Colloque 2007

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Assemblée Générale d'EDUCATION ET DEVENIR :

44 présents

Yves Rollin ouvre l’assemblée générale par des remerciements aux militants grenoblois, en témoignant de l’engagement de l’équipe autour de Kheïra MALLION avec qui il a été en contact régulièrement.

Le président présente ensuite le rapport moral.

 

RAPPORT MORAL 2006-2007

 

 

L’année écoulée a été marquée par une grande déprime du système éducatif, l’application de la réforme Fillon d’une part, l’entrée en vigueur de la LOLF d’autre part se sont passées dans un climat plutôt morose que la réforme du décret de 50 n’a pas amélioré. La création du Conseil Pédagogique n’a pu être effective dans tous les établissements. Dans un climat désenchanté l’élan nécessaire pour tirer le meilleur parti des évolutions n’existe pas suffisamment, les marges d’initiative des établissements sont trop peu utilisées, la conjoncture électorale ne facilite rien. Un besoin de clarification du pilotage politique s’impose.

Notre association se doit de rappeler l’impératif d’une construction dans la durée du système éducatif. Il lui faut par la qualité de ses manifestations et de ses publications et aussi par sa capacité de recruter et de motiver ses adhérents tracer une route originale  en évitant les ornières de la dérive politique ou de la répétition routinière.

DES MANIFESTATIONS DE QUALITE

  Le colloque de Rouen en avril 2006, le Sénat le 22 janvier et le colloque de Grenoble ont confirmé la nécessité de temps forts .Ces manifestations demandent un engagement considérable de la part d’un petit nombre d’adhérents…Nous devons veiller à renouveler le vivier des intervenants. La Journée du Sénat 2007 bénéficiera de conditions d’accueil améliorées avec notamment un repas pris assis. Le Colloque 2008 pourrait se dérouler à Amiens. Une piste de réflexion a été lancée sur le thème d’année la personne et le collectif. Mais ce n’est qu’aux journées d’automne que le thème sera arrêté définitivement

DES GROUPES DE LIAISON ET DE REFLEXION

 

Même si l’activité est inégale d’une académie à l’autre, nous savons qu’ici et là ont pu s’organiser des temps de réflexion autour de thèmes comme la note de vie scolaire, le socle commun, la LOLF et la contractualisation…La table ronde sur la carte scolaire organisée le 7 mars par nos amis lyonnais était d’une haute tenue. Notre réseau, même si nous le souhaitons plus étendu reste une référence pour son exigence de réflexion dès qu’un nouveau dispositif se met en place.

Réflexion sur le terrain mais également réflexion à travers la toile puisque les statistiques de fréquentation de notre site Web sont des plus honorables. Le travail de Jean-François LAUNAY reste intense

 

Un mot aussi sur notre engagement avec des partenaires, participation et collaboration pour des manifestations organisées par d’autres (FCPE, Ligue, CEMEA, CRAP,…), comité éditorial pour le site sur la laïcité (José Fouque), signature commune de communiqués…

DES PUBLICATIONS RECONNUES

 

Là aussi l’effort considérable d’un petit nombre de personnes permet d’une part de composer un cahier Montpellier Nice), d’autre part de suivre sa réalisation par le CRDP de Lyon.. L’engagement de notre jeune retraitée, Martine Tauszig est considérable .Nous aurons l’occasion de réfléchir à la modernisation de nos cahiers dans une rencontre avec le CRDP de Lyon.

Il faut signaler que nos deux derniers cahiers ont bénéficié d’une excellente évaluation de la part du réseau SCEREN, A+ pour le cahier sur le handicap et A pour le cahier sur l’enseignement artistique.

 

Le flot d’articles pour le courrier a été un peu plus régulier cette année mais la mobilisation des adhérents doit être constante pour assurer une homogénéité qualitative et quantitative.

La collaboration avec le SCEREN concernant le Livre Bleu devrait grandement contribuer au rayonnement de l’association.

