

 

Les ingérables

Essai de relance par Guy Olivero

 

L’orientation

Volet 2 Politique d’orientation Recherche de partenaire M MELLON CSAIO à Nantes

 

Evaluation

Nathalie NOEL Nancy

 

Livres

Livre de José FOUQUE : droits d’auteurs versés à Education et Devenir. Idem pour le livre de Jean Yves LANGANAY et Claude REBAUD.

5) Le colloque d'Avril 2005

 
 

Préparation du colloque 2005 : « Enseigner : autonomie et responsabilités des acteurs»

 

Un premier tour de table explore la problématique autour du titre provisoire « l’acte pédagogique dans les nouveaux contextes : LOLF- loi d’orientation ». Les notions d’autonomie et de responsabilité en découlent. La LOLF et la loi d’orientation se partagent chacune entre enjeux positifs et risques de dérive. Il convient aussi d’y introduire la place des collectivités territoriales et de s’inspirer d’autres structures ayant déjà une démarche de ce type (hôpitaux, équipement, ministère de l’intérieur…etc.)

 

Colloque 1, 2, 3 avril : organisation pratique

Le CRDP a donné son accord pour la prise en charge financière du cahier du colloque.

 

Vendredi 1 avril    

CRDP Lyon

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conférence

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AG

La Chapelle Ampère (centre ville)

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Buffet offert par la Région puis AG.

Samedi 2 avril matin

Lycée Colbert. 8e arrondissement

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Conférence

Lycée du 1er film

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Buffet

Samedi 2 avril après-midi

Lycée du 1er film

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ateliers

et visite des murs peints

20h30 hôtel de ville

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soirée festive : « fanfare à mains nues »

Dimanche 3 avril   

Lycée Colbert

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conférence

Apéritif-« déjeunatoire »

 

Les ateliers font émerger titre et découpage en commissions :

Titre (après discussion) : Enseigner : autonomie et responsabilités des acteurs.

Sous-titre : nouvelle loi d’orientation, réforme de l’Etat : quelles stratégies pédagogiques dans la classe et dans l’établissement ?

Brève problématique : autonomie et responsabilités des acteurs, libertés et contraintes, risques et enjeux concernant les acteurs, les finalités…

 

Conférence d’ouverture : Quelles humanités pour demain ?

Quelle société ces textes permettront-ils de construire ? (solidarité…) Les enjeux de ces textes : que disent-ils ? Quel homme veulent-ils ? A travers quelles compétences ?

Orientation plutôt philosophique

Conférenciers à pressentir

Sylviane AGACINSKI,  WIEVIORKA

 

Samedi matin

Table ronde : Enseigner : autonomie et responsabilité des acteurs

2 inspecteurs de discipline (IPR, IEN-ET), 3 professeurs coordonnateurs de discipline ou principal, un chef d’établissement ; animateur extérieur au système éducatif.

 

Conférence du samedi matin

En quoi le nouveau contexte législatif change notre façon d’enseigner ?

Philippe MEiRIEU

 

 

Ateliers :

 

1)ROUEN : La LOLF : culture de résultats, implications pédagogiques, globalisation des moyens, contractualisation.

2)DIJON : Loi d’orientation et Ecole de la réussite pour tous : vrai ou faux consensus ? Diversification des parcours, modularisation des référentiels, individualisation des enseignements. Formation tout au long de la vie (incidences sur la formation initiale). Evaluation des compétences et culture de résultats. En lien avec Paris

3)GRENOBLE : Collectivités territoriales et partenaires : leur rôle dans les projets et les stratégies pédagogiques et éducatives. Personne ressource : M. Migaud

4)AIX-MARSEILLE : Professionnalisation des acteurs : responsabilités, formation, métier, dimension personnelle, compétences, encadrement des personnels, évaluation.

5)LYON : Autonomie de l’établissement et organisation de la réflexion collective sur les pratiques pédagogiques.

 

Les ateliers seront organisés selon une procédure commune et rigoureuse : rédaction d’un texte de problématique par les groupes académiques en charge des ateliers, personnes ressources venant avec une contribution écrite (destinée aux actes), échanges avec la salle, production de trois éléments de problématique et de trois propositions. Les rapporteurs et animateurs d’atelier seront désignés à l’avance et responsabilisés.

Questions et propositions seront soumis à un grand témoin qui aura lui-même réfléchi à la problématique générale du colloque.

 

Dimanche matin  

Conférence par grand témoin :

Synthèse des ateliers par Claude PAIR

 

Conférence : Liberté pédagogique et culture de résultat efficience dans le nouveau contexte législatif

Demander quelqu’un à Françoise CLERC (José)

6) L'animation des académies

 

 

Constat : L'association s'est un peu éloignée de l'esprit initial… parce que l'association a été, par le passé actrice dans la mise en place et le suivi d'un certain nombre de réformes.

Le contexte a changé; on doit se repositionner : aspect négatif = en nous éloignant des enseignants, nous avons opéré un recul par rapport au terrain en nous centrant sur le Système éducatif;..

