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bulletConsultation sur le "métier" de professeur
bulletProposer !
bulletDébat
bulletSite Internet et espace d'échanges et de travail

 

 

Consultation

 

Une commission va se réunir pour analyser le « métier » d’enseignant. Comme de juste, la question est tellement sérieuse que seront conviés à donner leur avis, des personnalités qui ne connaissent pas grand chose au quotidien de la vie des établissements ou des personnalités amies du pouvoir en place. Il me semble que notre association a une contribution à apporter à cette réflexion – même si notre avis n’est pas sollicité. C’est pourquoi, je vous propose une consultation interne rapide à partir d’un canevas de questions que vous pourriez faire circuler autour de vous. En fonction des retours, je pourrais faire un texte de synthèse que nous pourrions diffuser d’abord sur le site de l’association puis, si les journalistes le veulent bien, dans quelques journaux et enfin dans les établissements où vous travaillez (d’autres voies sont possibles). Il est important qu’une parole libre et non sidérée par l’activisme politique se fasse entendre sur cette question.

 

Nous pourrions concentrer notre réflexion sur les quelques points suivants (ce n’est ni exhaustif ni forcément la meilleure piste : il faut donc améliorer).

 

Quelles évolutions de la profession enseignante sont impliquées

-         par un meilleur ajustement de l’organisation du travail pédagogique et des groupes d’élèves aux besoins de l’enseignement ?

-         par une meilleure prise en compte des caractéristiques culturelles, sociales et psychologiques des élèves dans la vie quotidienne des établissements (aide et suivi) ?

-         par une meilleure coordination avec les autres professions de l’éducation – direction, CPE, AVS, assistante sociale etc. - (penser les professions articulées les unes aux autres) ?

Quelles modifications cela entraîne-t-il dans le fonctionnement des établissements (écoles) (organisation des institutions et démocratie interne, emploi du temps etc.) ?

 

Quels sont les besoins d’accompagnement professionnel (pas seulement de formation) pour que ces évolutions se fassent de façon satisfaisante ? quelles évolutions du statut sont nécessaires ?

 

Quelles sont les répercussions sur le système et notamment sur la structuration des lieux de décision (rapport entre le central et le local), sur les missions des IEN, IA-IPR, des Chefs d’établissement etc. ?

 

Comment penser et organiser les relations avec les familles et, plus généralement, avec les non professionnels de l’école (associations, autres professionnels de la santé du social et de la culture, politiques) ?

 

 

 

Françoise Clerc

Le 7 septembre 2007

 

 

 

PROPOSER !

Des axes de travail pour adapter notre réflexion aux évolutions actuelles

Texte présenté à l'AG de Rouen le 31 mars 2006 pour servir de base à notre réflexion puis à nos propositions.

Un temps fort de ce travail aura lieu pendant les "journées d'Automne", mais il peut s'amorcer sur ce site interne (et bien sûr au sein des groupes académiques de liaison, de réflexion et de propositions qui pourront aussi diffuser leurs travaux sur ce site).

 

Proposer. Résister, dénoncer, s’opposer, ne suffit pas. S’il est nécessaire de tirer les enseignements des expériences passées, les analyses que nous faisions, il y a 20 ans (ou même 10 ans) ne peuvent plus être encore adéquates : les changements sociétaux, économiques et politiques, mais aussi l’évolution des connaissances dans le domaine des sciences de l’homme obligent à utiliser de nouveaux outils d’analyse, peut-être même de nouvelles méthodes de travail. Les événements récents montrent que l’élection présidentielle et donc l’échéance de 2007, sont des enjeux majeurs qui nous laissent peu de temps pour travailler.