ADHESIONS : UN RENOUVELLEMENT CONVENABLE

 

 Le nombre d’entrées d’individuels dans l’association a été en hausse cette année, on déplore cependant une tendance accrue au zapping , c’est à dire des adhérents qui « sautent » une année .Il serait bon de combattre ce travers…

Une autre tendance est liée au départ en retraite des baby-boomers…

 D’où la nécessité de relancer le travail militant. Trois académies regroupent plus du tiers des adhérents  (Lyon, Rouen et Aix-Marseille),elles connaissent pour les deux premières une vitalité indéniable, Aix-Marseille s’essoufle un peu .

Des signes de présence sont visibles à Grenoble bien sûr et à Amiens, Nice, Montpellier Nantes

Je me propose de solliciter directement les membres des académies « éteintes » pour qu’ils mettent en place une dynamique locale.

 

 En ce qui concerne les collectivités nous restons en baisse , c’est lié à une diminution de la quantité de nos productions (3 au lieu de 4) et aux difficultés financières des établissements. Et aussi de notre manque de forces vives pour mettre en place une communication efficace.

 

 Le renouvellement et, au-delà, la survie de notre association passent par un passage d’adhérents du statut de spectateur intéressé à celui d’acteur engagé. Je dois par ailleurs dire aux sceptiques que la qualité humaine des organes de l’association est telle que ceux qui s’y engagent le plus y trouvent une grande satisfaction même s’il leur arrive d’être fatigués.

 

Remettons-nous au travail pour ne pas perdre de vue un objectif difficile à atteindre, l’inter catégorialité, elle doit être un souci constant, pas seulement pour l’affichage mais parce que ce qui se crée dans l’éducation nationale passe d’abord dans la rencontre des élèves et des professeurs.

La sous-représentation actuelle des enseignants au CA et parmi les adhérents est regrettable, nous ne sommes pas l’AFAE et encore moins le SNPDEN… Merci à Guy Olivero qui par un coup de gueule lors d’un dernier CA nous l’a vertement rappelé. Nous militons pour l’évolution du système éducatif et en cela, nous savons combien les innovations ont été portées par des équipes de pionniers, enseignants premiers acteurs de terrain au contact avec les élèves, comment nous passerions-nous de leur expérience et de leur regard ?

Il nous faut sans doute investir plus que nous le faisons les lieux de formation des enseignants, des CPE et des personnels de direction.

LA LIGNE POLITIQUE : UNE ROUTE ORIGINALE

 

Education et Devenir se détournerait de sa vocation si elle confondait le temps long de l’élaboration du système éducatif et le temps éphémère du politique. Les déclarations des uns et des autres interpellent nos convictions mais le jeu médiatique exige aujourd’hui une immédiateté des réponses qui nous entraîne dans la défense et la résistance au lieu de nous donner la patience de construire et l’audace d’innover. Restons plus que jamais groupes de liaison de réflexion et de propositions…

Ce choix ne signifie pas que nous refusions de prendre position. Nous avons clairement dit depuis des années notre dépit devant les atermoiements, les retours en arrière et les pseudo-réformes. Nous avons aussi apporté notre soutien à des dispositifs pédagogiques innovants comme les TPE, les IDD, les PPCP… Nous nous sommes également réjouis de la création du Conseil Pédagogique que depuis longtemps nous appelions de nos vœux. A chaque fois, notre position s’est forgée dans l’exigence de réflexion que se donnent des enseignants, des éducateurs, des personnels de direction et autres cadres de l’Education nationale. Militants de terrain, parfois bousculés par les difficultés de celui-ci, nous accueillons la nouveauté de chaque génération avec la volonté de discerner les voies possibles de réussite et d’épanouissement. Cette obstination du devenir nous impose de nous garder des idées toutes faites, des a priori et des positions de principe.

L’architecture globale de la loi sur l’égalité des chances peut nous sembler sous- dimensionnée par rapport aux besoins et urgences d’aujourd’hui. Devons-nous pour autant résister à la mise en place dans nos établissements des opérations issues des directives ministérielles ? Prenons l’exemple de l’incitation aux liaisons secondaire-supérieur. Ce genre de liaisons qui permet aux lycéens de mieux se projeter dans l’avenir est entré dans une phase expérimentale. Se projeter dans l’avenir, découvrir la nécessité, le goût et la patience d’apprendre… Notre engagement fondé sur l’investissement pédagogique et sur le choix d’utiliser notre marge d’autonomie nous confère la responsabilité de favoriser son extension et sa pérennisation. Il est trop facile de se retrancher derrière le prétexte qu’il s’agit de l’arbre qui cache la forêt et de ne rien entreprendre.