D'où la nécessité de revivifier l'esprit « groupe de réflexion et de liaison » à rattacher avec ce qui se fait sur le terrain...

Re-dynamiser la réflexion académique à relier avec le « courrier ».

Il nous faut alimenter le « courrier » à partir de la réflexion académique (expérimentation – confrontation académique) ... Quelle place au site Internet et quelle place du site Internet par rapport aux académies ?

 

Il devient nécessaire que les journées d'Avignon soient des journées de militants avec des groupes de militants… Le problème se pose aujourd'hui pour certaines académies totalement désertes...

Un appel sera fait aux adhérents pour les solliciter à former des groupes de réflexion pas seulement sur les académies, mais sur des territoires divers et variés où l'on peut réunir des personnes intéressées (demander de renvoyer des thèmes de réflexion, des actions de terrain etc.).

 

A l'heure actuelle, les gens ne savent pas dire les spécificités de l'association (idéologie) ; ils veulent bien suivre, mais pas prendre en charge…

 

N'y a t'il pas cependant quelque chose de plus fondamental ?  Nous sortons en fait d'une période où nous avons été amenés à convaincre (projet d'établissement, pédagogie, vie scolaire ... etc..) ; or, aujourd'hui, nous en sommes à la période du « comment faire » et personne ne répond à cette question...

Il nous faut redéfinir la notion de militantisme (valeurs, pratiques…) il nous faut concevoir notre participation comme une contribution à la construction de réponses.

 

Pourquoi adhère-t-on à E et D ?

 

Partager un certain nombre de valeurs  

Mettre sur le terrain en pratique

Echanger ensuite sur la pratique

7) Problématique de la nouvelle 3e

 

 

Ä 3 h de découverte professionnelle ouverte à tous les élèves du collège

Pour les 3h quels intervenants ? se profile le : « c’est l’affaire de tous »

Pour quels contenus ? Statut de ces contenus objet d’information ou d’apprentissage (alors quelle évaluation ?) Ouverture sur le monde professionnel : à l’intérieur du collège ? Visite des entreprises : d’où problème de déplacement.

 

Ä Portée à 6h pour élèves en grande difficulté en fin de 4ème préparant une qualification de niveau V.

Le dispositif est dérogatoire et transitoire placé plutôt en LP d’où carte scolaire.

 

Si envisagé en collège : statut de l’élève de collégien. Les élèves peuvent-ils être dans plusieurs classes (dispositif), dans la même classe (structure) ?

Le collège est-il prêt à gérer culturellement ce dispositif ?

 

En LP statut des élèves ? même problème de choix des intervenants ? et des contenus ?

 

Passation du même brevet des collèges pour tous.

 

4ème palier d’orientation ?

 

Il semble que les 3ème PVP disparaissent et les 3ème d’insertion restent.

Problème de l’articulation entre les 6h faites en LP et le retour en collège lorsque les élèves sont en collège.

 

Le lycée professionnel ne peut sans arrêt être considéré comme « dépannage », comme lieu où l’on se débarrasse des élèves difficiles. On nous impose un système sans discussion.

Le plus important est : est-on capable de créer autour de l’élève un pont entre collège et lycée professionnel avec un vrai souci de trouver un vrai parcours centré sur l’élève ?

 

Il faut une coordination entre les trois lieux d’enseignement pour une véritable alternance et non pas formation alternée.

 

Pourquoi les professeurs de collège ne savent-ils pas gérer ce type d’élèves ? Quand arrêtera-t-on de faire du collège la propédeutique du lycée ?

 

En conclusion, manque encore d’humanisme on envisage des structures sans poser la question des objectifs et des individus à qui l’on s’adresse ? Il n’est pas tenu compte de ce qui est fait dans le cadre de l’autonomie des établissement. On reste dans une logique comptable.

5

Journées des militants  
 

MONFAVET – 8, 9 et 10 octobre 2004

 

Après le tour de table d’accueil et de présentation des militants représentant dix académies, les travaux commencent par des échanges sur le thème « être adhérent à E&D aujourd’hui ».

Etre adhérent à E&D aujourd’hui

 
 

José FOUQUE introduit les travaux en rappelant les points de réflexion et de production de l’année passée : nouvelle charte, position sur la laïcité, guide de conduite des débats dans le cadre de la consultation THELOT avec la FCPE et la Ligue de l’enseignement (participation à 250 débats au plan national).

Depuis vingt ans E&D a réuni des adhérents porteurs de convictions et d’idées neuves mais en même temps praticiens de l’Ecole. L’association a accompagné les évolutions les plus significatives du système éducatif :

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-         dans les années 80, les PAE, les ZEP, la rénovation des collèges, la décentralisation et la loi d’orientation ;

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-         au début des années 90, la rénovation des lycées (visant l’équilibrage des séries), les modules et les dispositifs d’aide individualisée ;

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-        à la fin des années 90, les « leviers du changement » : ECJS, TPE, CVL, HVC, PPCP, IDD, etc. ;

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-         plus récemment, la défense du collège pour tous.