 

Tenter de sortir des débats idéologiques fumeux et s’opposer résolument au scientisme. Le débat sur l’école est devenu un combat d’idéologies à idéologies avec des alliances surprenantes, parfois contre-nature, mais aussi des tentatives de manipulation fondées sur de pseudo-références scientifiques. Il est donc important de ne tomber ni dans la dérive du tout idéologique, ni dans celle du scientisme mal digéré. De fait, le tissu associatif peut aider à sortir du marasme qu’entraînent ces dérives en puisant dans l’expertise de ses militants. Encore faut-il la définir et en poser les limites. Ce que l’opinion publique peut attendre des associations de professionnels n’est pas tant de développer un discours de plus, mais de fournir des éléments de diagnostic. Il s’agit moins de convaincre que d’aider à se forger une opinion éclairée.

 

Quatre axes de travail possibles

 

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L’école et son environnement : familles, quartier et groupes sociaux. Nous avons toujours défendu l’idée qu’il faut protéger les établissements tout en les maintenant ouverts. De quelles expériences disposons-nous dans ce domaine ? Peut-on poser le problème dans des termes novateurs ? Des exemples à l’étranger peuvent nous aider à réfléchir.

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Analyser pour comprendre les logiques pratiques des professionnels, les logiques des comportements des élèves. L’école est prise entre un imaginaire conservateur et des évolutions considérables déjà accomplies. L’analyse en termes de « résistance au changement » ne permet pas de poser correctement la question de la valeur du changement. Elle est par ailleurs inopérante parce que culpabilisante. Nous devons comprendre les raisons qui nous ont conduits à l’état actuel. Si la différenciation n’a pas été généralisée, il est cependant possible de tirer des enseignements des expériences passées, notamment dans le domaine des conditions organisationnelles indispensables à sa mise en œuvre.

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Quelle est la marge de progression ? En prenant appui sur ce repérage, proposer des cibles sur lesquelles il serait intéressant, possible, raisonnable, souhaitable… d’agir. Nous devrons analyser, en même temps, quelles seraient les conséquences sur l’organisation du travail scolaire (métier d’élève) et sur le travail pédagogique (métier d’enseignant) mais aussi sur les autres métiers représentés dans les établissements (éducation, encadrement, service, santé, social) et envisager des marges de progression de façon réaliste (en tenant compte des réalités nouvelles, par exemple la LOLF).

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Quelles méthodes adopter pour accompagner ces processus d’évolution ? Il est vital de ne pas reproduire les expériences passées : satiété de réformes, effets médiocres de la formation, démarches de concertation piégées par les décisions politiques (les concertations et les enquêtes nationales notamment), utopie des négociations à grande échelle. Il existe des alternatives à la prescription du changement par voie de circulaires.

 

Si nous voulons être crédibles, il est nécessaire de s’appuyer sur des cas analysés et sur des études reconnues. Nous devons également préciser notre méthode de travail :

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-          qu’est-ce qui nous légitime dans cette entreprise ?

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-          sur quoi se fonde notre réflexion ?

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-          quelles garanties nous donnons-nous pour que notre discours ne soit pas une idéologie de plus ?

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-          comment traiter les inévitables contradictions entre les points de vue ? comment transformer les différences en atout pour penser la réalité de l’école ?

Simultanément, nous devrons nous préoccuper de la diffusion de notre travail et d’établir des synergies avec d’autres mouvements associatifs.

 

F. Clerc, le 12 mars 2006

 

 

Débat

 

 

Contribution

 
 

Résister, s’opposer, dénoncer ne suffit certes pas mais est indispensable.  Et le combat idéologique, volens nolens, nous est imposé. Idéologie qui, comme le rappelle Jacques Fijalkow[1], ne tient pas compte des faits – les déclarations de Robien sur l’apprentissage de la lecture, sans parler des discours des groupes sectaires modèle SlL, le démontrent bien – mais a un impact certain sur une opinion dont le pessimisme se nourrit de la nostalgie du bon vieux temps passé. Qu’il faille soumettre les analyses que nous faisions il y a 10 ou 20 ans à une révision, à un réexamen, au regard des changements de la société mais aussi de la politique et de l’économie est indéniable. Mais ce n’est qu’après ce travail de relecture qu’il sera possible de décider de ce qui est obsolète ou pas dans ces analyses et surtout dans les propositions qu’elles sous-tendaient, propositions qui, contrairement aux affirmations des Finkielkraut et consorts, ont été peu ou pas du tout mises en œuvre.