La mission première de favoriser, ici et maintenant la réussite de nos élèves doit nous détourner de l’immobilisme de dépit ou du blocage idéologique.

Nous situant dans un autre temps, la prise à notre compte d’expériences qui répondent à une nécessité indubitable sera une avancée pour le système quels qu’en soient les futurs responsables politiques. Nous appuyant sur une analyse des actions du terrain, nous serons par ailleurs plus crédibles pour demander l’extension du champ d’application des dispositifs que nous aurons pu évaluer positivement.

 

La démarche d’Education et Devenir consiste d’ailleurs plus à alimenter la réflexion de ses adhérents qu’à afficher des positions partisanes prises avant toute analyse. Il n’est pas pour nous question de délégitimer l’engagement politique… Notre rôle est au contraire de le faciliter en analysant les réponses des politiques à l’aune de nos valeurs humanistes et démocratiques.

OUVRIR DES PERSPECTIVES AU CŒUR DU REEL

 

Notre force ne se vérifiera que si nous sommes capables de sortir du jeu de rôle auquel les mécanismes médiatiques et parfois la volonté de certains partenaires voudraient nous assigner. Notre petite note qui se caractérise par un refus d’étiquette partisane et aussi des positions ouvertes sur la laïcité avec par exemple comme on l’a vu récemment lors d’un débat à Lyon une réflexion avec l’enseignement  privé sous contrat sur la carte scolaire…

 

Nous nous devons aussi de voir plus loin qu’à travers les seuls positionnements idéologiques face notamment à la contradiction entre les attitudes individuelles et les convictions démocratiques Cette question majeure est à l’origine de notre proposition thématique de l’an prochain .

 

Je voudrais pour terminer remercier Kheïra Mallion et son équipe grenobloise qui ont eu le courage d’affronter l’aventure qu’est l’organisation d’un colloque .J’aurai une pensée pour José Fouque qui, empêché, n’a pu se joindre à nous. Et comment ne pas féliciter Jean François Delporte, véritable magicien des chiffres, qui a su avec talent et modestie renflouer nos caisses.

 

Yves Rollin

Président d'E&D

 

 

Assemblée Générale Notre trésorier, magicien des chiffres Vote

5

 

Discussion autour du rapport moral

 

Michel Minetti évoque le risque pour E&D d’être instrumentalisée dans cette période électorale.

Jean-François Launay estime que même si le jeu entre « politique » et « associatif » est complexe, on ne peut ignorer que le temps du politique joue sur le temps long de l’école et qu’un positionnement politique en découle.

Yves Rollin répond que le rôle d’E&D est d’apporter des éléments d’éclairage pour l’engagement politique mais que l’association doit se préserver d’un positionnement politique direct.

Francis ajoute que même si E&D est une « petite » association, ses membres sont des acteurs militants en activité et reconnus. Ce qu’on dit sera écouté. Il ne faut pas avoir peur d’être convaincu de notre audience et de notre influence.

Mireille Dauphin ajoute qu’E&D doit continuer à éclairer le politique, cela a été son rôle depuis sa création, l’interaction est importante et nous devons user de cette force de parole face au politique.

 Yves Rollin répond qu’on a du mal à être entendu, qu’il n’y a pas d’écoute attentive à une parole engagée. De plus, nous ne sommes pas constants dans notre capacité à produire des textes, à interpeller le politique, c’est une raison supplémentaire grder quelques distances.

Michel Minetti remarque qu’on n’a jamais une approche à la Nicolas Hulot : on pourrait demander aux politiques de se positionner par rapport à nos propositions.