Cette action a toujours été menée dans le souci de conjuguer sens des nuances et détermination dans une constante volonté d’indépendance par rapport aux partis, syndicats et associations et en ayant le souci de garder notre capacité d’analyse critique en toutes circonstances.

Il propose de travailler en ateliers sur les thèmes suivants :

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-        faire vivre nos objectifs et nos valeurs dans nos réseaux ;

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-        faire face à nos difficultés : usage des TICE, finances, etc. ;

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-         quel militantisme en 2004 ?;

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-        quelles articulations entre bureau, CA et adhérents ?

José salue la mémoire de Jacky BEILLEROT, professeur de sciences de l’éducation à Paris X et militant de la cause pédagogique avec qui nous avons souvent eu l’occasion de travailler.

 

Claude REBAUD nous invite à nous interroger sur l’originalité de nos propositions aujourd’hui, nombre d’entre elles ont été intégrées au cours des périodes les plus favorables de ces deux dernières décennies. Il convient à ce sujet de porter l’analyse et le regard sur l’écart entre le discours des cadres et la réalité des pratiques de terrain.

Alain BOULINEAU pointe les risques de perte et de dilution de notre identité dans notre travail de partenariat : avec l’AFAE sur l’encadrement, la Ligue, le CRAP ou la FCPE. En témoignent la similitude des thèmes de colloques et des publications. Il convient donc de remettre le réseau au travail sur les pratiques et de viser la participation des enseignants.

Plusieurs militants (Martine TAUSZIG,  Claude REBAUD, Mireille DAUPHIN, Marie-Antoinette GINI, Christiane BROSSARD, Michel MINETTI, Françoise LACEPEDE, Yves ROLLIN) insistent sur :

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-         le lien entre nos publications et l’actualité ;

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-        l’écart entre approche (trop) généraliste et propositions pratiques (ce que fait le rapport THELOT) ;

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-         la difficulté de trouver de vrais lieux d’échange ;

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-        l’insuffisante prise en compte de la continuité maternelle / université ;

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-         la difficulté à faire vivre les groupes académiques et à articuler le local et le national ;

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-         notre difficulté à nous positionner dans les périodes d’atonie (Cf BAYROU). Il nous est plus facile de nous positionner en « pour » ou en « contre » ;

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-       le lien insuffisamment établi entre théorie et pratique, pratiques individuelles et collectives.

Compte rendu des ateliers :

 

Atelier 1 :

 
 
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Pointe le malaise de la relation enseignants/chefs d’établissement, ces derniers ayant trop souvent tendance à considérer les enseignants comme des exécutants, des « ouvriers ».

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Exprime le souhait d’oser parler plus d’E&D dans les établissements en visant à réduire l’écart entre idées et pratiques.

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Mettre en œuvre l’analyse des pratiques, décoder notre discours en s’appuyant sur les valeurs. Mieux réfléchir ensemble en intercatégoriel.

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Examiner l’articulation entre militantisme et individualisme. Comment passer de la consommation à l’adhésion ?

Atelier 2 :

 
 
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Exprimer les attentes des adhérents : au delà du plaisir de se retrouver dans la convivialité, marquer l’intérêt de se rencontrer pour réfléchir ensemble sur des valeurs communes. Aller plus loin dans les échanges de pratiques en intercatégoriel en sachant « être dans l’humilité de nos difficultés ». Accorder toute sa place à l’écrit en s’appliquant mieux à pratiquer la démocratie interne.

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La dynamique locale : préciser les missions des correspondants académiques.  (voir une autre date pour ces journées). 

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Renforcer l’identité de notre expression nationale. Attention à l’apparence d’une « démocratie molle ».

Atelier 3 :

 
 
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Le sens de l’adhésion : on vient à E&D sur un partage de valeurs qu’il convient d’intégrer dans les pratiques. Ne pas perdre de vue l’importance pour chacun de la démarche personnelle de réflexion.

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Une association déséquilibrée entre enseignants et personnels de direction où la perspective de « tremplin » personnel n’a pas toujours été absente.

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Comment se situer entre adhésion et militantisme. Ce rapport a évolué ces trente dernières années : évolution des professions, temps disponible, multi-appartenances, etc.

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L’essoufflement des idées des premières générations militantes (!) et le besoin de sang neuf. D’où deux propositions :

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Mettre l’accent sur une meilleure articulation entre national et académies.

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Se mettre à l’écoute de « ce qui agite les salles des professeurs ».

 

Guy OLIVERO souhaite une meilleure qualité de l’écoute mutuelle avec la reconnaissance du droit de l’enseignant à  tâtonner.

Claude REBAUD souhaite que l’on donne une place plus importante à l’écrit et que si notre réflexion s’infléchit sur la pédagogie et les pratiques, il conviendra alors de réorienter nos publications.

 

Témoignages sur l’alternance  

Christiane BROSSARD

 
 

Christiane pose la problématique de l’alternance en milieu rural : le manque d’ambition des élèves mais aussi l’effet moteur de la baisse des effectifs sur la mise en place des dispositifs.