« École : non au renoncement », ce texte – devenu pétition[2] – paru dans Libération le 6 janvier 2006 et auquel je continue de penser qu’il est dommage qu’E&D ne s’y soit pas officiellement rallié (même si, fruit d’un compromis entre trois personnalités aux prises de position parfois divergentes, sa formulation peut paraître en partie insatisfaisante) est un point de départ incontournable. Au moins autant que le CPE,  l’apprentissage à 14 ans constitue une redoutable régression.  (On peut, au passage regretter que l’idée d’André Roux d’interroger Dubet et Duru-Bellat sur le thème très ambigu de « l’inflation scolaire » qu’ils défendent n’ait pas été saisie au bond !). L’externalisation, que cette pétition pointe aussi, trouve une illustration inquiétante avec les préconisations d’un récent rapport de l’INSERM[3].  

Le cahier n° 1 de 1985 était titré « Les conservatismes dans le système éducatif »[4]. Il s’inscrivait de plain pied dans un combat idéologique contre une « rétropensée » dont le héraut était à l’époque Jean-Claude Milner (de Milner à Brighelli, preuve est faite que, dans ce domaine au moins, le niveau baisse). Ce travail non polémique et patient de contre argumentation, que poursuit d’ailleurs Françoise Clerc quand elle analyse le discours anti-constructivisme[5], véritable travail de Sisyphe, est toujours à reprendre. Le pseudo scientisme de Robien peut paraître grotesque à nos yeux, ne porte-t-il pas sur une large frange de l’opinion ? Son discours consternant sur l’apprentissage de la lecture rencontre une forte adhésion chez les parents d’élèves. Des torche-culs comme ceux des Le Bris, Boutonnet, Brighelli se vendent fort bien. La refondation ne peut se faire qu’après avoir déminé le terrain idéologique.

Faire l’inventaire de l’héritage du quart de siècle précédent ne sera-ce pas, en partie, celui de propositions, projets que très partiellement réalisés. Un seul exemple – mais emblématique du combat d’E&D de ces 20 dernières années – le collège pour tous : il est encore loin d’être réalisé – et on peut même dire que sa réalisation régresse. Pour autant, il ne faudrait pas succomber à la sinistrose ambiante. Il est de coutume d’opposer une démocratisation quantitative (en cours) à une démocratisation qualitative (à faire). C’est oublier que, même si le système patine depuis quelques années, des progrès pas que quantitatifs ont été faits. Diviser par deux le nombre de sortants sans aucune qualification ou diplôme, ce n’est pas que du chiffre ! et en même temps, il nous faut essayer de mieux comprendre les raisons du blocage prolongé de la progression[6] dans ce domaine. N’était-ce pas l’enjeu du « grand débat » qui nous paraît maintenant à des années-lumière ?

C’est en tout cas la gageure à la quelle nous invite le texte « Proposer ». Et ces réserves posées – résister n’est pas antinomique de proposer, le combat idéologique ne peut être esquivé, du passé ne faisons pas table rase – la démarche proposée semble extrêmement riche et finalement fidèle à celle qui a amené Maurice Vergnaud et ses amis à fonder E&D, il y a plus de 20 ans.

 

J. F. Launay

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Site Internet et espace d’échanges et de travail

Proposition

Un site E&D : pour quoi faire ?

Le site est né d’une initiative personnelle en mai 2002, au lendemain du colloque de Marseille « La classe en questions ». Il a été entériné par un CA ultérieurement : cette naissance officielle a eu quelques échos, notamment dans Le Café Pédagogique[1].