Yves Rollin répond qu’on n’a pas tout à fait la même audience médiatique…

Jean-François Launay déplore qu’on n’ait rien fait récemment sur le conseil pédagogique. Il précise que notre parole est pourtant facile à construire : la charte, la charte, rien que la charte ! Il ajoute que des pistes ont été données par Philippe Meirieu pour avoir plus de  force : faire des alliances avec d’autres instances. On a des idées, il faut les capitaliser. Par exemple, on pourrait faire un questionnaire à nos adhérents sur le conseil pédagogique, une façon de montrer qu ‘on reste concerné par un dispositif qu’E&D a initié.

Claude Rebaud revient sur la force d’E&D qui doit retrouver une parole libre qui n’est ni celle de l’Institution ni celle des syndicats, avec une pensée qui se construit par la pratique. Nous n’avons pas hésité à prendre position sur la loi d’orientation de 89 mais actuellement, nous ne sommes pas capables de le faire, nous avons un problème de réactivité d’où la nécessité de parfois rejoindre d’autres.

Yves Rollin précise qu’il faut pour cela aussi trouver les moyens d’une communication rapide avec nos partenaires.

Claude Rebaud remarque qu’il ne faut se contenter de réaction, qu’il faut être dans l’action de terrain et les propositions. En faisant le choix de quelques leviers, on peut faire changer le système en profondeur en se faisant porte-parole de quelques projets.

Claude Monin dit qu’avant les élections, ce n’est pas possible, mais après il y aura nécessité de dire, de participer…

Yves Rollin insiste sur la nécessité de nous sentir mobilisés.

Mireille Dauphin dit que les chantiers sont d’ailleurs nombreux. Par exemple sur l’accompagnement scolaire, il faut se saisir de la problématique.

Christian VANLEYNSEELE cite également la carte scolaire, la note de vie scolaire, le socle commun… Il ne faut pas être timide et dénoncer certains discours de Sarkozy. Notre positionnement est toujours politique au sens noble de terme. Il ne faut pas hésiter à faire connaître nos propositions par le site et par mail.

Claude Rebaud revient sur la carte scolaire, outil de mixité scolaire et sociale. Elle concerne de multiples responsables à tous les niveaux (état, académie, région, département, bassin, ville). Que deviennent pour l’école les principes républicains avec des établissements privés préservés et certains établissements publics naufragés vidés de leurs élèves ?

Francis souligne qu’il faut aussi parler de mixité de la réussite scolaire : faire que les enfants défavorisés réussissent comme les enfants des riches.

La discussion aurait pu se poursuivre longtemps encore, elle montre l’attachement des militants aux valeurs fondatrices d’E&D…

Vote sur le rapport moral : le rapport moral est adopté à l’unanimité.

 

5

 

RAPPORT FINANCIER 2006-2007

Le trésorier Jean-François Delporte présente ensuite le rapport financier

Les comptes ont été vérifiés par les commissaires au compte. Ces derniers donnent leur approbation.

 

Cette année nous poursuivons notre redressement financier avec compte financier bénéficiaire. Des efforts de réduction de charges ont été faits.

L’exercice financier 2006 est bénéficiaire de  9747.02€

Notre situation financière connue depuis 2000, en lien avec les déficits de 2 colloques (Barcelone et Lille) et la faiblesse du nombre d’adhérents (474 cette année) s’améliore donc. Il faut cependant poursuivre la stratégie de redressement financier de l’association. La poursuite de l’effort consenti par tous depuis 1 an  a porté notre trésorerie à l’équilibre. Le travail maintenant est de poursuivre la constitution d’un fonds de roulement de l’ordre de 10000€ nécessaires au bon fonctionnement de l’association.

La trésorerie au 31 décembre 2006 est donc de 5738.09€.

 

Pour mémoire évolution de la trésorerie de l’association :

 

Année

Exercice financier

Trésorerie

1999, 2000 et 2001

-15064.00 €

-15064.00 €

2002

+5921.22 €

-9113.61 €

2003

-2825.75 €

-11939.36 €

2004

+3915.90 €

-8023.46 €

2005

+4064.09€

-4008.93€

2006

+9747.02€

+5738.09€

 

Analyse des charges

 

1°) Chapitre Secrétariat

Il est constitué de 2 lignes budgétaires :

  1. Fournitures : toujours de mise, la rigueur de gestion (chaque enveloppe, chaque courrier est compté) tant du secrétaire général que du trésorier. Cependant légère augmentation de 300€ par rapport à 2005 liée à la relance générale d’anciens adhérents faite avant les vacances d’été.
  2. Affranchissement et Téléphone :Augmentation importante de ligne affranchissement en lien avec les relances faites par le secrétariat général. Les 670€ de téléphone représentent le coût de nos conférences téléphoniques(coût divisé par 2 par rapport à 2005).