Elle présente une expérience de bassin sur l’alternance avec un travail sur l’orientation en 4e et 3: tous les élèves des collèges du bassin vont à un salon sur l’orientation : PROXIMA (cf dernier cahier).

L’alternance en 3e se joue pour des élèves en difficultés via un lycée professionnel de proximité selon des procédures variées :

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-         semaines complètes pendant que les élèves de LP sont en stage en entreprise ;

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-         16 semaines sur trois LP ;

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-         3e préparatoire à la voie professionnelle.

Le bilan est très positif avec un glissement du choix de l’apprentissage vers la scolarisation en LP et une augmentation des effectifs inscrits en CAP.

Deux autres expériences :

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-         le bac pro en un an ;

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-        le mixage des publics en BTS  (contrats de qualification /  formation initiale).

Martine TAUSZIG

 
 

Son témoignage figure dans les cahiers E&D sur les LP et sur l’orientation.

Les actions s’inscrivent dans un programme académique de l’alternance initié par Philippe DAUBIGNARD (DAET puis CSAIO).

Un exemple, le dispositif « savoir faire et culture » avec une option arts appliqués proposée à plusieurs collèges d’un  bassin avec un public très mixte (favorisé/ défavorisé). Les résultats sont brillants mais la reconnaissance institutionnelle est problématique.

D’autres structures participent à la mise en place de l’alternance : 3e à projet professionnel, CLOA (classe d’orientation active), CLAP (classe d’alternance professionnelle), 3e préparatoire à la voie professionnelle. Elles contribuent à la découverte professionnelle aussi bien dans des lieux culturels (musées) que dans des entreprises (salons d’esthétique) et contribuent à faire évoluer les représentations que se font les élèves des métiers.

 

Interventions sur la LOLF  Loi Organique relative aux Lois de Finances

Alain BOULINEAU

 

 

La loi organique relative aux lois de finances a été adoptée à la quasi unanimité du Parlement (Assemblée et Sénat) en juin 2001. Elle remplace une ordonnance de 1959 et organise la discussion budgétaire dans un souci de plus grande transparence et d’évolution démocratique (droit de contrôle et d’amendement). Le risque d’une lecture strictement comptable et technocratique de la LOLF n’est cependant pas exclu.

Elle substitue une logique de résultats à la traditionnelle logique de répartition.

 

Généralisée en 2006, elle répartira les enveloppes budgétaires non plus par chapitres budgétaires mais par programmes en fonction d’effets prévus et définis d’où les principes de fongibilité (glissements autorisés d’un chapitre à l’autre) et de « justification au premier euro ». Aujourd’hui 80 % du budget de l’Etat est bâti sur une simple reconduction des crédits précédents.

Dans l’Education nationale, la LOLF a été  expérimentée en 2003-2004 dans les académies de Rennes et de Bordeaux. Elle est généralisée pour toutes les académies pour le programme 1er degré en 2004 – 2005.

Elle présente des risques et enjeux : en faisant de la gestion un outil stratégique, elle vise à atteindre des effets définis à l’avance et introduit une culture de résultats. La gestion doit alors répondre à des règles nouvelles.

 

Pour les EPLE, la loi d’août 2004 sur la décentralisation (art. 86) a introduit, dans la plus grande discrétion, la possibilité de créer des EPLE du 1er degré.

Le budget de l’EPLE échappe en tant que tel à la LOLF car budget d’une entité autonome mais les ressources fournies par l’Etat (salaires et crédits pédagogiques) influent très fortement sur son fonctionnement. Plus visibles et engageant le principe de responsabilité, elles modifient fondamentalement la donne pour les projets d’établissement.

Deux notions clés vont rapidement évoluer : la notion de globalisation des moyens et la contractualisation. Les attentes du ministère vont accompagner cette évolution : production d’indicateurs – notion d’efficience – greffer la gestion sur une politique.

Marc DEBENE

 recteur de l’académie de Rennes
 

Marc DEBENE pose d’emblée un enjeu majeur : cette question ne doit pas être traitée par les seuls financiers. La LOLF est un outil de décloisonnement, elle devrait aussi permettre de « pédagogiser » l’administration.

 

                Ce qu’est la LOLF

 

La LOLF est notre nouvelle constitution financière, elle définit une nouvelle architecture financière et induit une nouvelle logique. Soutenue à l’Assemblée par Didier MIGAUD (PS) et au Sénat par Alain LAMBERT (UMP) elle a été adoptée à la quasi unanimité des deux chambres.

Loi organique, elle précise la Constitution et se substitue à l’ordonnance du 2 janvier 1959. Elle introduit les droits d’amendement et d’initiative parlementaire dans la discussion budgétaire.

Cette loi du 1er août 2001 vise à moderniser l’Etat et approfondir la démocratie. Un exemple, le Parlement a introduit un programme supplémentaire nommé « vie de l’élève ».