Site Internet, il a été référencé dans un certain nombre d’annuaires et de moteurs de recherche. ; son audience reste relativement modeste.

1°) Vitrine de l’Association

Présentation de l’Association, de sa Charte, de ses instances, de ses publications, de ses activités, ses prises de position : c’est finalement, le but premier d’un site associatif.

Mais il ne sera régulièrement consulté que si son contenu bouge : si l’on s’en tenait au dernier cahier « trimestriel » - à parution très irrégulière – peu, y compris chez les adhérents, irait le visiter plus d’une fois.

2°) Reflet de l’actualité éducative générale

Il ne s’agit pas de faire concurrence au café pédagogique, mais, en fonction des objectifs de notre association, de se faire l’écho de quelques grandes questions qui parcourent l’école, sans interférer sur ce qui est du domaine purement syndical[2]  (frontières difficiles à définir, au demeurant : ainsi si le problème des assistants d’éducation n’était pas du ressort d’E&D, celui plus global des « Nouveaux métiers » que pouvaient annoncer les aides éducateurs pouvait l’être).

3°) Créateur d’événements

Il l’est quand il met en ligne une prise de position d’E&D en phase avec l’actualité, sur la décentralisation par exemple (sous réserve de le faire savoir auprès des sites amis, de la presse aussi). 

Il pourrait l’être s’il sait se servir de ses amitiés pour nourrir une tribune sur des questions d’actualités : la première – confrontation de J. P. Obin et de J. P. Rosencveig – comparée à ce qu’on peut lire dans la presse[3] sur le sujet, ne nuit pas au rayonnement d’E&D, pour employer un euphémisme. Une telle tribune n’engage en rien la position d’E&D – pas plus que, dans la presse syndicale, un entretien avec telle ou telle personnalité engage la ligne syndicale - mais offre des éléments de réflexion et contribue au rayonnement d’E&D. Le récent dossier sur la lecture -dans un domaine, l'apprentissage de la lecture qui n'entre pas dans le champ de compétences d'E&D, mais avec des arrières plans idéologiques qui ne peuvent être négligés - a eu un large écho.

4°) Outil de l’Association

Ce site peut (doit ?) être la mémoire de l’Association, notamment pour tout ce qui est des Courriers qui recèlent de textes de réflexions qui restent souvent d’actualité ; quant aux cahiers, ils doivent y être répertoriés – c’est largement entamé – comme les Actes des journées du Sénat – ça s'amorce. (Il faudrait imaginer, à partir du n° 1 de la nouvelle série des cahiers, que les textes numérisés soient précieusement stockés de manière à ce qu’ils deviennent consultables quand le cahier concerné est épuisé. Il faudrait aussi fixer comme règle que tout article comporte un chapô ou un résumé[4] de quelques lignes.)

 

 

La conception du site, aussi imparfaite soit-elle techniquement, se veut le reflet de ces objectifs.

·        L’Association E&D (Charte, histoire, activités, adhésions…)

·        Les publications, les ressources (en particulier les articles du Courrier)

·        L’actualité éducative générale (basée essentiellement sur la presse et prenant de plus en plus la forme de dossiers thématiques) sur laquelle se greffe une « tribune »

 

L’audience du site repose d’abord – ça a été dit – sur sa capacité à créer de « l’événement », mais surtout à le faire savoir :

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auprès de relais d’opinions : une « liste communiqué » - journalistes et journaux, associations, sites, personnalités… - a été progressivement constituée ; elle pourrait s’enrichir des ressources des uns et des autres.

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directement : des listes (incomplètes) d’établissements ont été faites pour quelques académies – Rennes, Paris, Aix… - , mais, comme ça semble être le cas à Lille ces listes existent à jour dans des académies ; à Nantes, avec l’annuaire du @mélouvert des listes complètes de catégories de personnels sont disponibles (personnels de direction, CPE, Documentalistes) ; la diffusion d’un courriel[5] avec des adresses de pages a un impact certain.