2°) Chapitre Déplacements

Augmentation de 334€ par rapport à l’année dernière alors que nous avions stabilisé ce poste depuis 2003 (où ce chapitre était en baisse de 36% par rapport à 2002 lui même en baisse de 31% par rapport à 2001).

 

Sont donc toujours d’actualité pour diminuer les frais de déplacement :

  1. Les conférences téléphoniques tenant lieu de bureau
  2. la mise en application de notre décision d’assemblée générale de 2002 à Lille concernant le remboursement de nos frais de déplacement au tarif des billets SNCF 30 jours.

3°) Chapitre Publications

Cahiers : 3 cahiers ont été publiés au cours de cet exercice. Il n’y a pas de surprise c’est 19000 € que nous avons payés au CRDP de Lyon qui assure et la publication et le routage.

Il est toujours d’actualité de trouver des partenaires pour faire de la réclame sur nos pages de couverture; nous pourrions ainsi avoir des recettes supplémentaires.

4°) Chapitre Activités

Journées d’Octobre:  Les journées présentent un déficit de 599.70€. Nous ne sommes pas arrivés à l’équilibre  malgré la décision prise lors du CA de mai 2004 de forfaitiser les frais de déplacement à hauteur de 50€ par participant ; mais nous réduisons de 400€ le déficit de 2005.

Sénat : cette manifestation est bénéficiaire de 2907.854€. Nous avonss eu  173 inscriptions payantes.

Colloque de Rouen: bénéfice de 7772.21€. Dans la poursuite de la voie tracée lors du colloque de Lyon en 2005 nous pouvons remercier les collègues de Rouen qui tout en maintenant un accueil excellent ont misé :

  1. sur les infrastructures d’accueil des colloques en recherchant des lieux à faible coût locatif.
  2. plus sur des aides logistiques de la part des collectivités locales que sur des aides financières hypothétiques.
  3. sur une subvention régionale de 4000€.

 

Analyse des produits

1°) Chapitre Adhésions

Après l’excellent chiffre de 97-98, nous subissions une lente érosion depuis 7 ans avec une baisse de cinquantaine d’adhésions environ par an, cette année c’est 98 adhésions de moins.

 

Année

Adhérents

97-98

844

98-99

789

99-00

758

2001

730

2002

701

2003

654

2004

537

2005

439

2006

474

Fin de la baisse inexorable observée depuis 8 ans (baisse de 400 adhérents en 7 ans), ceci est toujours très préoccupant. La relance faite par le secrétariat général  a permis la réadhésion de 54 d’anciens adhérents.

Pour mémoire, la seule baisse du nombre d’adhésion des établissements n’explique pas tout.

2°) Chapitre Vente de Cahiers

Baisse de la moitié des ventes par rapport à 2005. Peut être doit-on corréler à cet état le fait que nous publions dorénavant dans le cadre de la nouvelle convention avec le CRDP de Lyon, un seul cahier par an, les 2 autres étant les actes de la journée du Sénat et  du colloque. Pour mémoire c’était environ 500€ que nous encaissions de 1998 à 2003.

3°) Chapitre Subventions

Nous ne devons plus compter que sur nous-mêmes pour toute subvention venant du ministère. C’est notre capacité à faire adhérer, à écrire de bons cahiers qui nous permettra de sortir de l’impasse dans laquelle nous sommes momentanément  tout en gardant notre gestion rigoureuse.

Cependant nous renouons avec le versement d’une subvention des collectivités territoriales pour le colloque depuis 2 ans.

3°) Chapitre Produits Financiers

Retrouvant un peu de trésorerie, nous avons reçu 238.24€  de la BNP qui a ainsi rémunéré  les presque 11000€ déposés en FCP.