 

Le projet de budget est présenté sous une forme nouvelle : plus de titres et de chapitres par nature de dépenses mais une politique publique définie autour des « missions » de chaque ministère, voire des missions interministérielles (exemple : l’enseignement scolaire concerne l’Education nationale mais aussi l’agriculture et la marine). Chaque mission est déclinée en programmes (150 au plan national) qui regroupent des crédits mettant en œuvre une ou des actions relevant d’un même ministère. Cinq programmes pour l’Education nationale :

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-         enseignement public du 1er degré ;

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-         enseignement public du 2d degré ;

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-         enseignement privé du 1er et du 2d degré ;

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-         vie de l’élève

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-         « soutien »

Chaque programme est décliné en actions et objectifs, les anciens titres budgétaires n’entrent plus dans chaque programme qu’à titre indicatif. La « fongibilité asymétrique exclut du champ de la fongibilité les plafonds d’emploi et la masse salariale. Les objectifs précis sont liés à des finalités, des résultats et une évaluation d’où le défi de la performance et de la responsabilité.

Les expérimentations menées dans les académies de Rennes et de Bordeaux ont porté sur le 1er degré et le 2d degré (hors rémunération des enseignants). Il a fallu concevoir complètement le suivi informatique.

 

                La LOLF ne s’applique pas aux EPLE

 

La LOLF ne modifie pas le fonctionnement budgétaire des EPLE puisque les crédits d’Etat versés sous forme de subventions (donc à l’exception des salaires) deviennent crédits de l’EPLE.

Les déclinaisons de la LOLF s’arrêtent au niveau des académies :

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-         PAP : plan annuel de performances ;

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-         RAP : rapport annuel de performances ;

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 (le responsable de programmes est le DESCO qui déconcentre ensuite les objectifs académiques vers les recteurs)

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-         BOP : budget opérationnel de programmes ;

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-        PAPA : programme annuel de performances académiques.

 

L’inspection académique n’est pas un BOP mais une UO (unité opérationnelle), des établissements publics tels que l’ONISEP ou les universités sont également des UO.

L’EPLE est, selon la loi de finances, un acteur.

 

                Mais la LOLF interpelle fortement les EPLE

 

-         dans les aspects financiers :

Elle clarifie l’articulation entre le local et le national en permettant d’identifier les coûts réels et l’affichage de la masse salariale : dans l’académie de Rennes, le collège de Commana pèse  342 000 € contre 11 millions d’€ pour le lycée Bréquigny. Les autres crédits d’Etat qui alimentent le budget de l’EPLE deviennent plus visibles et échappent par la globalisation à la logique des « tuyaux d’orgue » et à la politique de guichet.

 

-         dans les aspects stratégiques :

La LOLF repose avec une force nouvelle la question de l’évaluation, y compris dans les rectorats où il y absence de connaissance globale et partagée des établissements.

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Elle induit l’idée de contrats tripartites Régions/Rectorats /lycées à partir de conventions cadre.

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Elle donne une importance renouvelée aux projets d’établissement (exemple de la lutte contre les redoublements) par un meilleur pilotage des articulations entre finalités, résultats et évaluation. Le projet d’établissement doit fixer des objectifs stratégiques, donner enfin du sens au rapport annuel du chef d’établissement qui devient un rapport annuel de performances.

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La problématique de l’accord annuel ou pluri-annuel reste cependant posée.

On peut alors parler de dialogue de pilotage partagé à partir d’un diagnostic partagé et de recherche de la valeur ajoutée.

 

Eléments de débat :

Alain BOULINEAU exprime l’intérêt de privilégier les objectifs plutôt que les actions.

Sylvia SIMOULIN-REICHEN s’interroge sur les conditions de la « mise en musique » de tout ce dispositif.

Marc DEBENE répond sur l’intérêt nouveau à accorder à la notion de projet académique en revenant sur l’exemple du « sur-redoublement » et l’intérêt de désigner des équipes « qui vont voir comment ça peut bouger ».

 

Préparation de la journée du Sénat 

« L’Europe de l’éducation ? »

 

Françoise CLERC a produit une note de réflexion sur la problématique où émergent les questions suivantes :

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la construction européenne et la question des services publics exprimée sous le vocable de « bien commun », les risques de services publics affadis et de dérive technocratiq

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la littérature sur la question reste à dominante économique et inscrit l’Europe dans la compétitivité avec les Etats-Unis;

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la notion de « socle » commun fait émerger une vision très statique peu pertinente avec l’évolution des savoirs et la formation tout au long de la vie. L’idée de « finalités » serait plus féconde.

Projet d’organisation, à discuter avec nos partenaires :

une conférence d’ouverture sur la question « peut-on construire l’Europe sans visées scolaires et éducatives communes ? » ;

une table ronde avec des personnalités européennes autour des pratiques éducatives en Europe : la solidarité entre élèves, l’autonomie et la coopération, le développement de l’esprit critique, les compétences à mettre en œuvre…etc. ;

une conférence sur la pertinence de la notion de socle commun ;

une intervention politique sur le thème « quelle volonté politique affirmer pour mettre en œuvre l’intérêt général en Europe ? » (Jacques DELORS ? Martine AUBRY ?)