 

Le fonctionnement du site repose pour l’instant sur une seule personne (avec l'aide  d'une autre). La technique employée oblige à ce qu’il n’y ait qu’une seule "source" pour mettre en ligne. Mais chacun peut apporter du matériau à mettre en ligne  (ainsi du travail des Lyonnais sur la décentralisation). De même que chacun peut réagir, compléter et suggérer.

Ce fonctionnement entraîne une inévitable subjectivité, essentiellement dans la partie actualité éducative générale. Le fait que beaucoup de journaux fassent rapidement disparaître leurs articles pour les envoyer sur des archives payantes oblige à de larges extraits mais dont le choix obéit au seul point de vue du ouèbe maître[6]

Pour ce qui est de la partie associative tout à chacun pourrait y participer (compléter les présentations des cahiers, entamer celles des Actes…).

 

Communication interne

En revanche, sauf en ce qui concerne ce qui est mentionné en 4, un site Internet n’est pas l’outil adéquat à une communication interne, puisque par définition il est ouvert potentiellement à tout internaute : c’est un site public. Un site, non référencé comme http://eetd.infos.free.fr/, a un risque très réduit d’être exploré par des personnes extérieures à l’association, mais ce risque n’est pas totalement nul ; c’est donc un pis aller. Par ailleurs, son interactivité est réduite. 

 

L’outil actuel est « Le Courrier » - et des courriers du Secrétariat Général.

Il est complété par des infos rapides pour ceux qui ont choisi l'envoi du courrier par courriel.

Mais ces outils, comme un site d’ailleurs, n’offrent pas d’interactivité immédiate. Une réaction à un article du Courrier mettra, au mieux, deux mois pour paraître ; les échanges électroniques sont plus réactifs, mais non ordonnés, non stockés dans un point central, ils aboutissent vite à un magma informatif.

Les « News group » sont une première réponse. Voilà ou Yahoo proposaient des outils un peu plus perfectionnés avec Forum de discussion, agenda, stockage de documents et d’images, avec l’inconvénient d’un peu de pub en contrepartie de la gratuité. L’outil déjà présenté – Quick Place - offre les fonctionnalités des « Clubs Voilà ou Yahoo », avec des plus, comme la création d’espaces de travail réservés à une partie des membres.

 

Pour un espace d’échanges et de travail E&D

 

Les moyens financiers réduits sont finalement une « chance » possible pour notre association de se doter d’un outil de liaisons, d’échanges et de propositions performant et économique.

La proposition qui est faite est, plutôt que d’envisager le seul COURRIEL comme complément du Courrier actuel, de passer à une plate-forme de travail collaboratif, complément du site Internet de l’association.

 

Cet outil, car ce n’est qu’un outil, permet de disposer :

Ø      d’une “bibliothèque” où l’on peut stocker des documents internes finalisés ;

Ø      d’un dossier pour les documents de travail (préparatoires à un CA, par exemple) ;

Ø      d’un “forum” de débats pour les membres de l’association ;

Ø      d’une possibilité d’envoyer un COURRIEL et/ou le COURRIER papier numérisé à destination de tous les membres disposant d’une Adéle ;

Ø      d’offrir des espaces de travail privés (des salles) à des groupes variés...

 

Le choix du logiciel Quick Place (QP) de Lotus-IBM est guidé par le fait que cet outil se répand dans l’éducation nationale : ainsi une bonne douzaine de sites QP à destination des personnels de direction sont en gestation dans les académies ; des universités – Limoges, par exemple – mènent des formations à distance avec QP ; des établissements, même, l’utilisent pour leurs élèves... Sa conception en fait un outil relativement souple et surtout évolutif.