4°) Chapitre Droits d’Auteurs

2 de nos adhérents, auteur de surcroît (Jean-Yves Langanay et Claude Rebaud) ont reversé leurs droits d’auteur à l’association  soit 225€.

Le Centre Français d’Exploitation du Droit de Copie nous a reversé 2831€.

5°) Chapitre Dons et soutien à l’association

Lors du paiement de leur cotisation 31 adhérents ont apporté leur soutien financier à l’association (514€)

Conclusion

 

Le coté critique de la situation financière de l’association est terminé  grâce aux résultats excédentaires des exercices 2004 2005 2006. Notre solde au 31/12/2006 est de 5738.09€;  nous avons mis 6 ans pour retrouver l’équilibre.

L’effort de rigueur budgétaire qui a été le nôtre nous a pas permis de réduire le déficit du bilan financier du fonctionnement de l’association (secrétariat général, trésorier, bureau, conseil d’administration, cahiers, courrier) (déficit de 393.34€ ; déficit réduit de 3 fois par rapport à 2005).

Notre faiblesse réside toujours dans notre difficulté à faire adhérer

C’est à ce prix que nous pourrons continuer de redresser notre situation financière et permettre à E&D de vivre.

5

Discussion autour du rapport financier et des adhésions

 

Agnès Paon dit que le militantisme coûte cher. Dans les académies, c’est difficile, il n’y a pas de budget propre. Faire venir un intervenant est donc à la charge des militants.

Kheïra souligne la difficulté d’obtenir des subventions locales en raison de la centralisation de l’association. Pas d’ancrage reconnu en région.

Michèle Ottombre rappelle qu’adhérer est un acte militant, qu’il faut penser à joindre les stagiaires et leur proposer l’adhésion.

Michel Minetti propose de favoriser la possibilité d’inscrire les temps forts de l’association dans les programmes de formation continue.

Michel Gini souligne qu’il faut s’adresser aussi aux collectivités.

Vote sur le rapport financier : le rapport financier est adopté à l’unanimité.

5

 

Élections au Conseil d’Administration

 

9 sortants en 2007 qui se représentent tous sauf Jeanne Conte et Pascal Bouchard qui est déclaré membre permanent associé.

Sont candidats :

                                             Françoise CLERC         (sortante)

                                             Bernard LEBORGNE     (sortant)

                                             Kheïra MALLION             (sortante)

                                             Agnès PAON                  (sortante)

                                             André ROUX                  (sortant)

                                             Sylvia SIMOULIN            (sortante)

                                             Martine TAUSZIG            (sortante)

                                             Mireille DAUPHIN

                                             Claude MONIN

Déclaration des candidats

Bernard LEBORGNE rappelle son souhait de créer un groupe d’échanges par Internet

Sylvia SIMOULIN dit que malgré 9 ans de CA, cela la passionne encore mais qu’elle aimerait voir des jeunes se présenter.

Claude Monin souhaite être la représentante des CPE au sein du CA.

 

Résultats du vote (avec les procurations)

62 votants, 62 votes exprimés.

 

Candidat

Nombre de voix

Résultat

Françoise CLERC

55

Elue au CA

Mireille DAUPHIN

61

Elue au CA

Bernard LEBORGNE

59

Elu au CA

Kheïra MALLION

62

Elue au CA

Claude MONIN

52

Elue au CA

Agnès PAON

62

Elue au CA

André ROUX

56

Elu au CA

Sylvia SIMOULIN

47

Elue au CA

Martine TAUSZIG

62

Elue au CA

 

 

5

 

Du colloque sont nés deux textes de propositions (dont l'appel aux politiques http://education.devenir.free.fr/appelpol.htm est en partie issu) : l'un en conclusion de la synthèse des ateliers, l'autre lors de la conférence conclusive de Françoise Clerc.

Même si une partie de leur contenu est de facto validé par l'appel, ils sont soumis à l'examen des membres d'Education & Devenir. Vous pouvez donc les "questionner", les critiquer, les amender, etc. Le CA qui se réunira dans la seconde moitié de mai fera la synthèse de vos apports.