Préparation du colloque 2005 

« Enseigner : autonomie et responsabilités des acteurs»

 

Un premier tour de table explore la problématique autour du titre provisoire « l’acte pédagogique dans les nouveaux contextes : LOLF- loi d’orientation ». Les notions d’autonomie et de responsabilité en découlent. La LOLF et la loi d’orientation se partagent chacune entre enjeux positifs et risques de dérive. Il convient aussi d’y introduire la place des collectivités territoriales et de s’inspirer d’autres structures ayant déjà une démarche de ce type (hôpitaux, équipement, ministère de l’intérieur, etc.).

 

Les ateliers font émerger titre et découpage en commissions :

Titre (après discussion) : Enseigner : autonomie et responsabilités des acteurs.

Sous-titre : nouvelle loi d’orientation, réforme de l’Etat : quelles stratégies pédagogiques dans la classe et dans l’établissement ?

Brève problématique : autonomie et responsabilités des acteurs, libertés et contraintes, risques et enjeux concernant les acteurs, les finalités…

 

Conférence d’ouverture : 

Quelles humanités pour demain ?

Quelle société ces textes permettront-ils de construire ? (solidarité…) Les enjeux de ces textes : que disent-ils ? Quel homme veulent-ils ? A travers quelles compétences ?

 

Ateliers : 

1.    ROUEN : La LOLF : culture de résultats, implications pédagogiques, globalisation des moyens, contractualisation.

2.    DIJON :  Loi d’orientation et Ecole de la réussite pour tous : vrai ou faux consensus ? Diversification des parcours, modularisation des référentiels, individualisation des enseignements. Formation tout au long de la vie (incidences sur la formation initiale). Evaluation des compétences et culture de résultats.

3.    GRENOBLE : Collectivités territoriales et partenaires : leur rôle dans les projets et les stratégies pédagogiques et éducatives.

4.    AIX-MARSEILLE : Professionnalisation des acteurs : responsabilités, formation, métier, dimension personnelle, compétences, encadrement des personnels, évaluation.

5.    LYON : Autonomie de l’établissement et organisation de la réflexion collective sur les pratiques pédagogiques.

Les ateliers seront organisés selon une procédure commune et rigoureuse : rédaction d’un texte de problématique par les groupes académiques en charge des ateliers, personnes ressources venant avec une contribution écrite (destinée aux actes), échanges avec la salle, production de trois éléments de problématique et de trois propositions. Les rapporteurs et animateurs d’atelier seront désignés à l’avance et responsabilisés.

Questions et propositions seront soumis à un grand témoin qui aura lui-même réfléchi à la problématique générale du colloque.

Salon de l’Education

 
 

E&D participe au comité scientifique du salon et aux animations.

Le 19 novembre : débat sur les 80 % (participation de Claude REBAUD)

Le 20 novembre :

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table ronde sur le socle commun (animée par Jean-Yves LANGANAY)

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table ronde sur la décentralisation (participation de Jean-Yves LANGANAY)

Fait à Corrençon en Vercors, le 25/10/04  
  J-Y LANGANAY

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Education & Devenir

 

Conseil d’administration du 15 novembre 2003

 

Collège Marx DORMOY – PARIS

Présents :

 

Rapporteur : Jean-Yves Langanay

M LEQUARRE . S LADENT. P BOUCHARD. A DEMARS. C BROSSARD. H NIEDEROEST.

M LECOMTE. M MINETTI. MH MEYNET. Y ROLLIN. J FOUQUE. JY LANGANAY.

 S SIMOULIN. A PAON. JF DELPORTE. C VANLEYNSEELE. P BETHERY. L LYSIK.

G OLIVERO. E BLANC. JF LAUNAY. M TAUSZIG. M RUSCH. C REBAUD. B DERAIN.

A BOULINEAU. F DENIS

1.Site Internet

 
 

Au nom du bureau, Yves ROLLIN rend hommage au travail énorme accompli par JF LAUNAY. Il souligne la différence de statut entre disponibilité, rapidité et professionnalisme de Jean-François face à la lenteur d’une structure faite de bénévoles et cite en exemple le besoin pour l’association d’avancer à son propre rythme sur un sujet comme la laïcité. Nous avons été aiguillonnés par la publication des textes de JP OBIN et JP ROSENCZWEIG mais aussi un peu mis en porte à faux à cause de la place de JP OBIN dans l’association. Il reste porteur de l’image d’E&D et réciproquement.

Le bureau souhaite aussi une pause dans la mise en place de « l’espace numérique d’échanges et de travail » parce que les compétences ne sont pas encore assez partagées en la matière. 