 

La 1ère chose à résoudre serait l’hébergement : un serveur qu’il soit académique ou dans un CRDP, un IUFM, une université peut accueillir de nombreux sites. Si le CRDP de Lyon disposait de cet outil, la logique voudrait qu’on y sollicite cet hébergement.

 

Pour un véritable espace QP d’E&D, l’architecture pourrait être la suivante :

Ø      un hall d’entrée avec bibliothèque, forum, agenda... pour l’ensemble des adhérents

Ø      une salle réservée au CA

Ø      une salle réservée au bureau

Ø      à la demande des salles académiques, pour un groupe de travail, de préparation de colloque, etc.

 

Chacune des salles peut être administrée par son propre gestionnaire qui en sélectionne les membres – seule limite : pour être membre d’une salle, il faut être inscrit dans l’espace QP – leur donne des droits de lecteur seulement ou d’auteur, crée des dossiers, crée même des salles dans celle qu’il administre...

 

Ainsi, un coordonnateur d’un groupe académique, gestionnaire de sa salle, pourrait, dans le dossier qu’il aurait créé, sous le nom qui lui agrée, ranger le compte rendu de la dernière réunion thématique organisé dans l’académie, pourrait bien sûr envoyer ses convocations comme devant en les notifiant à son groupe (équivalent d’une Liste de diffusion), les membres de ce groupe académique pourrait débattre sur leur Forum et enrichir les dossiers ouverts, un groupe de travail pourrait disposer à son tour d’une salle particulière...

 

QP dispose, bien sûr, des fonctionnalités d’une messagerie avec cette différence que le document de base reste sur le site.

Dans un travail par mèles,  dans un groupe même de taille réduite, par le jeu des échanges croisés, il arrive vite que le document de départ donne naissance à des versions multiples dont aucun membre n’a une vue globale : ici les différentes versions sont stockées donc à la disposition de tous. Plus couramment, lequel d’entre nous n’a pas erré sur son disque dur à la recherche du fichier perdu : ici il reste accessible sur l’espace commun.

 

Reste à s’interroger sur l’accessibilité pour l’internaute E&D de base. Ceux d’entre vous qui ont testé le site « bassin sud vendée » n’ont apparemment pas eu de mal à y faire un tour puisque je n’ai reçu qu’un seul message d’échec (légitime : il y avait erreur dans la saisie du prénom) ; les fonctionnalités de base (ajouter un document, lancer un message sur le forum, ajouter un lien) sont accessibles sans trop de tâtonnements ; le seul piège me semble-t-il est qu’il faut penser à « notifier »  si l’on veut que chacun sache qu’un message s’inscrit dans le Forum, un nouveau lien a été inscrit, etc. 

J.-F. Launay

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[1]  Le Café pédagogique est un observatoire précieux de toute la vie éducative avec des abonnements gratuits à une lettre journalière et un journal complet deux fois par mois. Son audience dépasse les 60000 abonnés, tous impliqués dans le domaine éducatif.

[2] Sur la conception des dossiers de presse voir http://education.devenir.free.fr/explicdossier.htm

[3] http://education.devenir.free.fr/voile.htm : dossier de presse sur le voile (dans le style nul de chez nul voir G. Sarre dans Le Figaro)

[4] http://education.devenir.free.fr/cahier1_LP.htm : la présentation du dernier cahier donne une idée de ce qui est visé : un sommaire « musclé » plus incitatif qu’un simple titre d’article.

[5] Par « Courriel », il faut entendre un courrier électronique envoyé à, par exemple, tous les documentalistes et personnels de direction et mettant en relief quelques pages du site (avec adresse de ces pages) et, au moins une fois dans l’année, en fichier joint un bulletin d’abonnement établissement ; ce courriel peut, bien sûr, annoncer un événement local telle que les débats organisés conjointement par FCPE-Ligue-E&D ; pourquoi pas aussi en fichier joint une affichette pour la salle des profs…

[6] Sur la conception des dossiers de presse voir http://education.devenir.free.fr/explicdossier.htm