   

POUR UN CONSEIL CONSULTATIF  DEPARTEMENTAL ET REGIONAL DE REFLEXION SUR LE SYSTEME EDUCATIF

 

Education & Devenir a lancé il y a bientôt dix ans l’idée d’un haut conseil de l’éducation. Cette idée a été évoquée au moment de la consultation THELOT ; un haut conseil a été institué par la loi d’orientation et de programmation sur l’avenir de l’école.

 

Ce haut conseil est désormais mis en place, il compte neuf membres nommés par le président de la République et les présidents des assemblées parlementaires. Ces neuf membres peuvent désormais s’adjoindre des représentants qualifiés de la société civile. Sa première mission a été de rédiger un avis sur le socle commun des connaissances et des compétences. Cet avis a été largement pris en compte, bien que l’articulation entre la réflexion des neuf sages et les travaux de la DGESCO eût gagné à une meilleure complémentarité.

 

Les lois de décentralisation de 1983 visant à conserver à l’Etat ses prérogatives en matière pédagogique et éducative ont abouti à la création d’instances consultatives qui répondent au besoin de concertation sur l’articulation entre la politique éducative et les territoires : le conseil départemental de l’Education nationale (CDEN) et le conseil académique de l’Education nationale (CAEN). Force est de constater qu’elles ont été progressivement vidées de leur sens, qu’elles sombrent dans le formalisme et qu’elles se réduisent à un dialogue Etat/Etat (Préfet/Recteur ou Inspecteur d’Académie).

                                                                             

***

Notre proposition vise à la construction d’un projet pour l’Ecole, qui soit la déclinaison du projet national, aux niveaux territoriaux définis par les lois de décentralisation. Cette proposition respecte les rôles de chacune des tutelles (Etat et collectivités territoriales).  Elle pose le postulat qu’un troisième train de mesures de décentralisation devra préciser les domaines éducatifs dans lesquels les collectivités territoriales pourront s’investir.

Elle prend acte enfin que le projet de l’Ecole doit être construit avec l’ensemble des composantes de la société si l’on veut réussir le pari de sa démocratisation.

                                                                              

***

Notre proposition est donc la suivante :

 

Pour que le projet de l’Ecole devienne celui de l’ensemble des composantes de la société, nous proposons que soit créé dans chaque département et dans chaque région un conseil consultatif de l’éducation.

Celui-ci sera constitué de personnalités indépendantes représentant les différentes composantes de la société :

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de l’entreprise

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des syndicats

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des parents d’élèves

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des établissements culturels

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des partis politiques

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du système éducatif

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des associations, etc…..

 

La collectivité territoriale désignera les membres du premier conseil à partir des principes évoqués dans une charte qui définira les principes, l’organisation et les fonctions de ce conseil. Ses membres seront ensuite renouvelés selon des modalités -à définir- qui garantissent l’indépendance de ses membres

Le conseil répond à une commande annuelle de la collectivité territoriale (par exemple « réflexion et proposition sur la construction de la mixité sociale dans les établissements scolaires du territoire ») ; indépendant, il peut aussi choisir un thème qui lui apparaît essentiel. Sa réflexion est conduite avec le maximum des partenaires implantés sur le territoire, sous la forme de la consultation, de réunions participatives etc…

Il conclut sa réflexion par un colloque de présentation de ses travaux en présence des représentants de la collectivité territoriale et du ministère de l’Education Nationale.

Ses propositions sont ensuite discutées dans les assemblées territoriales et avec les représentants locaux du ministère de l’Education Nationale.

                                                                                             

Claude REBAUD

Jean-Yves LANGANAY

   

Principes et propositions

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Réaffirmer des principes éducatifs pour fonder la possibilité de vivre en société

 

• Éduquer c’est faire entrer dans une culture.

Corollaire : éduquer c’est apprendre à coopérer intellectuellement, à développer la solidarité, à construire ensemble.

 

• Il ne suffit pas de savoir faire, encore faut-il être compétent.