Jean-François LAUNAY remercie Yves de mettre le débat sur la table et reconnaît la nécessité de prendre en compte le rythme d’une association de bénévoles. Il rappelle les fonctions actuelles du site ; mémoire de l’association, éditos du courrier, actualité de l’association, tribunes libres (celle de JC GUERIN a moins posé problème que celle de JP OBIN… ). Il souhaite être appuyé par quelques membres du bureau pour décider des publications sur site.* 

Jean-Yves LANGANAY insiste sur la place particulière de JP OBIN dans l’association, souhaite que l’idée de site « créateur d’évènements » engage la responsabilité du bureau et qu’il n’y ait pas écart entre le rythme du ouèbemaître et celui de l’association.  

José FOUQUE souhaite que JF LAUNAY ait le statut de membre associé au bureau. 

Lyne LYSIK souhaite qu’un temps soit consacré, par exemple, lors des prochaines rencontres d’Avignon à la formation commune sur un outil du type Quickplace. 

Michel MINETTI souligne l’intérêt de publications sur « ce qui fait débat » , d’où l’importance d’un comité de rédaction. Martine TAUSZIG rappelle l’inconvénient d’un comité de rédaction trop nombreux, donc inefficace.

 

Décisions :

 

Yves ROLLIN assure la liaison entre le bureau et JF LAUNAY. L’idée d’un temps de formation commun est adoptée. JF LAUNAY accepte le statut de membre associé au bureau.

2.Journée du Sénat :

 
 

Silvia SIMOULIN explique les raisons du report de la journée au mardi 3 février 2004. Elle suggère de se mettre en recherche d’un autre lieu pour 2005 et de trancher là-dessus avant juin 2004. Elle souhaite une position plus claire sur la place des CEMEA en 2004. N’ayant pas participé à la phase préparatoire, ils seront associés à la journée et invités à la table ronde.

Pascal BOUCHARD va retravailler le texte de sa « problématique courte ».

3.Grand débat sur l’Ecole

 
 

Pascal BOUCHARD expose ses inquiétudes sur la manière de travailler de la commission THELOT :

-accent trop fort sur une culture statistique et mouvement de l’aval ( les chiffres) vers l’amont (les hommes, les causes),

-considère un peu trop le système scolaire comme une entité autonome alors qu’il est au cœur du débat politique et social (exemple : l’orientation en STAPS qui répond à une forte demande sociale et pas seulement aux flux vers le CAPEPS).

-n’intègre pas la nécessité d’un débat permanent sur l’Ecole (10, 20, 30 ans…)

-minore le rôle des conseils économiques et sociaux régionaux.

José FOUQUE présente la dernière mouture du texte commun Ligue de l’enseignement, FCPE, Education & Devenir.

Les académies ont prévu des initiatives communes :

-Bordeaux : les missions de l’Ecole,

-Toulouse : bilan de la loi d’orientation,

-Lyon : la démocratie dans l’Ecole,

-Créteil : pour un humanisme des divers

-Nantes : quel collège pour la réussite de tous ,

-Marseille : forum avec Françoise CLERC, Jean-Michel ZAKARTCHOUK et Philippe JOUTARD,

-Nice : Elève et citoyen,

-Amiens : la place de l’élève dans l’Ecole,

-Versailles 

Claude REBAUD présente le document vade-mecum élaboré en Avignon et qu’il a finalisé. Ce vade-mecum servira de guide aux groupes académiques et de support pour une audition devant la commission THELOT.

4.Texte sur la laïcité :

 

 

Christian VANLEYNSEELE explique sa position favorable à une loi sur les signes religieux :

-pour une laïcité de combat contre les cléricalismes et pour s’opposer à des gens qui mènent un combat politique par des symboles,

-par son expérience personnelle : on dialogue avec des gens qui veulent bien dialoguer. Il a obtenu satisfaction dans une affaire de voile en démontrant le trouble à l’ordre public,

-il est irrité par la phrase du projet de texte signifiant que le voile peut être vécu comme une protection. Il ne partage pas l’attitude des établissements parisiens et leur compromis sur le samedi matin. Les élèves et enseignants de confession juive travaillent dans son établissement le samedi matin. C’est délibéré.

 

Silvia SIMOULIN reconnaît l’esprit qui anime Christian mais dit toutes la marge d’interprétation sur des termes comme « signe » ou « ostentatoire ». La tentation actuelle d’interdire aussi les signes politiques nous condamnerait a posteriori pour avoir porté le badge « touche pas à mon pote » !

Elle considère le texte du Conseil d’Etat comme une base acceptable.

Elle trouve qu’il y a des zèles suspects : on ne combat pas de la même manière les attitudes machistes des garçons et on intervient disciplinairement sur les filles victimes !

Anecdote : les croix sont un des motifs majoritaires en joaillerie, interdire la croix, c’est s’exposer à bien des déconvenues…

 

Yves ROLLIN est d’accord pour combattre le prosélytisme mais craint une loi visant à tout aseptiser et dit son accord sur le texte proposé.

 

Jean-François LAUNAY souligne l’emballement médiatique sur cette affaire et son étonnement que les enseignants qui ne respectent pas la loi en la matière (refus d’accepter tel élève en classe) ne soient jamais sanctionnés.