Corollaire : l’école doit apprendre à analyser et valider l’information, à construire son savoir, à être conscient de ses ressources et de leurs limites, à prendre des initiatives, à être responsable de ses actes et assumer leurs conséquences.

 

• L’éducation doit permettre de fonder son identité personnelle et de s’enraciner dans  une histoire

Corollaire : l’individualisme n’est pas fondateur de l’identité personnelle. Celle-ci prend sa source dans l’estime de soi, la reconnaissance sociale et le respect de l’autre.

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Cinq propositions pour accompagner l’évolution de l’École

 

1. Il revient à l’État de préciser le cadre, les objectifs et les règles de fonctionnement de l’École. Il doit fixer les conditions de l’émergence et les modes de régulation de niveaux intermédiaires de décision, au plus près de l’action éducative, susceptibles de donner du sens à l’action publique.

 

2. Dans ce cadre, les établissements jouissent d’une autonomie pédagogique dans la mise en œuvre des politiques éducatives. Ils deviennent des collectivités de plein exercice pour assurer, dans les meilleures conditions, leur mission auprès des élèves et de leurs familles. Ils s’affirment comme des interlocuteurs légitimes de leurs partenaires (associations notamment) et des collectivités locales. Les chefs d’établissement sont clairement mandatés pour piloter cette autonomie.

 

3. Des initiatives de rénovation pédagogique – organisation du travail scolaire, situations d’apprentissage, organisation des dispositifs  pédagogiques - peuvent être prises par les établissements, pour une meilleure différenciation : mieux adapter les pratiques d’enseignement aux caractéristiques des élèves qu’ils accueillent, favoriser la reconnaissance de formes  variées d’excellence, tirer un bénéfice des ressources que représente leur diversité culturelle. Ces initiatives feront l’objet d’échanges au niveau local et d’un suivi par les autorités scolaires et par des représentants de la société civile.

 

4. L’organisation des établissements doit permettre une analyse réflexive des pratiques pédagogiques et éducatives pour récapituler l’expérience acquise collectivement, affermir la capacité d’ajustement des personnels aux inévitables évolutions des besoins éducatifs. Cette analyse se fera d’autant mieux que pourront y collaborer étroitement des chercheurs travaillant sur des problématiques pratiques et dont les travaux sont susceptibles de fournir des points d’appuis pour les professionnels de l’éducation.

 

5. Les élèves doivent être associés, dès l’école élémentaire et en fonction des possibilités de leur âge, aux choix concernant l’enseignement et la vie de l’établissement dans le but de les rendre sujets de leur propre formation. Leur rôle doit être soigneusement défini et reconnu sans ambiguïté par les adultes. Ils doivent être tous préparés et formés à assumer ces responsabilités. 

 

Françoise CLERC

   

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Visite du "vieux Grenoble" Elan pré-révolutionnaire Ave Eugène Dialogue nanto-marseillais (sur l'OM et le FCN ?) Lycée Stendhal
La nordiste a l'air gelée
           
Déjeuner du 24 mars 2007
I am a poor lonesome IPR Deuc jeunes "BTS" Autres membres de l'équipe d'accueil

Arrivée d'Alain Boulineau : Agnès lui remonte... le col ! (moi elle me remonte toujours les bretelles, snif)

Fais pas la tête Bernard !

J'ai le talon qui me gratte
Prière

Scène de ménage dans le couloir ?
           
Soirée récréative du 24 mars 2007
           
Groupe Colombien
           
Bilan du 23 et 24 mars 2007

Premièrement la typologie

Il y a ceux qui se demandent pourquoi ils ne sont pas dans la table ronde

Deuxièmement le sondage

100 % des profs ou ex-profs d'EPS pensent que...

Troisièmement radio trottoir

           
Tables
Elle danse ?

il comprend rien le stéphanois ?

Bon, je te réexplique
           

Fin de soirée

Mets ta main devant ta bouche quand tu bailles ! Moi je préfère ne pas mettre de casquette : ça accélère la chute des cheveux... Y'en a qui se rire avec les couverts : elle, elle embarque les plantes vertes !
           
A l'année prochaine (Amiens)   Dans chaque membre d'E&D, y aurait-il un (pieux) cochon qui sommeille ?

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