 

Michèle LEQUARRE expose ses démêlées récentes avec son recteur à propos d’une affaire mineure concernant une enseignante et le poids des médias pour dramatiser.

 

Pascal BOUCHARD félicite Christian pour le samedi matin mais exprime son désaccord sur les conseils de discipline et fait un parallèle avec l’attitude catastrophique de BUSH en Irak.

 

Jean-Yves LANGANAY insiste sur les éléments d’identité d’E&D qui a fait le choix d’œuvrer pour une laïcité ouverte. Il s’inquiète du tour que prend le débat public et de l’obsession qu’ont les politiques de LE PEN à qui ils sont prêts à sacrifier quelques jeunes filles voilées. Une situation complexe comme celle là où, au-delà des manifestations religieuses il y a aussi un problème social majeur (les quartiers ghettos) appelle de ne pas céder au simplisme et de lui préférer courage et dialogue.

 

Claude REBAUD pense qu’exclure de l’Ecole, c’est s’interdire toute chance d’intégration, qu’il y a polarisation suspecte sur le voile et relents racistes, qu’il est dangereux d’étendre à toute expression politique.

 

Alain BOULINEAU aurait préféré un texte plus général sur la laïcité et pas seulement sur le voile.

 

Michel MINETTI fait part de ses hésitations et de son besoin d’avoir des repères clairs.

 

Christiane BROSSARD trouve que dans certains cas, la loi protège mais que ce texte est important dans l’actualité. Il y a besoin aussi d’une autre politique de la ville.

 

José FOUQUE souligne l’incapacité de l’Etat à lutter efficacement contre les communautarismes et la défausse que représenterait une loi sur le voile et la charge qu’en assumerait seule l’Ecole. Il propose de modifier la rédaction de la fin du texte pour lui donner une note plus positive.

 

Eugène BLANC rappelle la place des religions dans une définition de l’éthique, l’accord à trouver avec les instances européennes et évoque la place de l’enseignement de l’arabe.

 

Michel MINETTI et Christian VANLEYNSEELE plaident pour des textes de loi définissant mieux le cadre et qui pourraient ouvrir une jurisprudence plus favorable.

 

Après un débat riche et respectueux, le texte (à modifier sur sa partie finale) est adopté :

            Pour :       17

            Contre :     7

            Abstention :   1

(NDR : le texte voté a été soumis à la signature de la Ligue de l’enseignement et de la FCPE qui le cosignent NDO et devrait paraître dans la presse, d'où l'actuel embargo)

5.Budget (Jean-François DELPORTE)

 
 

Le nombre d’adhésions de 2003 par rapport à 2002 est en baisse de 50 mais il y a déjà 201 adhésions pour 2004. La souscription a rapporté 6134 euros. Yves ROLLIN fait part de son inquiétude. Comment relancer financièrement l’association ? Il y a très peu d’espoir que le ministère verse une subvention. Michèle LEQUARRE continue ses interventions auprès des politiques lillois. Il y a nécessité absolue de rechercher l’équilibre financier des manifestations.

Les pistes à travailler : 

-la recherche d’annonceurs,

-les fonds européens,

   - la relance des adhésions. 

6.Les cahiers (Martine TAUSZIG)

 
 

Le cahier sur le colloque de Lille va sortir (mais avec seulement 42 pages), le cahier sur le Sénat 2003 est presque prêt.

Les actes des colloques sont difficilement lisibles et peu communicables. Il convient de revoir leur structure : avec des articles additionnels et un cahier de charges plus strict pour la restitution des travaux en commission (viser un article bien rédigé – intégrer la problématique).

Les cahiers en préparation doivent être relancés : orientation et élèves handicapés.

7.Le courrier (Agnès PAON)

 
 

Agnès Paon rappelle les membres du CA et du bureau à leurs devoirs pour assurer une parution régulière du courrier dont le rythme devrait être mensuel à partir de janvier 2004.

8.La charte (Alain BOULINEAU – Agnès PAON)

 
 

Alain Boulineau et Agnès Paon présentent une dernière version du projet de charte et expliquent la césure entre une première partie à vocation plus pérenne et une deuxième partie plus liée à l’actualité et aux objectifs immédiats de l’association.

Ce texte est adopté par le CA sans opposition.

9.Colloque de Nevers

 
 

Christiane BROSSARD fait le point sur la préparation du colloque.

L’échange porte sur la préparation des commissions et la validation des problématiques (prochain bureau).

Il faut se mettre en recherche de conférenciers : Claude LELIEVRE , Walo HUTMACHER, Michel ROCARD…

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* Note du "ouèbe maître" :  
  Il a été rappelé que le site a été créé au lendemain du colloque de Marseille, donc à une époque où le "ouèbe maître" ne jouissait pas encore de sa pension et que cette jouissance ne le rendait pas "professionnel" (hélas !) ; il s'est dit plutôt fier de la tribune des "Jean-Pierre" ; il a déploré que la proposition de création d'un espace d'échanges et de travail a été repoussée : on ne peut s'initier à un outil dont on refuse de fait qu'il existe.

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